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Régis de Castelnau

sa page Facebook  le 8 novembre 2020

Novembre 2020

Petit festival hier avec les réactions de ce que personnellement j’appelle depuis longtemps (toujours ?) « La petite gauche » face à la proclamation par CNN de l’élection de Biden. Je dois dire que le fait de savoir si c’est un pitre ou un vieillard sénile et corrompu qui sera à la Maison-Blanche me laisse assez indifférent. J’ai simplement constaté l’affrontement entre deux facettes du Capital américain, le national protectionniste, et le transnational symbolisé par les Gafa. Il y a des riches et des pauvres des deux côtés, et le combat n’était pas Amérique d’en haut contre Amérique d’en bas. Alors les cris de ravissement entendus hier, les « no pasaran le fascisme de Trump », les pleurs de joie sur la « victoire » de la démocratie me démontrent une fois de plus qu’il n’y a rien à attendre de la petite bourgeoisie. Et avec l’arrivée de deux va-t-en-guerre, certains peuples vont devoir serrer les fesses je pense en particulier à ceux de l’Amérique latine. Biden, candidat du complexe militaro-industriel, a été très clair, ils sont dans le collimateur, et Harris est connue pour être une belliciste du même tonneau que la criminelle de guerre Condolezza Rice.

https://static.lexpress.fr/medias_12268/w_480,h_270,c_fill,g_north/v1604907014/kamala-harris-le-7-novembre-2020-a-wilimington-dans-le-delaware_6281382.jpg

En matière d’impérialisme le plus brutal, être femme et noire ne protège de rien.

Il y a deux questions sur lesquelles je trouve les réactions de joie bruyante complètement effarantes :

- tout d’abord les acclamations adressées aux médias du grand Capital américain pour avoir coupé le sifflet au président en exercice au motif que dans son discours d’homme politique il proférait des mensonges !

Ah bon ? La censure tranquillos pommes-chips par les puissances d’argent c’est formidable ? Personne pour s’inquiéter de ce précédent ? Alors comme ça, en France en 2021 et en 2022, ce sont les médias qui dans la campagne présidentielle décideront de qui peut parler ? À partir de ce qu’ils considèrent être la vérité ?

Mais dites donc dans ce cas-là il aurait fallu couper la chique à François Hollande lorsqu’il parlait de « son ennemi la finance » alors qu’on savait bien que c’étaient ses meilleurs amis. Donc ce seront Dassault, Bolloré, Drahi, Arnault, Pinault, Pigasse qui décideront qui a le droit de parler ? En dehors de Slate qui a sauvé l’honneur, personne pour vraiment s’inquiéter.

- ensuite, on entend que : comment qu’il est pas trop mauvais perdant le fasciste Trump de vouloir faire des recours judiciaires en application de la loi électorale de son pays. Il semble pourtant qu’il y ait quand même quelques problèmes ici et là, ce qui ne serait pas une première lorsque l’on voit comment George Bush est parvenu au pouvoir en 2000.

Ah oui mais non, c’est pas pareil, là il s’agit de Trump et lui c’est pas le droit. En oubliant qu’élu régulièrement en 2016, il a toujours été considéré par l’establishment et les médias américains comme illégitime.

Pendant des mois et des mois tout le monde, y compris en France, a psalmodié « Célérusses ! Célérusses ! Célérusses ». (D’ailleurs, c’était aussi Poutine qui avait fait le Brexit). Et quand au bout de presque trois ans le « russiagate » a fini par se dégonfler on lui a collé une procédure d’impeachment qui a fini en eau de boudin. Mais dont on disait en France que comment qu’elle était pas fondée et qu’elle allait aboutir.

On ne pourra rien faire de sérieux avec cette « gauche » française en peau de lapin.

Mention spéciale à Montebourg qui s’aplatit (une fois encore).

