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Les médias financiers célèbrent le rachat du canadien Bombardier par Alstom ferroviaire, comme la démonstration de la volonté du pouvoir de redonner à cette industrie le label de leader mondial dans ce secteur, susceptible de défier sur le plan international  le géant chinois. CRRC. 

Et la cohorte des  journalistes chargés en toutes occasion du "service après vente" de l'Elyseée de chanter cocorico : notre industrie est de retour ! Avec un couplet sur le retour au "souverainisme industriel" de la France.

Et avec quel  label : Alstom ! De quoi faire oublier le largage d'Alstom Energie aux Américains, en 2014, un des plus beaux fait d'arme d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie...

Par exemple le journal le bien nommé "CAPITAL" exulte :

Face aux Chinois, le français Alstom montre ses muscles

Plus efficace, plus numérisé, le champion français du ferroviaire se renforce avec le rachat du canadien Bombardier, validé par la Commission européenne.

De quoi être mieux armé pour affronter le géant chinois CRRC.

Le P-DG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge a bûché pendant des mois, mobilisé ses ingénieurs, ses juristes et la banque d’affaires Rothschild* afin d’apporter toutes les garanties exigées par la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager. 

Alors pourquoi faire la fine bouche et ne pas célébrer le retour sur le devant de la scène de l'industrie française ?

Pour une bonne raison, c'est encore CAPITAL qui nous la donne :

Cette opération à 6 milliards d’euros, qui sera finalisée début 2021, fera de cet attelage baguette-caribou le numéro 2 du transport ferroviaire mondial, avec un chiffre d’affaires cumulé de 15,5 milliards d’euros. De quoi scotcher sur place Siemens, numéro 3 (8 milliards d’euros), et réduire l’écart avec le géant parapublic chinois China Railway Rolling Stock Corporation (CRRC), numéro 1 du secteur (28 milliards).

Evidemment, pour satisfaire Bruxelles, Alstom et Bombardier devront lâcher des pans de leurs business

 La plateforme Talent 3, l’investissement dans le train à grande vitesse Zefiro et l’usine de Hennigsdorf, près de Berlin, côté Bombardier. Les trains Coradia Polyvalent et l’usine de Reichshoffen, en Alsace, côté Alstom.

Ainsi, dans chaque annonce, il ya duperie sur la marchandise. 

L'opération Alstom-Bombardier n'a pas pour but de muscler davantage l'industrie française, mais de procurer aux actionnaires de la nouvelle société des profits plus élevés, et aux actionnaires, de confortables dividendes.

Jamais le capital n'a eu pour objet de satisfaire les besoins de la nation ou des particuliers. Ce qui l'intéresse , c'est le bénéfice à en tirer. Le plus souvent grâce au labeur d'une main d'oeuvre au coût mons élevé prélevée à l'étranger ou effectuée des immigrés.

C'est le cas de la fusion d'Alstom avec Bombardier.

* Comme pour la cession d'Alstom aux Américains...

 

Jean LEVY

Tag(s) : #Industrie française
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