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   La Sociale                  La Sociale   

Après l’assas­si­nat de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, un consen­sus s’est dégagé pour condam­ner le meur­tre et « pleu­rer » l’ensei­gnant d’his­toire dis­paru. C’était bien le moin­dre. C’est la façon d’abor­der le sujet qui mérite aujourd’hui réflexion et dis­cus­sion. Trois atti­tu­des en effet se déga­gent :

  • a/ le silence sur les causes et les auteurs
  • b/ la condamnation suivie d’un « oui mais… » plus ou moins affirmé.
  • c/ la généralité déversée aujourd’hui comme elle aurait pu l’être hier, sans changer grand chose.

A moins de consi­dé­rer que l’assas­si­nat du pro­fes­seur d’his­toire relève d’un simple fait divers, assez banal tout compte fait, et ne mérite pas l’atten­tion qui lui est portée, il est impor­tant de reve­nir sur les dif­fé­ren­tes pos­tu­res qui se révè­lent et sur leur signi­fi­ca­tion poli­ti­que.

Dire ce qui est, sans complaisance

Depuis des années la mau­vaise cons­cience semble para­ly­ser « la gauche » en géné­ral, la ren­dant muette sur des réa­li­tés pour­tant incontes­ta­bles. L’assas­sin est un isla­miste, il se réclame du Coran, il pro­clame « Allah Akbar », mais il serait inop­por­tun de le dire tel quel. Le propos serait en effet sus­pect de racisme. Il ne s’agit évidemment pas de créer un quel­conque amal­game avec la majo­rité des musul­mans fran­çais qui lais­sent leur reli­gion dans la sphère privée et qui ne cher­chent pas à venir encom­brer la col­lec­ti­vité avec leurs croyan­ces qui à priori ne regar­dent qu’eux. Mais c’est bien de l’Islam, du Coran et de ses lois que se récla­ment les assas­sins. Cela est un fait incontes­ta­ble et l’occulter par incom­pré­hen­sion ou « mau­vaise cons­cience » évacue le point de départ de toute réflexion adap­tée à la situa­tion.

Depuis 2012 la répé­ti­tion d’atten­tats isla­mis­tes sur le ter­ri­toire natio­nal indi­que une volonté poli­ti­que de dés­ta­bi­li­ser et d’abat­tre les valeurs qui nous ras­sem­blent, notam­ment l’héri­tage de notre grande révo­lu­tion, notre répu­bli­que aussi impar­faite soit-elle, basée sur les piliers de laï­cité, d’égalité, de liberté et de fra­ter­nité. Aussi impar­faite soit-elle donc, notre répu­bli­que démo­cra­ti­que est l’objet d’atten­tion de ceux qui aime­raient lui sub­sti­tuer une « répu­bli­que » isla­mi­que, c’est à dire rem­pla­cer la loi répu­bli­caine par la loi cora­ni­que. Ce sont eux qui le disent, et don­nons leur crédit de défen­dre comme ils l’enten­dent les actes qu’ils nous font subir.

Depuis 2012 donc, un recen­se­ment maca­bre issu du jour­nal « le Point » donne une idée de l’ampleur des dégâts :

  • le 11-03-2012 : Toulouse : 1 mort
  • le 15-03-2012 : Montauban 2 morts
  • le 19-03-2012 : Toulouse 4 morts
  • le 07-01-2015 : Charlie Hebdo : 12 morts
  • le 08-01-2015 : Montrouge : 1 mort
  • le 09-01-2015 : Hyper Casher : 4 morts
  • le 19-04-2015 : Villejuif 1 mort
  • le 26-06-2015 : Saint-Quentin-Fallavier : 1 mort
  • le 13-11-2015 : Paris/Saint-Denis : 130 morts
  • le 13-06-2016 : Magnanville : 2 morts
  • le 14-07-2016 : Nice : 86 morts
  • le 26-07-2016 : Saint-Etienne-du-Rouvray : 1 mort
  • le 20-04-2017 : Champs-Elysées : 1 mort
  • le 01-10-2017 : Gare Saint-Charles Marseille : 2 morts
  • le 23-03-2018 : Carcassonne:1mort
  • le 23-03-2018 : Trèbes : 3 morts
  • le 12-05-2018 : Paris : 2 morts
  • le 11-12-2018 : Strasbourg : 5 morts
  • le 03-10-2019 : Paris : 4 morts
  • le 03-01-2020 : Villejuif : 1 mort
  • le 04-04-2020 : Romans-sur-Isère : 2 morts
  • le 16-10-2020 : Conflans-Sainte-Honorine : 1 mort

Les expli­ca­tions qui rédui­sent les auteurs à des fous ou des désé­qui­li­brés ne tien­nent pas. Les faits indi­quent en effet que cela serait bien trop réduc­teur et inter­di­rait sim­ple­ment de s’inter­ro­ger sur les causes poli­ti­ques réel­les qui pro­dui­sent de tels assas­si­nats.