Régis de Castelnau

Texte intégral de la tribune publiée par Régis de Castelnau sur sa page Facebook  le 8 novembre 2020

SOURCE :

INFOS SUR LES LIENS ENTRE

JOE BIDEN ET LES VA-T-EN GUERRE REPUBLICAINS

reprises sur Médiapart

 

Kamela Harris, choisie par Joe Biden pour être sa vice-présidente, s’est en effet vantée que le ticket « Biden-Harris » bénéficie depuis des mois du soutien de hauts responsables de l’administration de George W. Bush, dont 7 anciens ministres et plusieurs néo-conservateurs endurcis.

En premier lieu Colin Powell, l’ancien secrétaire d’État et chef d’état-major des armées américaines lors de la première guerre du Golfe en 1991, dont on se rappelle le discours mensonger aux Nations unies, agitant furieusement un flacon supposé contenir « la preuve » que Saddam Hussein possédait ces fameuses armes de destruction de masse qu’on tente toujours de localiser…

Fichier:Colin Powell anthrax vial. 5 Feb 2003 at the UN.jpg — Wikipédia

Vient ensuite une autre femme, Susan Rice, une diplômée d’Oxford proche d’Hillary Clinton, que Biden a failli prendre comme candidate à la vice-présidence, mais qu’il préfère destiner au poste de secrétaire d’État. Après avoir été l’ambassadrice d’Obama aux Nations unies à partir de 2009, elle sera sa conseillère à la Sécurité nationale.

Susan Rice avec Jo Biden.​​​​​​​

Susan Rice avec Jo Biden.

Autre ombre au tableau,le soutien accodé à Biden par Michèle Flournoy , pressentie pour devenir sa ministre de la Défense. 

Elle est la co-fondatrice du Center for a New American Security (CNAS). Avec une trentaine d’employés et un « petit » budget de 6 millions de dollars, ce think-tank néo-conservateur a pris le relais du « Project for an American Century » (PNAC) pour recueillir toute une collection de va-t’en guerre de l’époque de Bush et d’Obama.

Rappelons que le PNAC avait été fondé par Victoria Nuland et son mari l’historien néo-conservateur Robert Kagan.

Q&A with Victoria Nuland | C-SPAN.org

En clair, derrière Biden se prépare, en termes de politique étrangère, le pire cabinet de guerre possible, réunissant les éléments les plus va-t-en guerre des administrations Clinton, Bush et Obama. Dans la lutte contre le terrorisme, la guerre irrégulière et la sécurité « climatique », le CNAS se concentre sur la menace posée par l’émergence de l’Asie, c’est-à-dire la Chine. Jusqu’à récemment, la CEO du CNAS n’était autre que Victoria Nuland ex-conseillère de Dick Cheney. 

Nuland s’est illustrée par son soutien sans complexe aux mouvements néo-nazis qu’elle, tout comme John McCain (dont la veuve fait campagne pour Biden), appuya sans réserve lors de la « révolution de couleur » du Maïdan en Ukraine,

Le CNAS de Michèle Flournoy bénéficie des généreux financements de l’Open Society du milliardaire George Soros, et surtout de « la crème de la crème » du complexe militaro-industriel et financier anglo-américain : la firme britannique BAE Systems, BP America, Northrop Grumman, Lockheed Martin, Raytheon, Chevron, Exxon Mobil, Airbus, etc.

Le CNAS peut être l’indication la plus significative d’une orientation politique depuis qu’il est dirigé par Michele Flournoy qui était pressentie pour devenir secrétaire à la Défense si Hillary Clinton avait gagné l’élection. Le CNAS a été un moteur principal derrière les plans néoconservateurs et interventionnistes libéraux visant à intensifier la guerre en Syrie.

En clair, derrière Biden se prépare, en termes de politique étrangère, le pire cabinet de guerre possible, réunissant les éléments les plus va-t’en guerre des administrations Clinton, Bush et Obama.



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Tag(s) : #Biden, #USA
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