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L'université de Nanterre vote la poursuite du blocage jusqu'à jeudi

Quand les étudiants de Nanterre votaient la grève...

Tout en espérant que le désespoir ne se transforme pas en colère, Emmanuel Macron demande encore de la patience...  !

 

Ce malaise estudiantin qui inquiète l’Elysée

Précarité, isolement, détresse psychologique pouvant aller jusqu’à des tentatives de suicide… Emmanuel Macron ne pouvait pas se déplacer dans une université, comme il l’a fait ce jeudi à Saclay, sans échanger avec des étudiants sur les conséquences, lourdes pour eux, de la crise sanitaire.

Face aux critiques de plus en plus fortes contre Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, il n’a eu d’autre choix que de monter en première ligne. Le malaise des jeunes, et plus particulièrement des étudiants qui, pour certains, sont privés de cours, de petits boulots et de sorties, est suivi de près au sein de l’exécutif.

Face à une triple crise – sanitaire économique et sociale – qui va occuper toute la fin de son quinquennat, Emmanuel Macron n’a pas besoin d’une révolte étudiante. Face aux signaux qui s’accumulent, l’exécutif redouble de vigilance.

Détresse Mercredi, à l’appel de plusieurs organisations étudiantes, des manifestations réunissant plusieurs centaines de jeunes ont eu lieu dans les grandes villes universitaires.

De plus en plus mobilisés, les syndicats étudiants haussent le ton pour dénoncer la précarité et demander un plan d’urgence. Sur les réseaux sociaux, le mot-clé #étudiantsfantômes réunit de multiples témoignages sur la détresse des étudiants et certains ont été partagés plusieurs milliers de fois.

Selon une étude Odoxa publiée en début de semaine, 80 % des étudiants ont peur de rencontrer des difficultés pour mener à bien leurs études, un pourcentage en hausse de 10 points en deux mois.

Les revendications étudiantes trouvent un relais politique.

Mettant en garde Emmanuel Macron contre une « bombe à retardement », Rachida Dati, la maire du 7 e arrondissement de Paris et ancienne candidate aux municipales, a demandé un « revenu minimum » pour les étudiants précaires.

Les écologiste ont, eux aussi, demandé des mesures d’accompagnement.

Allant plus loin, le député LFI François Ruffin a appelé les étudiants à refaire Mai 68.

A Saclay, Emmanuel Macron a apporté des premières réponses, comme la promesse d’une réouverture partielle des universités, l’élargissement des repas à 1 euro ou encore la mise en place d’un « chèque psy » pour faciliter le recours aux soins.

Mais face à une crise sanitaire qui s’installe dans la durée, les réponses efficaces ne sont pas aisées. « Les problèmes psychologiques sont plus complexes à résoudre que les problèmes économiques », admet-on au sein de l’exécutif.

Aux étudiants et aux jeunes, tout en espérant que le désespoir ne se transforme pas en colère, Emmanuel Macron demande encore de la patience et se garde bien de parler de lendemains qui chantent. « Il va falloir encore tenir », a-t-il dit la semaine dernière dans une lettre en réponse à une étudiante de Sciences Po Strasbourg qui l’avait interpellé pour exprimer ses difficultés, tout en lui promettant que les« choses [allaient] bouger dans le bon sens, mais en tenant compte des contraintes ».

Tag(s) : #Colère étudiante
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