La repen­tance qui cher­che dans la « ghet­toï­sa­tion » de « cou­ches immi­grées et exploi­tées » est une autre expli­ca­tion tout aussi erro­née, qui de plus tend à faire repor­ter sur la vic­time la res­pon­sa­bi­lité de l’acte qu’il subit de la part de ses assas­sins. C’est là un mau­vais procès fait à la Nation en l’occu­rence, démen­tie par les faits et sur­tout par le profil des assas­sins. Nous n’aurions en effet que ce que nous méri­tons. Plus qu’insup­por­ta­bles, ces faus­ses expli­ca­tions qui par­ti­ci­pent du « OUI je condamne les crimes mais… » revien­nent à dis­culper les véri­ta­bles res­pon­sa­bles, et à a camou­fler le fond poli­ti­que de l’affaire.

Dans la religion…

Evidemment l’accu­sa­tion de racisme pour qui cher­che les causes dans les textes, dans atti­tu­des, dans les res­sorts humains est tota­le­ment absurde. Il ne s’agit pas de faire quel­que amal­game que ce soit. Les musul­mans fran­çais qui pra­ti­quent leur foi comme une affaire privée font partie des pre­miè­res vic­ti­mes de cette isla­misme qui fait peser une pres­sion cons­tante sur les musul­mans dans leur ensem­ble pour attein­dre leur fin.

Force est de cons­ta­ter que la pres­sion pro­duit ses effets. Il en est ainsi des mani­fes­ta­tions visi­bles sur les­quel­les les pou­voirs publics en par­ti­cu­lier, et l’opi­nion en géné­ral, ne s’émeuvent qu’à l’occa­sion de drames comme celui qui a frappé Samuel Paty.

  • -> des enseignants ne peuvent enseigner si leurs cours mettent en cause les préceptes du Coran. Les faits sont nombreux et non marginaux. Ils vont de la « liberté d’expression » à l’enseignement de la philosophie qui remet en cause la toute puissance du divin, en passant par l’Histoire qui doit être revisitée.
  • ->A l’université (à Londres, Bruxelles, mais aussi en France) des professeurs ou conférenciers de premier plan sont chahutés ou simplement interdits par les regroupements qui au nom « du respect » ou encore « de la tolérance » trouvent leurs propos blasphématoires ou encore contraires aux préceptes des « textes sacrés », du Coran.

De quoi sont donc révé­la­teurs de tels actes. Un son­dage de l’IFOP apporte quel­ques éléments de réponse. Certes il faut pren­dre les son­da­ges avec pré­cau­tion. Mais ils indi­quent tou­jours une ten­dance, d’autant plus forte lors­que les chif­fres sont élevés. On apprend ainsi que :

  • -> 74 % des Français musulmans de moins de 25 ans affirment mettre l’islam avant la République, alors qu’ils sont 25 % parmi les 35 ans et plus, selon un sondage Ifop.
  • -> 61 % des musulmans français partagent l’affirmation « l’islam est la seule vraie religion » (un résultat en hausse de 6 % par rapport à un sondage de 2016), ils sont 65 % des musulmans de moins de 25 ans à soutenir cette vision ; 73 % des 25-34 ans et 53 % des plus de 35 ans.
  • -> Par ailleurs, 45 % des Français musulmans de moins de 25 ans pensent que « l’islam est incompatible avec les valeurs de la société française », alors que 24 % des plus de 35 ans partagent cette opinion.
  • -> Allons encore plus loin : Un autre sondage Ifop pour Le Point montre que la fréquentation de la mosquée le vendredi pour les 18-24 ans a quasi doublé en dix ans : de 23 % en 2011 à 40 % en 2019.

Nous sommes assez loin de la théo­rie qui veut limi­ter la réflexion à quel­ques « allu­més » qui pas­sent à l’acte. Evidemment la très grande majo­rité des musul­mans, pra­ti­quants ou pas, n’ont rien à voir avec les assas­sins. Mais l’emprise de la reli­gion qui condamne le blas­phème et appelle à la mise à mort des mécréants cons­ti­tue un ter­reau qui est le point de départ de l’ana­lyse si on veut parler un peu sérieu­se­ment.

