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Washington sous le feu de critiques après l'inscription de Cuba sur sa liste noire du terrorisme

Des étudiants en médecine passent devant une image du défunt président cubain Fidel Castro, dans le centre de La Havane, Cuba, le 12 mai 2020. (Image d'illustration)

 

 

RT France

Le placement par l'administration Trump de Cuba sur la liste noire des pays soutenant le terrorisme a provoqué l'indignation et la condamnation d'un certain nombre de pays, parmi lesquels la Russie, le Venezuela, la Chine ou encore l'Iran.

Donald Trump pratique-t-il la politique de la terre brûlée pour mettre son successeur dans l'embarras ? Le 11 janvier, à neuf jours de la fin de son mandat, son administration décidait de porter un dernier coup dur à Cuba en plaçant de nouveau l'île socialiste sur la liste noire des pays soutenant le terrorisme, d'où elle avait été retirée en 2015 par Barack Obama, dont Joe Biden était le vice-président.

Cette décision de dernière minute de Donald Trump a été jugé «infondée» et fermement condamnée par de nombreux observateurs internationaux parmi lesquelles des hauts responsables politiques d'Iran, de Chine, de Russie et bien sûr d'Amérique latine.

Dès l'annonce formulée par Mike Pompeo, le président cubain a exprimé sa condamnation «ferme et absolue». «Au plus fort du cynisme, les terroristes et les membres immoraux de l'administration Trump nous accusent de parrainer le terrorisme», a écrit Miguel Diaz-Canel sur son compte Twitter. Il a souligné que le blocus américain sur son pays était lui «du terrorisme d'Etat».

La Russie a réagi le 15 janvier par la voix de la porte-parole de la diplomatie, qui a condamné «une démarche à caractère non constructif». «Il est absolument odieux d’accuser Cuba de fournir un refuge aux rebelles colombiens de l'Armée de libération nationale [ELN]», a détaillé Maria Zakharova lors de son briefing hebdomadaire.

«Aucune bonne action ne reste impunie», ironise la diplomatie russe

Car dans son annonce du 11 janvier, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo avait notamment cité comme argument le refus de Cuba d'extrader, à la demande de la Colombie d'Ivan Duque, des représentants de l'ELN présents à La Havane dans le cadre de négociations de paix depuis mai 2018. Cuba, qui avait été en 2016 l'artisan des pourparlers de paix fructueux entre le gouvernement colombien et l'ancienne armée rebelle des FARC, avait en effet été l'hôte de ces nouvelles négociations. Ces pourparlers ont été interrompus par un attentat de l'ELN contre une académie de police de Bogota en janvier 2019 qui a tué 22 personnes, à la suite duquel la Colombie a exigé de Cuba la détention et l'extradition de la délégation de l'ELN présente sur l'île. La Havane qui avait condamné l'attentat, a néanmoins refusé l'extradition, car cela impliquait l'incarcération de ces négociateurs de paix, ce qui constituerait une trahison de son rôle dans les pourparlers. Le protocole des pourparlers prévoyait en cas de rupture du dialogue le retour de ces dirigeants dans les campements de la guérilla en Colombie.

Ce sont les Etats-Unis d'Amérique qui soutiennent de nombreuses organisations terroristes

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https://francais.rt.com/international/82779-washington-sous-feu-critiques-apres-inscription-cuba-liste-noire-terrorisme

 

Tag(s) : #Etats-Unis, #-Cuba
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