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La vraie démocratie - Montebourg sur la vente des fleurons industriels |  Facebook

"Ca n'empêche pas Nicolas" a publié un article repris sur RT France, évoquant une éventuelle candidature d'Arnaud Montebourg à l'élection présidentielle de 2022.

POUR LIRE L'ARTICLE

CLIQUEZ CI-DESSOUS

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/ 2020/10/presidentielle-2022-arnaud-montebourg-l-homme-providentiel-de-la-gauche.html

Jusqu'ici l'intéressé ne s'est pas déclaré. Au contraire,  l'ancien ministre de l'Economie a multiplié les déclarations comme quoi il se consacrait à la gestion de son entreprise de miel.

Donc, ne faisons pas dire à Montebourg ce qu'il ne dit pas.

Cependant, nous pouvons sur ce blog faire état de nos réflexions sur le paysage politique éclaté de la France et sur les moyens de surmonter la crise sociale et économique dans laquelle celle-ci est plongée.

Nous ne sommes pas les seuls à nous poser des questions.

Dimanche soir, sur France Info, lors du débat quotidien  du soir entre journalistes et personnalités dûment choisis, la question des prochaines élections présidentielles a été abordée. La liquéfaction des partis, dits de "gauche" ayant recueilli l'adhésion générale, les journalistes d'annoncer un deuxième tour opposant à nouveau Emmanuel Macron à son adversaire préférée Marine Le Pen et, bien sûr,de se délecter de la réélection assurée du président...

Pas un mot sur de possible outsiders. Et bien sûr, l'hypothèse Montebourg n'a pas été évoquée. Pourtant, celui-ci venait dans les jours passés d'effectuer un geste hautement politique en écrivant une lettre rendue publique au Premier ministre, contestant d'une  manière rude, l'éventuel mariage de Suez et de Véolia.

POUR LIRE L'ARTICLE,

CLIQUEZ CI-DESSOUS

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/ 2020/10/collusion-possible-au-sein-de-l-etat-montebourg-denonce-le-rachat-de-suez-par-veolia.html  

Pour un simple producteur de miel, l'initiative est peu banale.

Pourtant cet événement a été passé sous silence par nos débatteurs de France Info. Mais pas par l'intersyndicale de Véolia, qui s'en est publiquement réjoui. 

Nous n'en déduisons pas  que Montebourg va entrer en scène un jour prochain, et qu'il va poser sa candidature. Nous n'en savons rien. Mais nous constatons q'Arnaud Montebourg s'intéresse de près à la politique française, qu'il conteste celle qui est menée depuis 2017 par Emmanuel Macron, et qu'il le fait régulièrement savoir à coup d'inteviews et de déclarations publiques. 

Autant d'éléments qui devraient intéresser nos journalistes aux aguets des moindre faits et gestes de personnalités de second rang. Leur silence, en ce qui concerne Arnaud Montebourg, pourrait laisser penser qu'ils redoutent sa candidature...

Et dans une certaine mesure, on comprend que la gente politique craigne l'entrée en scène d'une personnalité qui casserait le jeu politique actuel.

Mais, au fait, que pensons-nous à "Ca n'empêche pas Nicolas" de l'éventualité d'une candidature Montebourg ?

Considérons la situation politique actuelle en France :

Macron et son clan mènent une politique honnie par la majorité de la population. 

Représentant les intérêts particuliers de l'oligarchie financière, et porté à l'Elysée par celle-ci, Macron a accompli nombre d'objectifs assignés dans la feuille de route rédigée par les tenants du CAC 40. : Code du Travail passé à la moulinette, suppression des impôts des super riches, lois conformes aux souhaits du Medef, faisant des salariés, privés du droit  de contester, de simples éléments d'ajustement des bilans patronaux. 