Cette réa­lité nous concerne, mais n’est ici que l’onde de choc d’un séisme qui se pré­pare et se fomente ailleurs. Le 26 sep­tem­bre, un faux mineur pakis­ta­nais, entré sur le ter­ri­toire comme mineur isolé, atta­que deux jour­na­lis­tes qu’il blesse à l’arme blan­che en pen­sant s’atta­quer au siège de Charlie Hebdo. Il reconnait son acte, s’en glo­ri­fie même, ayant voulu frap­per les mécréants qui osent « des cari­ca­tu­res du pro­phète ». Les médias ont alors évoqué un vil­lage au fond du Pakistan où l’arrié­ra­tion régnant, la popu­la­tion se féli­ci­tait de l’acte commis par leur res­sor­tis­sant sur notre ter­ri­toire. C’était l’arrié­ra­tion avait-on dit, ce qui évidemment était vrai. Mais cela suf­fi­sait-il pour per­met­tre de com­pren­dre ?

Ce coup-ci, avec la déca­pi­ta­tion de Samuel Paty, sur notre ter­ri­toire, la réac­tion est iden­ti­que, non au Pakistan mais de l’autre côté de la médi­ter­ra­née. C’est un député, pas spé­cia­le­ment un arriéré, un député élu, qui fait de la poli­ti­que, Rached Khiari , qui a publié un mes­sage sur sa page Facebook, affir­mant :

"Porter atteinte au Prophète de Dieu est l’un des plus grands péchés qui soient. Tout homme qui se rend cou­pa­ble de cela doit en assu­mer les consé­quen­ces et les résul­tats, qu’il soit un Etat, un indi­vidu ou un groupe d’indi­vi­dus. »

Pas plus que les musul­mans en géné­ral, il ne s’agit là de faire l’amal­game avec tous les tuni­siens. Ce député repré­sente une mino­rité, mais le fait qu’il soit élu, qu’il puisse tenir ces propos donne une idée du danger que la reli­gion fait courir à la Tunisie dont les ondes de choc ne nous épargnent pas.

Le Pouvoir est complice

Le pou­voir porte une part de res­pon­sa­bi­li­tés en se ren­dant com­plice de la situa­tion à nou­veau révé­lée avec le meur­tre isla­mi­que de Samuel Paty.

En 1989 les isla­mis­tes orga­ni­sent une des pre­miè­res gran­des pro­vo­ca­tions poli­ti­ques en France en met­tant l’état au défis de répon­dre la fer­meté néces­saire. Il s’agit de l’affaire des trois jeunes filles voi­lées du col­lège de Creil. L’appa­rat avait heurté le corps ensei­gnant deman­dant que ce voile soit ôté dans l’enceinte sco­laire encore régie par les prin­ci­pes de la laï­cité et de la liberté. Evidemment ce n’est pas le fou­lard qui en soi cho­quait, mais la signi­fi­ca­tion poli­ti­que qui lui était assi­gné. C’est sans doute à cet ins­tant que la gauche a capi­tulé au point de ne pas se rele­ver.

  • -> Malek Boutih, alors vice-président de SOS Racisme, trouve « scandaleux que l’on puisse au nom de la laïcité intervenir ainsi dans la vie privée des gens, malmener les convictions personnelles ». L’association demande la réintégration des trois adolescentes et déclare : « En aucun cas, une sanction ne peut être infligée à des élèves en vertu de leur foi ».
  • -> Lionel Jospin, ministre de l’Éducation nationale, déclare dans un numéro d’équilibriste qu’il faut respecter « la laïcité de l’école qui doit être une école de tolérance, où l’on n’affiche pas, de façon spectaculaire ou ostentatoire, les signes de son appartenance religieuse ». Et d’ajouter que l’école « est faite pour accueillir les enfants et pas pour les exclure ». Le premier ministre Michel Rocard fait de même en défendant la laïcité et le principe de refus des exclusions.

