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We The Italians | Great Italians of the Past: Giuseppe Garibaldi

Fichier:Garibaldi-plaque-Dijon.jpg — Wikipédia

Il ne s’agit pas encore de la Commune, bien sur ces p@ges y reviendront longuement, mais d’un moment de notre histoire qui commence en 1870 et est passé aux archives avec mandat d’éviter qu’elles soient dépouillées.

Depuis maintenant quelques semaines une campagne mémorielle se déploie autour la chute de Napoléon III et de la guerre de 1870.

Cela aurait pu être fort intéressant tant est forte et décisive cette période, ses liens avec la réinstauration la République (IIIe), celle qui conduira à la Commune mais aussi donnera légitimité à ses massacreurs, celle des guerres coloniales et de l’assise durable de la révolution industrielle capitaliste, ses luttes des exploités, ses sanglantes répressions.

Cette fin 1871 début 1871 est un de ces moments pivots qui ont fait entrer la France dans ce qu’on nomme l’histoire contemporaine.

Si la somme des batailles et défaites, les potins de l’état major, les trahisons en chaîne sont évoquées, si les discours et articles commémoratifs tombent comme à Gravelotte, si comme d’habitude chaque mort n’est compté que comme une unité de chair à canon ; il y a un absent intimement lié au peuple et son combat républicain.

L’Oublié des Commémoration a qui le peuple a dédié rues, places, Boulevards, gares et stations, peuple qui lui a érigé des monuments et dont personne ne parle.

Celui dont les morts au combat de ses troupes n’ont pas toujours droit de cité sur les monuments au morts de Bourgogne, des Vosges et Franche comté. Le général qui libérera Dijon, dont les troupes (c’est comme un affront jusqu’à nos jours fait à l’amicale des culottes de peau) seront celles qui arracheront le seul drapeau à l’ennemi durant un maëlstrom de défaites et forfaitures d’un état major qui se préparait plus à s’en prendre ultérieurement à Dreyfus qu’à faire ce pourquoi il était – grassement – payé.

Celui dont les chemises rouges faisait trembler le bourgeois et faisait jaillir la haine d’un Thiers : Guiseppe Garibaldi.

Ce qui suit n’est pas pour faire étalage d’une culture qu’il n’a pas mais parce que la place de Garibaldi est aussi immense dans l’histoire de notre pays qu’elle est masquée par l’histoire officielle et ses manuels  ; l’actualité des commémoration le confirme.

C’est que le personnage n’est pas que celui de l’indépendance italienne.

C’est aussi l’inventeur d’une solidarité internationaliste et d’une théorisation de la guerre populaire héritière des soldats de l’an 2, pas une armée de conquête territoriale mais de Libertés . Cela fera de Garibaldi un stratège Républicain une affirmation et un engagement dont ceux qu’on appelle toujours les garibaldiens sont porteurs.

Nous les retrouverons tant dans les brigades internationale en Espagne dans la Brigade Garibaldi, qu’en France dans la Résistance. Les liens entre les Garibaldiens, l’immigration italienne en France tant sur les rives de la méditerranée que dans les pays miniers, de la naissance d’un parti communiste jusqu’à sa mémoire dans les combats (un des détachements FTP des combats de la libération de Paris avait pris son nom) que dans le fait que la lutte armée reprend l’idée garibaldienne de ces Francs-Tireurs du front de Bourgogne-Franche comté. Anna Marly, Russe blanche immigrée, via Londres et son Chant, apportant celui de Partisan nom de ceux qui avaient agit de même en Russie contre l’oncle de Badinguet. Les deux rassemblés donnant leur nom aux FTP.

L’épopée garibaldienne est en soit une immense histoire qui doit être explorée avec plus singulièrement en France cette prise en compte des évènements de 1870 -71.

Pour ne pas faire long et parce que pour un rappel ou une prise de connaissance cela n’est pas trop mal tourné – les spécialistes trouveront certainement à y redire , c’est tant mieux si cela participe à faire monter un flot de débats troublant la bien-pensance officielle – voici ce qu’en dit une des pages de Wikipédia :

« Deux jours après la défaite de Sedan pendant la guerre franco-prussienne de 1870, au cours de laquelle Napoléon III est fait prisonnier, une révolution à Paris abat le Second Empire et la Troisième République est proclamée206,207.

Garibaldi suit les événements de près. À la proclamation de la République, il envoie un message au Gouvernement de la Défense nationale, qui reste sans réponse « Ce qui reste de moi est à votre disposition, disposez208,209 ». La frange conservatrice et catholique ne voit en lui qu’un révolutionnaire et l’adversaire de 1849 et 1867.