Macron se fait le champion de la cause européenne, ne cachant pas son objectif d'avoir à terme une Europe-Etat, faisant fî de l'indépendance de la France et de la souveraineté de son peuple. Il place encore plus notre pays sous la férule de l'Allemagne, forte de son industrie et de sa monnaie, dominant ainsi le continent.  Car c'est bien à Bruxelles, en fait à Berlin, que s'élabore la politique française.  De là le choix de la rentabilité financière appliquée à tous les secteurs de l'activité économique : la santé, les services publics, l'éducation, le social en font les frais.

L'éruption de la Covid-19 en est le révélateur.

Il y a donc urgence absolue à changer de politique.

Mais quelles forces politiques pourraient chez nous modifier la donne ?

L'opposition est liquéfiée. Le PCF, depuis des décennies, a oublié d'être communiste, préférant les combinaisons politiciennes à une politique d'indépendance nationale et de souveraineté populaire.
Le PS et ses hommes, soutiens inconditionnels de l'Union européenne,  se sont dévoilés en permanence comme les hommes-liges ou les comparses du Capital. Et pour se limiter à la dernière décennie, n'ont-ils pas, par leur politique, fait le lit du macronisme, ayant, avec Hollande, ouvert les portes de l'Elysée à celui qui en est aujourd'hui le locataire provisoire ?

La droite, au-delà des appétits de pouvoir et des ambitions personnelles, n'a pas sur l'essentiel de divergences de fond avec la politique européenne, économique et sociale de Macron. Edouard Philippe, Bruno Lemaire ou Gérald Darmanin ne sont-ils pas des éclaireurs avancés de LR - Les Républicains - dans le camp macroniste, comme le sont Le Drian et consorts du PS ?

Restent  Marine Le Pen. Elle est le challenger rêvé d'Emmanuel Macron, et la chance de celui-ci d'être réélu dans un fauteuil au second tour.

Certes par une minorité de Français.

En effet, l'immense majorité de ceux-ci, politisant l'abstention, font de celle-ci le premier parti de France. Ce qui n'empêcherait pas Macron d'être réélu, tout minoritaire qu'il soit. Un malheur pour notre peuple.

Alors qui peut barrer les portes de l'Elysée à Emmanuel Macron ?

C'est là que se pose le cas d'Arnaud Montebourg.

Certes, il fut ministre socialiste de François Hollande. Mais il s'est fait le défenseur opiniâtre du "Fabriquer Français" et du maintien de notre industrie nationale, en s'opposant, entre autres,  à la cession d'Alstom  par l'américain General Electric. C'est sur ce point, en 2014,  que la cassure s'est faite : c'était sa politique ou celle préconisée par son successeur au ministère de l'Economie, un certain Emmanuel Macron, alors secrétaire-général de l'Elysée. François Hollande a choisi l'homme issu de la banque Rothschild.

Arnaud Montebourg a démissionné.  

Depuis celui-ci condamne la politique menée par le président de la République. Il vient d'écrire, ces jours-ci au Premier ministre pour dénoncer la possible fusion de Véolia et de Suez, jugée désastreuse pour l'industrie française.

Certes, Arnaud Montebourg se dit, ou se disait, éloigné de la politique. 

Ne serait-il pas pourtant la personnalité la plus apte à rassembler les Français, d'où qu'ils viennent, partisans de redonner à la France son indépendance et la souveraineté à son peuple ?

Rattaché à aucun parti, nullement responsable de la politique menée en France depuis six ans, partisan de redonner à la France sa place industrielle dans le monde, adversaire de la politique menée par l'ex-banquier, Arnaud Montebourg ne serait-il pas l'homme qui réconcilie le peuple et la politique, capable de renverser la table ?

A lui de le dire au moment choisi.

La politique en France en serait toute changée.

A condition que les citoyens n'attendent pas derrière la télé, que la volaille toute rôtie lui soit offerte sur un plateau et que le miracle s'accomplisse...sans eux.

Rappelez-vous l'élection de Mitterrand en 1981, et le "tournant" du "tout marché" deux ans plus tard.... 

 

Jean LEVY

Tag(s) : #Montebourg
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