Les ensei­gnants, sur le fond, sont désa­voués. Les isla­mis­tes sont confor­tés dans leur croi­sade après une pre­mière vic­toire qui en exige d’autres. Piscines non mixtes, bur­kina sur les plages de Nice quel­ques jours après l’atten­tat isla­miste meur­trier, cam­pa­gne pour les menus sépa­rés, confor­mes aux pré­cep­tes reli­gieux, salles de priè­res dans les entre­pri­ses, dans les lieux publics, orga­ni­sa­tion des pro­gram­mes sco­lai­res qui pré­sen­tent l’islam comme reli­gion de paix et de lumiè­res, occulta­tion des pério­des concer­nant l’Algérie, le FIS, condam­na­tion par leur hié­rar­chie des pro­fes­seurs qui évoquent par exem­ple les cari­ca­tu­res de Mahomet…

Cette com­pli­cité a pris des formes que nul ne pou­vait igno­rer. Les rela­tions poli­ti­ques et économiques avec les don­neurs d’ordre des dji­ha­dis­tes, le Qatar ou l’Arabie Saoudite en témoi­gnent. Faut-il rap­pe­ler qu’un temps, en 2011, pour « recons­truire nos ban­lieues » et offrir une pers­pec­tive aux « jeunes issus de l’immi­gra­tion » , les fonds Qataris ont été mobi­li­sés, comme si l’émir jouis­sait d’une délé­ga­tion de ser­vice public pour pro­pa­ger la bonne parole dans ces quar­tiers.

Le drame qui a touché Samuel Paty vient de loin. Et les capi­tu­la­tions étatiques conti­nuent, comme signes de com­pli­ci­tés évidentes avec les isla­mis­tes, au nom de la paix dans les cités, dans les quar­tiers, dans les ghet­tos.

Dans une note du 12 octo­bre, le ren­sei­gne­ment ter­ri­to­rial, selon l’heb­do­ma­daire « le Point », dévoile le pot-aux-roses.Tout y était : la « vive polé­mi­que » née à la suite du cours de Samuel Paty sur la liberté d’expres­sion ; la volonté d’apai­se­ment de la prin­ci­pale du col­lège ; les e-mails de doléan­ces de plu­sieurs famil­les ; l’ins­pec­teur envoyé pour rap­pe­ler au pro­fes­seur Paty « les règles de laï­cité et de neu­tra­lité ». En fait comme dans plu­sieurs cas pré­cé­dents, c’est l’ensei­gnant qui loin d’être sou­tenu par la hié­rar­chie, comme la ver­sion actuelle vou­drait le lais­ser penser, qui est mis sur la sel­lette. L’ins­pec­teur doit donc lui rap­pe­ler « les règles de laï­cité et de neu­tra­lité », comme si en évoquant les cari­ca­tu­res il les avait enfrein­tes.

Et la rec­trice, dont on dit aussi aujourd’hui qu’elle n’avait évidemment pas pris partie contre l’ensei­gnant, Charline Avenel, macro­niste pur jus, était silen­cieuse, absente dans le sou­tien dont avait besoin Samuel Paty, vic­time d’une Fatwa de la part de musul­mans mili­tants, au point de devoir aller dépo­ser plainte au com­mis­sa­riat. La rec­trice qui en toute logi­que aurait dû se trou­ver à ses côtés était trans­pa­rente. Une absence qu’on peut dif­fi­ci­le­ment com­pren­dre comme preuve d’enga­ge­ment aux côtés de l’ensei­gnant ! Le silence de madame Avenel est cons­tant dans cette affaire. Deux per­son­nes ont été reçues au col­lège pour se plain­dre du de Samuel Paty alors qu’elles n’avaient rien à voir avec la classe dans laquelle l’ensei­gnant avait fait son cour. Et la rec­trice n’a rien à dire !

 

Le drame de la gauche en général, de la FI en particulier

Je ne veux pas épiloguer ici sur les posi­tions de la gauche en géné­ral. Son sort est scellé, sur cette ques­tion et plus géné­ra­le­ment sur la ques­tion sociale. La gauche en réa­lité a un repré­sen­tant en la per­sonne d’Emmanuel Macron. Il en est issu, a fait la razzia sur le per­son­nel poli­ti­que issu du prin­ci­pal parti de gauche, le parti socia­liste, l’a réduit à la por­tion congrue, et appli­que une poli­ti­que ins­crite dans la rigueur et l’héri­tage qui ne remonte pas seu­le­ment à Hollande mais bien à Mitterrand et au tour­nant de la rigueur de 1982- 83. On pourra sur ce sujet se réfé­rer à « l’Illusion Plurielle, pour­quoi la gauche n’est plus la gauche » de Denis Collin et moi-même publié en 2001, ou encore à « Hollande l’Imposteur » que je publiais en 2014.

Il est plus impor­tant pour les temps qui vien­nent de s’atta­cher à la France Insoumise et ses erre­ments qui ris­quent bien de nouer le sort de Jean Luc Mélenchon et de son mou­ve­ment.

