Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

La Mauritanie en tête des pays arabes en matière de liberté de la presse

 

Pour la liberté d’informer et d’être informé !
Pour la liberté d’expression
contre une loi liberticide !

 

 

Accueil

L’article 24 de cette proposition de loi interdit à toute personne de diffuser « l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un militaire de la gendarmerie nationale, autre que son numéro d’identification individuel, lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police » et que cette diffusion a pour « but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique ».

 

En réalité le fait de diffuser l’image notamment en direct serait donc, de fait, quasiment impossible.
Le seul fait de filmer ou photographier conduira à des d’interpellations 

 

et des violences par les forces de l’ordre comme c’est déjà trop souvent le cas aujourd’hui.

Clairement, ce sont non seulement les journalistes, reporteurs-photo, reporteurs d’images, documentaristes, membres d’observatoires citoyens qui sont visés, mais aussi quiconque, qui avec son téléphone portable prendra des photos, notamment lors de manifestations ou mouvements sociaux.

Comment caractériser l’intention ? Comment prendre le risque que quelqu’un d’autre se serve des images pour nuire ? L’auto-censure sera massive dans les médias et sur les plateformes.

En revanche, les membres des forces de l’ordre pourront tout à loisir filmer ou photographier la population.

La démarche des député.e.s LREM porteurs-euses de cette proposition relaie la volonté du gouvernement qui entend 

museler la liberté d’informer, de s’exprimer et par là-même de manifester.


Aussi, les organisations syndicales de journalistes SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes et SGJ-FO, la Fédération internationale des journalistes, la Fédération européenne des journalistes, ainsi que la Ligue des droits de l’Homme et un grand nombre d’organisations professionnelles, d’associations et de collectifs appellent à un 

 

rassemblement mardi 17 novembre

à partir de 16 heures

Place Edouard-Herriot (derrière l’Assemblée Nationale).

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, sera présent à ce rassemblement à l'Assemblée Nationale.

Le SNJ appelle ses troupes à s'y associer, dans le strict respect des règles sanitaires.

 


Un deuxième rassemblement citoyen avec les associations humanitaires, de défense des droits de l’Homme, collectifs, partis et syndicats est déjà envisagé samedi 21 novembre à sur le Parvis des droits de l’Homme, place du Trocadéro, à Paris.

 

SIGNATAIRES :

 

 

SNJ - SNJ-CGT - CFDT-Journalistes - SGJ-FO - Fédération européenne des journalistes (FEJ) - Fédération internationale des journalistes (FIJ) - LDH - la SCAM - La GARRD - Collectif REC (Reporters en Colère) - SDJ de LeMédiaTV - Association de la presse judiciaire (APJ) - Acrimed - Ras la plume Reflets.info Collectif LaMeutePhotographie - Divergence-Images - les pigistes du Collectif Tu piges We Report - Les Plumé.e.s - Youpress Informer N’est Pas un Délit (INPD) - Association de journalistes scientifiques de la presse d’information - Prix Albert Londres - SIPMCS-CNT (Syndicat interprofessionnel de la presse, des médias, de la culture et du spectacle) - Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie (JNE) - Prenons la Une - Société des réalisateurs de films - Association des cinéastes documentaristes - Reporters sans frontières -

Tag(s) : #Libertés
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :