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Où en est-on à un an de la Présidentielle ?  La  partie est-elle jouée ?  par Jean LEVY

La bourgeoisie d'affaire redistribue-t-elle ses cartes ?

Et surtout la partie est-elle jouée ?

 

En 2017, le clan Macron accède à l'Elysée.

C'est directement l'oligarchie financière qui confisque tous les pouvoir d'état : les administrateurs du CAC 40 compte gérer la France et les Français comme leur start-up personnelle. Nombre d'élus PS et LR courent à la soupe . L'opération LREM semble aboutir à une redistribution des cartes, les partis s'étant évanouis comme par enchantement. 

Or, le gouvernement Philipe, comme celui de Castex ne sont en fait qu'une grande coalition à l'allemande qui va de la social-démocratie à la droite bourgeoise traditionnelle, le spectre politique que Juppé incarnait encore en 2017.  Le support politique du nouveau président étant La République En Marche, avec ses députés cooptés sur listing informatique. Car il était difficile alors en France, du fait de la dualité traditionnelle gauche-droite bien ancrée dans les esprits, d'annoncer clairement la solution d'outre-Rhin.

Ainsi les forces de l'argent ont agité la bouteille PS-LR pour en sortir Macron, qui fut d'abord secrétaire-adjoint de l'Elysée, par la grâce de François Hollande,  puis son ministre de l'Economie en 2014. Puis ce fut la marche à la Présidence de celui-ci, deux ans plus tard.

Très vite, pour nombre de Français, Emmanuel Macron est baptisé "Président des Riches",  sa première mesure-phare étant la suppression de l'impôt sur la fortune, complétée par la destruction finale du Code du Travail, la dernière garantie légale des salariés. Ses fonctions antérieures à la direction de la banque Rothschild ont montré clairement à la population la filiation du monde des affaires à celui de la politique.

Quatre ans ont passé.

Le bilan d'Emmanuel Macron " au service des riches" a fait de celui-ci le président le plus détesté de la Cinquième République. L'explosion populaire des Gilets jaunes a accéléré la tendance.

Nous en sommes-là à un an des Présidentielles. Tout semble joué contre Macron. Sauf qu'aucune force politique n'incarne la rupture sociale et politique souhaitée.

Pour l'ancien associé-gérant de la banque Rothschild, trouver l'adversaire qu'il estime battre facilement est au centre de sa stratégie. Il croit l'avoir décelé en la personne de Marine Le Pen. et renouveler ainsi l'opération de 2017. Quitte à faire de la dirigeante du Rassemblement National, l'épicentre de l'opposition. Et tous les politiques et journaleux à leur service, d'emboîter le pas. On se croirait déjà avant le second tour, les choses étant déjà jouées.

Et Emmanuel Macron, conscient d'un possible désastre aux élections régionales de juin prochain, joue les bons apôtres, annonce qu'il est converti aux idées nouvelles, qu'il ne pense qu'aux jeunes, jusqu'à simuler d'en être un parmi les autres. D'où sa scène avec les youtubeurs. Et de changer de costume en toutes occasions : prêt à faire la manche, d'aller "en boîte", d'embaucher chez Uber, et pourquoi pas de guetter dans les "quartiers" ou de créer sa start-up avec des copains ?

Les sondeurs s'en donnent à coeur-joie, leurs scores repris dans les gazettes : Macron réélu dans tous les cas de figure contre Marine Le Pen.

Et de mettre en avant les scores à bas niveau de leurs concurrents : les candidats qui se réclament de "gauche", comme ceux qui se placent à droite.

Certes, un outsider, Xavier Bertrand, ex-ministre de Sarkozy, est présenté comme l'opposant menaçant... 

Un Macron peut en cacher un autre !

De quoi désespérer Billancourt, si l'usine existait encore...

Vous vous rendez compte, Macron réélu, Macron encore à l'Elysée pour cinq ans ?

La tête que vous feriez le soir, à 20 heures, à la télé ?

En fait rien n'est joué. 

Les médias et les sondeurs vous racontent des histoires. Leurs chiffres sont truqués pour mieux vous désespérer. Car ils ne prennent en compte que les voix exprimées par les sondés. Pas un mot sur l'abstention. Et celle-ci, bulletins blancs compris, dépasse 50%. Un électeur sur deux. Cela conduit à réduire de moitié les scores annoncés.

Cela change tout !

Macron, en finale à moins de 25%, tout comme sa rivale. Nous sommes loin de la vague bleue annoncée et de la confiance redonnée au Président sortant...

Le parti qui refuse Macron et tous ses concurrents, a la confiance du peuple, mesurée à plus de 50% !

C'est le parti gagnant de tous ceux qui ne veulent plus du Président.

La partie est encore ouverte : il suffirait qu'un candidat reflète cette majorité pour tout changer. Non seulement le locataire de l'Elysée, mais la politique suivie depuis plus de trente ans. Afin que les affaires du pays ne se traitent plus dans les salles de marché, que le CAC 40 ne dicte plus ses lois, que la France reprenne sa souveraineté en tant qu'Etat et de Nation, en rompant tout lien de subordination avec Bruxelles et la finance internationale...

Il suffirait qu'un candidat fasse de ces conditions son programme électoral pour tout modifier, notre moral en premier, et redonner espoir à tout le peuple entier...
 

Jean LEVY

 

Tag(s) : #Politique française, #Macron
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