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Carte du Mali (www1.alliancefr.com). | Download Scientific Diagram

Le colonel Goïta désigné président de la transition par la Cour constitutionnelle malienne

Le colonel Assimi Goïta (à droite) en compagnie de l'ancien président du Niger Mahamadou Issoufou (à gauche) le 15 septembre 2020 à Accra au Ghana (image d'illustration).

 

Ça n'empêche pas Nicolas

 

 

Un second coup d'état militaire au Mali suscite colère et indignation à l'Elysée.
Le précédent n'avait pas, semble-t-il, rencontré d'hostilité de la part du pouvoir français. 

Pourquoi cette soudaine colère et les menaces de sanctions, appuyées par l'Union européenne ?

De quel droit les événements intérieurs, qui se passent dans un pays dit souverain, puissent conduire la France - et l'Europe -  à intervenir à l'encontre du nouveau pouvoir ?

Des intérêts sont sans doute en jeu. Les nouvelles autorités du Mali auraient-elles "changées de camp au niveau des alliances et des accords économiques ?

Le proche avenir nous le dira.

Casque colonial françaisDu passé, Macron ne fait pas table rase...

Mali : le nouveau pouvoir issu d'un second coup d'état militaire ne plait ni à l'Elysée, ni à Bruxelles...
Mali : «Coup d'État inacceptable» pour l'UE, prête à prendre «des sanctions ciblées», annonce Macron

Le président Bah Ndaw et le premier ministre Moctar Ouane ont été conduits par des soldats au camp militaire de Kati, près de Bamako.

«Un coup d'État inacceptable»: les dirigeants européens ont «condamné avec la plus grande fermeté l'arrestation du président du Mali et de son premier ministre», a déclaré mardi Emmanuel Macron à l'issue d'un sommet européen, la France demandant une réunion d'urgence au Conseil de sécurité de l'ONU.

 

«Nous sommes prêts, dans les prochaines heures, si la situation n'était pas clarifiée, à prendre des sanctions ciblées» contre les protagonistes, a affirmé Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse.

«Condamné avec la plus grande fermeté l'arrestation du président de la transition»

L'homme fort du pouvoir malien, le colonel Assimi Goïta, a indiqué mardi avoir déchargé de leurs prérogatives le président et le premier ministre de transition, coupables selon lui de tentative de «sabotage», dans ce qui s'apparente à un deuxième putsch en neuf mois. «Nous avons condamné avec la plus grande fermeté l'arrestation du président de la transition, de son premier ministre et de leurs collaborateurs», a rapporté Emmanuel Macron. «Ce qui a été conduit par les militaires putschistes est un coup d'État dans le coup d'État inacceptable, qui appelle notre condamnation immédiate», a dit le président français.

Dans une déclaration de reprise en main malgré l'atterrement causé chez les Maliens et la large réprobation internationale, le colonel Goïta a reproché au président Bah Ndaw et au premier ministre Moctar Ouane d'avoir formé un nouveau gouvernement sans le consulter, bien qu'il soit en charge de la défense et de la sécurité, domaines cruciaux dans le pays sahélien en pleine tourmente. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a, quelques minutes avant Emmanuel Macron, indiqué devant l'Assemblée nationale que la France demandait une réunion d'urgence devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

Elle «condamne avec la plus grande fermeté ce coup de force», «exige la libération des autorités» et «la reprise immédiate du cours normal de la transition», a déclaré M. Le Drian. Selon lui, «le caractère civil de la transition est une condition sine qua non de la crédibilité du processus de transition et du soutien que les partenaires internationaux peuvent apporter aux autorités maliennes». «Si d'aventure il n'y avait pas un retour à l'ordre de la transition, nous prendrions des mesures immédiates de ciblage contre les responsables militaires et politiques qui entravent la transition», a averti le ministre français, la Minusma, l'Union africaine (UA), les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont aussi condamné «fermement la tentative de coup de force». Ils ont rejeté par avance tout fait accompli, y compris une éventuelle démission forcée des dirigeants arrêtés. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi «au calme» au Mali et à la «libération inconditionnelle» de MM. Ndaw et Ouane.

Mouvement de grève suspendu

Le principal syndicat malien a annoncé mardi suspendre la grève lancée cette semaine, pour ne pas aggraver la crise politique dans laquelle est plongé le pays. L'Union nationale des travailleurs maliens (UNTM), qui regroupe des salariés des secteurs public et privé, a lancé lundi une deuxième grève de quatre jours en un mois sur les salaires, les primes et les indemnités.

La mouvement est suspendu, a dit à l'AFP Ousmane Traoré, secrétaire chargé des questions économiques de l'UNTM. «La centrale syndicale ne veut pas augmenter la souffrance éventuelle de la population à travers cette nouvelle crise politique», a-t-il expliqué.

VOIR AUSSI – Au Mali, la junte accuse les leaders de la transition de "sabotage"

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Tag(s) : #Mali France
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