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euronews

Un policier chilien se trouve en détention après avoir abattu vendredi un artiste de rue dans une petite ville du sud du pays, un incident qui a déclenché de violentes manifestations dans cette localité et suscité une vague d'indignation dans le pays.

Par milliers, ils sont venus dénoncé ce qu'ils considèrent comme une nouvelle affaire de violences policières. Une vaste manifestation s'est tenue vendredi dans la petite ville de Panguipulli dans le sud du Chili, après la mort d'un jeune artiste de rue, tué en plein jour et à bout pourtant par un carabinier. L'incident s'est produit alors que l'artiste refusait de se laisser contrôler par deux policiers.

La dispute a dégénéré. Un des agents lui a d'abord tiré une balle dans les pieds, puis a de nouveau tiré lorsque le jeune homme s'est jeté sur lui, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux et les chaînes locales. Selon la police, il s'agissait de "légitime défense", car l'homme portait une arme blanche. Selon des témoins, il s'agissait en fait de sabres de cirque, dont les lames sont arrondies.

L'officier de police, arrêté vendredi, a été présenté samedi à un tribunal qui a décidé de le maintenir en détention jusqu'à lundi. Le parquet présentera le même jour ses accusations et ouvrira une enquête sur cette affaire.

Des bâtiments publics brûlés

Les images de la mort du jeune homme ont fait le tour des réseaux sociaux, et ont indigné un grand nombre de personnes. A Panguipulli, la manifestation s'est rapidement transformée en émeute. Des participants ont mis le feu à plusieurs bâtiments publics, dont un a brûlé entièrement. Les manifestants ont aussi érigé des barricades dans les rues, jusqu'à ce que la police anti-émeute intervienne à coups de gaz lacrymogènes et de canons à eau, selon les images diffusées par les médias locaux.

Le ministre chilien de l'Intérieur Rodrigo Delgado a ordonné une enquête approfondie sur les événements et condamné l'incendie de bâtiments publics. "Nous regrettons profondément qu'une opération de police se termine par la perte d'une vie humaine", a-t-il dit depuis Santiago.

"Nous regrettons la mort de ce jeune jongleur. J'espère que justice sera faite", a déclaré Ricardo Valdivia, maire de Panguipulli à la radio locale Radio Cooperativa. C'était "une personne pacifique" qui vivait dans la rue, a-t-il ajouté auprès de médias locaux.

 

Analyse communiste internationale

 

Blog d'information et d'analyse des mouvements politiques

7 février (Prensa Latina)

Le Parti communiste du Chili (PC) a aujourd'hui condamné sévèrement la mort d'un artiste de rue abattu par un policier, et a exigé une révision complète de l'institution policière dans le pays.

Le meurtre du jeune Francisco Martinez vendredi dernier dans la ville de Panguipulli, dans la région de Los Rios, a généré une vague de protestations et de violence dans cette localité et en d'autres points du territoire national.

L'opposition a également rejeté les violations répétées des droits de l'homme par la police.

Dans une déclaration en cinq points, le PC exprime sa solidarité avec la famille et les proches de la victime et dénonce "la violation flagrante des droits de l'homme que, une fois de plus, l'institution des Carabiniers du Chili commet à l'encontre de citoyens sans défense qui voient leurs garanties les plus minimales affectées, comme le droit à la vie".

Elle rejette également "l'utilisation criminelle et abusive de procédures" qui vont au-delà des règles de base d'une force de police, dont les actions menacent la vie quotidienne des personnes, qui voient leurs droits menacés, comme l'utilisation des voies publiques ou du travail, par crainte d'être réprimées, battues, arrêtées, abusées ou tuées.

La déclaration exige "la refondation totale de l'institution des carabiniers, qui est de plus en plus délégitimée en raison des cas de corruption qui l'impliquent et de son action policière autonome, sans aucun contrôle civil".

A cet égard, il souligne que "la seule possibilité d'avancer dans une démocratie saine pour notre pays passe par cette refondation et non par des réformes mineures, incapables de modifier la police répressive".

Enfin, il demande que le ministère de l'intérieur et le directeur général des carabiniers assument la responsabilité de ces événements, en premier lieu, et en second lieu, le président Sebastián Piñera et son gouvernement, "dont l'héritage indélébile sera les violations répétées des droits de l'homme que nous avons largement connues".

La dépouille de Francisco Martinez est aujourd'hui sous surveillance dans la commune de Puente Alto, dans cette capitale, où la veille des protestations et des émeutes ont également eu lieu à différents endroits pour que les actions violentes des carabiniers soient réprimées et que justice soit rendue aux responsables.

Tag(s) : #Chili Répression Résistance PCC
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