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Le RETOUR de la LUTTE DES CLASSES [vidéo Le Média] - SYNDICAT CGT UNILEVER  FRANCE HPC

 

 

Le mot de Jean-François Autier

Bonjour,

Parce que la question n'est plus un replâtrage de la 5e, que je n'ai aucun goût pour les joutes autour de Melenchon ou d'un(e) autre, que je ne suis pas de gauche mais communiste sans parti, je pense qu'il serait temps d'occuper autrement notre temps.

DIVISER OU UNIR ?

Peut-être ma façon de lire est-elle en cause, mais il me semble qu'aujourd'hui trop d'écrits sont construits pour des points d'achoppement, alors qu'ils devraient avoir comme fil rouge : rassembler, encore rassembler, toujours rassembler face au capital.

Il est vrai qu'avec cette "pandémie" (qui est partie pour faire, en France, un nombre total de décès inférieur à celui de 2018, malgré les euthanasies, les suicides, etc., qui ont été provoqués), beaucoup ont perdu la boussole : qu'ils n'aient pas vu l'opération psychologique de l'équipe Macron, ou qu'ils n'aient pas voulu la voir, beaucoup sont discrédités, à commencer par nos élites politiques.

Ainsi, le clivage de classe a laissé la place. Du capital, dont on a pu mesurer la nocivité à travers les interventions meurtrières des corrompus, il n'est plus question. Comme si ce n'était pas avec nos cotisations que Big Pharma corrompt, comme si ce n'était pas notre Sécu qu'il pille avec ses tests qui aujourd'hui, médicalement, ne servent à rien d'autre qu'engranger des profits ! La casse de notre économie va résoudre bien des problèmes : fini les augmentations de salaire, la concurrence entre chômeurs va permettre l'harmonisation en dessous du bien nommé SMIC ; fini le rattrapage des retraites, les caisses de retraite –qui ne seront plus alimentées par les cotisations de ceux dont l'entreprise aura fermé– seront en faillite ! Mais, au passage, les banques auront converti leur monnaie de singe en valeur réelle, fruit du travail et de l'épargne, en raflant les actifs des entreprises liquidées.

Ailleurs, c'est le mot "immigré" qui tient lieu de contenu de classe. Et, sous prétexte qu'ils sont sans papier, est amalgamée la victime de la guerre fomentée par le capital (Afghanistan, Syrie, par exemple), avec le djihadiste qui a cru bon de la déserter et de se recycler, et l'immigration pilotée par le milliardaire Soros pour inonder la France...

C'est là qu'arrive, à point, le drame : une décapitation. Et je t'empoigne, et tu m'empoignes, et vive les divisions !... Mais les questions de fond, on n'en parle pas, comme si l'humanisme était sans contenu de classe. Et pourtant :
– Alors que nous maîtrisons les moyens techniques pour neutraliser sans ôter la vie, pourquoi est-il toujours “indispensable” de tuer ? Pour satisfaire la société, ses “instincts” ? Ou pour empêcher de parler ?
– La mise à mort empêche la société de connaître la personne neutralisée, voire de comprendre, combattre et soigner les raisons de son acte, et d'agir contre cet acte autrement que par la peur dont l'inefficacité a pourtant fait ses preuves.
– Dans le cas concret en question, que neuf détonations aient été "nécessaires" à la neutralisation d'un seul individu (on est sûr qu'il ne nous dira pas où il s'est radicalisé) interpelle : est-ce là notre modèle de société ?
De Merah à ce jeune Tchétchène, en passant par Coulibaly et bien d'autres, combien faudra-t-il encore de salves pour que l'on comprenne que l'islamisme radical, création du MI5 et de la CIA, est au service de la City et du capital ?

Il est temps, grand temps, de se ressaisir, d'arrêter la politique au “feeling”, et de revenir à des principes de classe qui ont fait leurs preuves, surtout au moment où, après les Gilets jaunes, les couches moyennes sont en train de découvrir que leur tour est venu : le capital n'a plus besoin d'elles, et il a décidé de les sacrifier...

RASSEMBLER CONTRE LE CAPITAL
ET SON GOUVERNEMENT MONDIAL

Jean-François Autier

 

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