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Les GAFAM déclarent la guerre au parti Républicain… et à la démocratie

Le compte Twitter du président américain a été suspendu

RT FRANCE

Essayiste et fondateur du blog Le Courrier des Stratèges, Eric Verhaeghe revient sur la décision radicale prise par les géants du numérique et des réseaux sociaux de «déplateformer» le président américain Donald Trump.

Depuis les événements du Capitole, les GAFAM ont pris des mesures radicales contre Donald Trump, et contre les éléments les plus conservateurs du parti Républicain : les faire taire. Cette offensive constitue probablement le premier dévoilement aussi assumé de la tentation liberticide qui anime les géants du net aux Etats-Unis. Cette violation des libertés suscite un tollé en France, y compris chez ceux qui sont des ennemis déclarés du président américain. Le démantèlement de ces géants pour protéger la libre concurrence devient urgent. Les GAFAM sont-ils entrés en guerre contre la démocratie ? Les événements survenus ces derniers jours, et même ces dernières heures aux Etats-Unis, montrent l’étendue des dégâts qu’une « modération » des contenus haineux confiée à des entreprises privées peut créer.  Donald Trump banni des grands réseaux sociaux américains Les uns après les autres, les réseaux sociaux américains ont décidé de bannir Donald Trump. Désormais, le président américain est interdit de Twitter, et banni de Facebook et d’Instagram jusqu’au 20 janvier, jour de sa «déposition».  C’est la première fois qu’un chef d’Etat démocratiquement élu est ainsi censuré par les réseaux sociaux. Les GAFAM tentent de faire taire les conservateurs américains Les supporters de Donald Trump ont décidé de se «réfugier» sur le réseau social Parler. Pour éviter cet appel à la concurrence, Apple et Google ont décidé de ne plus proposer ce réseau en téléchargement, et Amazon a décidé de ne plus l’héberger.  Les GAFAM utilisent donc leur position dominante pour empêcher l’émergence de nouveaux acteurs sur le marché.  Les réseaux sont-ils vraiment neutres ? De façon claire et ouverte, cette affaire pose donc la question de la neutralité des acteurs du net. Les réseaux sociaux ne cachent plus qu’ils sont porteurs d’une idéologie politiquement engagée qui influence leurs choix en matière de «modération».  Le démantèlement des GAFAM devient indispensable pour revenir à des équilibres démocratiques plus satisfaisants.  Éric Verhaeghe Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

 

 

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Donald Trump accuse les Big Tech de faire «une chose horrible» au pays

Donald Trump accuse les Big Tech de faire «une chose horrible» au pays

Le président américain Donald Trump.

 

RT France
 

 

 

Quelques jours après avoir été banni de Twitter et Facebook, le président américain a sévèrement critiqué les deux plateformes, qu'il accuse d'avoir divisé le pays, mais aussi d'avoir commis une «erreur catastrophique».

«Je pense que les Big Tech font une chose horrible pour et à notre pays, et je pense que cela s'avèrera [être] une erreur catastrophique pour eux. Ils divisent et sèment la discorde», a déclaré Donald Trump ce 12 janvier devant des journalistes avant son départ pour Alamo, dans le sud du Texas, a rapporté Reuters.

 

Outre ses critiques virulentes visant les géants de l'internet tels que Twitter et Facebook, qui l'ont récemment banni – de même que des milliers de ses partisans – de leur plateforme, le président américain a laissé entendre qu'une «riposte» était en préparation, sans toutefois donner plus de détails.

Alors que le mandat de Donald Trump prendra fin le 20 janvier, Twitter, Facebook, ou encore Google ont pris des mesures drastiques pour limiter la portée du discours du chef d'Etat sur Internet. Autant de mesures qui ont suscité des critiques de toutes part, la chancelière allemande Angela Merkel, pourtant loin d'être une proche du président américain, ayant par exemple jugé «problématique» la fermeture des comptes de ce dernier.

 

Le réseau social Parler hors service suite à la décision d'Amazon de ne plus l'héberger

Le réseau social Parler hors service suite à la décision d'Amazon de ne plus l'héberger

Le logo de l'application Parler

Devenu le refuge de certains conservateurs bannis des autres plateformes, le réseau social Parler est hors service ce 11 janvier, au lendemain de la décision d'Amazon de couper l'accès de l'entreprise à ses serveurs.

Selon l'outil de vérification en ligne Down for everyone or just me, le réseau social Parler est hors ligne depuis minuit le 11 janvier 2021. La nouvelle n'est pas une surprise, Amazon ayant annoncé son intention de couper l'accès du réseau social à ses serveurs, invoquant l'incapacité de ce dernier à modérer ses contenus, notamment les «appels à la violence», suite à l'intrusion au Capitole le 6 janvier. «Récemment, nous avons constaté une augmentation constante des contenus violents sur votre site Web, qui enfreignent toutes nos conditions», avait fait savoir dans une lettre à Parler obtenue par NBC News la plateforme d'hébergement sur le cloud d'Amazon, Amazon web services.

Une volonté de «tuer toute compétition», selon le président de Parler

Le président de Parler John Matze a confié ce 11 janvier à Buzzfeed que le réseau social serait vraisemblablement hors ligne «plus longtemps que prévu». La veille, dans un communiqué publié sur son réseau social (donc désormais inaccessible), John Matze expliquait que Parler devrait être hors ligne une semaine, le temps de «reconstruire à partir de zéro». «Nous ferons de notre mieux pour passer à un nouveau fournisseur dès maintenant, car beaucoup sont en concurrence pour notre entreprise, mais Amazon, Google et Apple ont délibérément agi dans le cadre d'un effort coordonné en sachant que nos options seraient limitées et en sachant que cela infligerait le plus de dommages, juste après que le président Trump a été banni des réseaux sociaux [des Big tech]», soulignait-il.

Des comptes Twitter proches du camp Trump font état d'une disparition massive de leurs abonnés Selon John Matze, il s'agit d'une attaque coordonnée des mastodontes de l'internet pour «tuer toute compétition». «Vous pouvez vous attendre à ce que la guerre contre la concurrence et la liberté d’expression se poursuive, mais il faudra compter avec nous», avait-il affirmé.

Le 8 janvier, Google a suspendu Parler de son magasin d'applications. Apple a fait de même de lendemain après avoir donné 24 heures au réseau social pour mettre en place des mesures visant à «empêcher la diffusion de messages incitant à la violence».

Parler était devenu un refuge de certains internautes conservateurs américains qui dénoncent une censure grandissante à leur égard sur les réseaux sociaux des Big tech, tels Twitter et Facebook. Le phénomène a connu une accélération majeure ces derniers jours, plusieurs plateformes ayant récemment banni le président américain lui même ainsi que certains de ses proches, comme l'avocate Sydney Powell ou l'ancien conseiller à la sécurité nationale, le général Michael Flynn.

 

Tag(s) : #Etats-Unis, #Censure
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