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Le candidat à la présidentielle Andres Arauz, à Quito, en Equateur, le 7 février.

Le candidat à la présidentielle Andres Arauz, à Quito, en Equateur, le 7 février. RODRIGO BUENDIA / AFP

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LE COMMENTAIRE DE JEAN LEVY

L'Equateur va-t-il virer à nouveau dans le camp anti-impérialiste avec Cuba, le Venezuela, la Bolivie, l'Argentine et le Nicaragua ? 

"Le Monde" s'était empressé d'annoncer le repli des nations progressistes en Amérique latine, lors des scrutins précédents, quand les candidats de Washington, revenus au pouvoir,  avaient semblé faire tourner en arrière la roue de l'histoire.

C'est l'inverse qui se déroule aujourd'hui.

En ce qui concerne l'Equateur, nous le saurons lors du second tour, qui se déroulera le 11 avril prochain.

Joe Biden a du souci à se faire, lui qui se veut la maître du monde occidental, son "arrière-cour" en Amérique latine ne l'entendant pas de cette oreille.

Equateur : le socialiste Andres Arauz en tête du premier tour de la présidentielle Nouveau tournant anti-impérialiste de l'Amérique latine ? par Jean LEVY

L’économiste socialiste Andres Arauz, dauphin de l’ex-président Rafael Correa, figure de la gauche latino-américaine, était en tête du premier tour des élections en Equateur dimanche 7 février, mais devra en affronter un second le 11 avril, selon une projection officielle.

Arauz, 36 ans, candidat de la coalition Union pour l’espérance (UNES), a obtenu 31,5 %, suivi de l’avocat de gauche Yaku Perez, 51 ans, du parti Pachakutik, à 20,04 %, premier indigène à parvenir aussi loin à une présidentielle, dans ce pays en crise économique, aggravée par la pandémie de Covid-19 qui l’a sévèrement touché.

Mais l’ex-banquier conservateur Guillermo Lasso, 65 ans, du mouvement Créer des opportunités (CREO, droite), qui se présente pour la troisième fois à la présidentielle et qu’enquêtes de sortie des urnes comme sondages donnaient second, n’est pas loin derrière avec 19,97 %, selon le Conseil national électoral (CNE).

La présidente du CNE, Diana Atamaint, a précisé que cette projection se base sur les résultats de 90,4 % des 2 425 bureaux de vote sélectionnés sur un total de 40 000, pour ce décompte rapide du premier tour d’une élection visant à désigner le successeur de l’impopulaire président Lenin Moreno, ex-allié de Correa, qui achèvera son mandat de quatre ans le 24 mai.

Arauz confiant de sa « victoire »

« Il n’y a aucun doute, nous sommes en première place », s’est félicité Andres Arauz, qui avait crié « victoire » dès la fermeture des bureaux de vote.

Quelque 13,1 millions d’électeurs étaient appelés à choisir entre 16 candidats, un record. Pour l’emporter au premier tour, le gagnant devait engranger la moitié des voix plus une, ou au moins 40 % avec dix points d’avance sur le suivant.

Lasso, qui appelle au « changement », tente sa chance pour la troisième fois, après avoir perdu de deux points en 2017 face à Moreno alors corréiste. Dans la soirée, il s’est à nouveau dit confiant dans sa « victoire », au second tour.

De gauche mais opposé au corréisme, Perez bénéficie de la popularité du soulèvement social de 2019. Déclenchée par une hausse des prix des carburants dans le cadre d’une aide du Fonds monétaire international (FMI), la révolte s’était soldée par 11 morts, 1 340 blessés et avait fait vaciller le gouvernement.

Parmi les 13 autres candidats figurait une seule femme : Ximena Peña, candidate d’Alliance Pays (AP), parti au pouvoir affaibli.

La crise suscite un fort mécontentement. Déjà affecté par la chute des cours du pétrole, principal produit d’exportation, l’Equateur a doublé sa dette et craint une contraction de son économie de 8,9 % en 2020.

Bien que grand absent du scrutin, le charismatique mais polémique Correa a été présent tout au long de la campagne, jusque sur les affiches d’Arauz et dans un message vidéo diffusé jeudi lors du dernier acte électoral de son dauphin. « Merci cher Equateur ! La révolution citoyenne a gagné de façon accablante, en dépit d’une campagne sale et de quatre années de persécution brutale et d’infamies », a tweeté dimanche le chantre du « socialisme du XXIe siècle ». Il a dû renoncer à briguer la vice-présidence après avoir été condamné l’année dernière à huit ans de prison pour corruption.

Installé au pays de son épouse belge, il se dit « persécuté » par Moreno, qu’il qualifie de « traître » pour avoir renoué avec le patronat, les banques, les Etats-Unis et le FMI. Arauz a déjà annoncé qu’il pousserait à la révision des procédures judiciaires engagées contre Correa, et que son mentor serait conseiller du gouvernement.

Le Monde avec AFP

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