Finalement, certain du soutien des Comités populaires et de personnalités du gouvernement, Garibaldi, bien qu’affaibli par son arthrite, embarque pour Marseille où l’accueil est enthousiaste (7 octobre). Il réitère son soutien à la France républicaine : « Je viens donner à la France ce qui reste de moi. La France est une patrie que j’aime », « J’étais trop malheureux quand je pensais que les républicains luttaient sans moi »

Commandant de l’Armée des Vosges

Il rejoint Tours, siège de la délégation gouvernementale hors de Paris assiégé. Gambetta, ministre de l’Intérieur et de la Guerre et organisateur de la lutte contre les Prussiens ne lui offre qu’un petit commandement, aucun officier supérieur français n’acceptant d’être sous ses ordres. Craignant le départ de Garibaldi, Gambetta lui confie le commandement de tous les corps francs de la zone des Vosges, de Strasbourg à Paris et une brigade de gardes mobiles qui, comme il en a l’habitude, sont mal armés et mal équipés pour affronter un hiver particulièrement froid.

Garibaldi place son état-major à Dole (14 octobre) et, le 11 novembre, il organise l’Armée des Vosges en quatre brigades sous le commandement de ses deux fils, Ricciotti et Menotti, de Delpech qui sera remplacé par Cristiano Lobbia et du Polonais Jozef Bossak-Hauké. Son ami Philippe Toussaint Joseph Bordone est quant à lui chef d’état-major et le gendre de Garibaldi, Stefano Canzio, chef du quartier général avant de devenir commandant d’une 5e brigade.

Le 19 novembre, Ricciotti inflige une défaite aux Prussiens du général Werder à Châtillon-sur-Seine mais le théâtre des opérations reste Dijon. Le 26 novembre, la ville qui est occupée depuis le 31 octobre ne peut être reprise aux Prussiens. Ceux-ci sont repoussés lors d’une contre-offensive le 1er décembre. Il faut attendre le 21 janvier 1871 pour que Garibaldi s’installe à Dijon, évacuée par les Prussiens le 17 décembre, ces derniers étant informés de l’arrivée depuis le nord des troupes régulières françaises menées par le général Bourbaki. Les 21, 22 et 23 janvier 1871, Dijon est attaquée par 4 000 Prussiens : Garibaldi sort victorieux tandis que Ricciotti s’empare d’un drapeau du 61e régiment poméranien.

Garibaldi pourra donc offrir à la France le seul drapeau pris à l’ennemi pendant la durée du conflit. Un armistice entre en vigueur le 28 janvier 1871 mettant fin à la participation de Garibaldi.

En février 1871, Alors que Bordeaux est la capitale provisoire de la France220 et que l’Assemblée nationale siège au Grand Théâtre, Garibaldi est élu sur les listes de l’Union républicaine, sans avoir été candidat, à l’Assemblée nationale française comme député de la Côte-d’Or, de Paris, d’Alger et de Nice. À Paris, il arrive en quatrième position derrière Louis Blanc, Gambetta et Victor Hugo.

En raison de sa nationalité italienne qui invalide l’élection et face aux accusations de la nouvelle majorité monarchiste de la Chambre, qui affirme qu’il n’a pas vraiment combattu, il décline ses mandats avant même de se présenter à l’Assemblée nationale, auprès de laquelle il se rend afin de défendre la cause des hommes qu’il a commandés. La droite s’oppose violemment à toute intervention, aussi Garibaldi se retire. En descendant les escaliers du Grand Théâtre, spontanément les gardes nationaux lui font la haie d’honneur et lui présentent les armes.

Thiers en colère, demande « pour qui un tel honneur ? ». Les gardes lui répondent « parce que c’est Garibaldi et qu’il a pris un drapeau aux Prussiens ». Des mouvements divers secouent la foule, les députés monarchistes et républicains s’insultent réciproquement. Garibaldi rejoint sa voiture et quitte Bordeaux précipitamment en déclarant « je suis venu non pour m’associer à des agissements monarchistes, mais pour défendre la République. Vive la France républicaine à jamais. »

Garibaldi est de nouveau élu en Algérie lors des élections supplétives, ce que l’Assemblée invalide, en mars, en raison du fait qu’il ne dispose pas de la nationalité française.

La haine de Thiers ne vaut- elle pas toutes les décorations ?

A la lecture de ce qui précède, ne serait-il pas utile de trouver un moyen pour qu’à l’occasion de ce cent cinquantenaire la mémoire de Guiseppe Garibaldi soit saluée ? Que portée par cette dimension populaire elle puisse s’exprimer d’une façon ou d’une autre tant pour ce qu’il représente que pour venir cingler la figure de ceux qui s’obstine à la contourner ?

J’en profite pour saluer les Garibaldiens de Paris (et certainement d’ailleurs) porteur de leur si belle part de la Résistance et son histoire participent depuis sa première édition à la bonne réalisation de la Journée nationale de la Résistance à Paris.

Tag(s) : #Histoire
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