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Affaire des écoutes : quatre ans de prison dont deux avec sursis requis contre Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy arrivant au tribunal le 8 décembre 2020

 

 

RT France

Le parquet national financier a requis ce 8 décembre quatre ans de prison, dont deux avec sursis, à l'encontre de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, jugé pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite des «écoutes».

Ce sont donc quatre ans de prison dont deux avec sursis qui ont été requis par le parquet national financier contre l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, dans le procès pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite des «écoutes».

L'accusation a demandé les mêmes peines pour l'ancien haut magistrat Gilbert Azibert, ainsi que pour Thierry Herzog, avocat historique de l'ancien chef d'Etat, demandant pour ce dernier qu'elle soit assortie de cinq ans d'interdiction professionnelle, précise l'AFP.

C'est la première fois qu'une peine de prison est requise contre un ancien président sous la Ve République. Dans l'affaire des emplois fictifs, le parquet avait demandé à l'époque la relaxe pour Jacques Chirac, qui avait été finalement condamné.

«Les faits ne se seraient pas produits si un ancien président, avocat par ailleurs, avait gardé présent à l'esprit la grandeur, la responsabilité, et les devoirs de la charge qui fut la sienne», a lancé le procureur, soulignant qu'il avait été en tant que chef de l'Etat «le gardien de l'indépendance de l'autorité judiciaire».

«La République n'oublie pas ses présidents, ne serait-ce que parce qu'ils font l'histoire. A l'inverse, on ne peut pas admettre d'un ancien président qu'il oublie la République et ce qu'elle porte depuis plusieurs décennies : un Etat de droit», a poursuivi M. Blachon.

Dénonçant les «effets dévastateurs de cette affaire qui vient cogner les valeurs de la République», le magistrat financier a estimé qu'elle avait «abîmé» l'institution judiciaire, la profession d'avocat et l'image présidentielle.

«Ce procès [...] n'est pas une vengeance institutionnelle»

Après plusieurs jours de débats tendus, le chef du parquet national financier Jean-François Bohnert a tenu des propos introductifs aux réquisitions.

«Ce procès comme tout procès n'est pas davantage une vengeance institutionnelle, ni celle de la magistrature, ni celle et encore moins du PNF», a déclaré Jean-François Bohnert. «Personne ici ne cherche à se venger d'un ancien président de la République». «Comme toute personne dans notre pays, un ancien chef de Etat a des droits qu'il convient de respecter mais il a aussi (...) l'impérieux devoir de respecter lui-même le droit car c'est bien cela l'Etat de droit», a-t-il insisté.

 

 

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Tag(s) : #Sarkozy
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