La ques­tion de la laï­cité est théo­ri­que­ment iden­ti­taire à gauche en géné­ral, et spé­cia­le­ment chez Mélenchon dont la cam­pa­gne de 2017 a été marqué par son atta­che­ment à la répu­bli­que et ses valeurs, ce qui en a fait le succès. Et depuis ?

  • -> Pour crime de laïcité, il se sépare sans autre forme de procès de Henri Penna-Ruiz, viré des « amfis » de 2019 qui marquent la rentrée de la FI chaque année.
  • -> Il participe à la « manifestation contre l’islamophobie » organisée par des islamistes radicaux , (Salafistes et frères musulmans) qui à quelques centaines de mètres du local de Charlie Hebdo scandent « Allah Akbar » sans que cela ne suscite de réaction nette et déterminée de la part des membres de la FI et de son responsable.
  • -> Il tolère les rapprochements de députés tels Danièle Obono et Clémentine Autain avec le PIR ou autres indigénistes dont les vues communautaristes sont affirmées.
  • -> Il apporte son soutien à la responsable de l’UNEF Maryam Pougetoux qui sous forme de provocation, comme à Creil en 1991, arrive pour être auditionnée à l’Assemblée nationale vêtue du voile islamique et qui à l’université Paris IV déambule en hijab.
  • -> Il condamne Marianne et Charlie Hebdo qu’il met sur le plan de Valeurs actuelles, accusant les deux journaux de favoriser « une manière de traiter la question du regard raciste qui encourage les débordements ».

Il ne s’agit pas là de faire un long inven­taire, mais d’indi­quer un des aspects sur les­quels la FI a perdu toute cré­di­bi­lité, lais­sant le ter­rain libre à qui voudra l’occu­per.

Ce sont les actes qui comptent

Les gran­des décla­ra­tions sont en géné­ral à l’hon­neur dans le type de situa­tion créée avec l’assas­si­nat de Samuel Paty. Le consen­sus ne coûte rien ou pas grand chose, pas plus que les décla­ra­tions de bonnes inten­tions.

Ce sont les actes qui per­met­tent d’appré­cier la déter­mi­na­tion à affron­ter la situa­tion. Comment donc affron­ter cette frac­ture qui concerne en grande partie des fran­çais embour­bés dans des textes reli­gieux qui sub­sti­tuent la loi de dieu à celle des hommes, la loi divine à celles de la répu­bli­que.

Une posi­tion déter­mi­née, cela devrait passer par des mesu­res fermes, basées sur l’atta­che­ment à la répu­bli­que et à sa défense :

  • -> La fermeture des mosquées ou tout lieu où sont professées les thèses salafistes.
  • -> L’Expulsion des Imams étrangers qui distillent leur "bonne parole ».
  • -> L’Expulsion de tous les fichés S étrangers qui sont sur le sol français dans l’illégalité.
  • -> La Répression contre quiconque professe la "loi de Dieu" contre la "loi de la République ».
  • -> La suppression dans les manuels scolaires de tout ce qui au nom de « l’éducation religieuse » fait en réalité oeuvre de prosélytisme pour les religions, et notamment le Coran.
  • -> L’Organisation d’un cours dans tous les collèges et lycées sur la laïcité, le blasphème, les lois de la République.
  • -> La décision d’aborder la prochaine rentrée scolaire, partout et pour tous, s’en exception, sur ce thème.
  • -> Engager une enquête sur les manquements de l’état, et en rendre publiques les avancées et les conclusions.
  • -> Engager une enquête sur les modes de financement notamment des mosquées autorisées, la provenance des fonds et leur circuit, et en rendre publiques les avancées et les conclusions.
  • -> Enquêter notamment sur les manquements notamment des services de renseignement, qui sur ordre sont plus prompts à traquer les "fauteurs de couvre feu » (voir ici) que les tenants de l’islamisme qui assassine.

Voila quel­ques mesu­res qui pour­raient être prises sans tarder. Mais pour cela il faut avoir une vision de la Nation. Un atta­che­ment qui devrait se mani­fes­ter non seu­le­ment sur les ques­tions de laï­cité, sur celles qui cons­ti­tuent les piliers de la répu­bli­que, mais aussi sur les inté­rêts au quo­ti­dien de la nation fran­çaise et des fran­çais, sur les inté­rêts économiques et sociaux qui sont bradés au compte d’inté­rêts finan­ciers.

Jacques Cotta
Le 19 octo­bre 2020

Tag(s) : #Opinion, #Islamisme

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