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Histoire et société

Notre camarade Jean-Claude Delaunay, Zhehai en chinois, économiste membre du PCF qui vit en Chine a transmis son témoignage hier au site Histoire et Société. A ce jour, en Chine plus de 400 millions de personnes ont été vaccinées, soit le quart environ de la population. Cela demande une très importante organisation que seule une société socialiste est actuellement en mesure de réaliser, non pas parce qu’elle autoritaire, comme le disent les imbéciles, mais parce qu’elle est socialiste.

 

La vaccination occupe chaque centre de soins à plein temps, du matin au soir, un jour par semaine. Plusieurs centres vaccinent chaque jour sur un même territoire. Mais le travail de vaccination et de soins ainsi que de consultation est réparti. Les vaccinations ont donc lieu sans que les soins soient interrompus sur le territoire en question. Les candidats à la vaccination s’inscrivent sur des listes et reçoivent des dates parmi lesquelles ils doivent choisir. Si cela ne leur convient pas, d’autres sont informés des places libres, etc..

La population chinoise étant coopérative, et tout le monde ayant un téléphone portable, cela fonctionne bien et permet au grand nombre de bénéficier rapidement et gratuitement de ce soin. La vaccination doit être renouvelée 21 jours après la première injection.

C’est dire que quand tout aura été terminé, en Chine 3 milliards de vaccins auront été administrés. C’est dire aussi l’organisation de la production en amont que cela suppose et la coordination de cette organisation intérieure avec l’activité mondiale, car la Chine ne vaccine pas que des Chinois.

J’étais le seul étranger dans le flux de ce matin du 20 mai dernier, et les Chinois m’ont intégré dans le flux sans faire d’histoire, d’autant que je suis arrivé tôt et que je suis un vieil habitant de Nanning. Mon nom chinois est Zhehai (哲海). Cela dit, vers les 12 heures, quand je suis sorti du processus, la queue extérieure était longue. Le personnel soignant, respecté de tous, accomplit un boulot énorme.

Évidemment, la question la plus importante que se posent les gouvernements des pays capitalistes n’est pas celle de coopérer avec la Chine. C’est celle de savoir comment dénigrer cette expérience. Un argument a été récemment lancé : la vaccination serait, en Chine, territorialement inégalitaire.

Il est clair que des choix sont effectués, des ordres de priorité sont mis en place. Mais les Chinois savent que tout le monde sera vacciné et le sera rapidement. Ils (elles) savent aussi qu’en Chine, la pandémie est entièrement sous contrôle. C’est dire qu’il n’existe aucune inquiétude sur le fait de savoir si l’on attrapera ou non la maladie avant d’avoir été vacciné.

Hier, un cas a été repéré dans le Guangxi, un type qui revenait de l’Ouganda me semble-t-il. Avant hier, un autre cas s’est déclaré dans la province du Shangdong. Les précautions s’imposent. Chacun se doit de les respecter et de suivre les règles élémentaires de l’hygiène et du port du masque.

Mais au delà de ces précautions individualisées, les autorités sanitaires veillent. Partout, les températures sont prises. En 1950, le niveau de développement de la Chine était inférieur à celui de l’Inde, laquelle sortait à peine de la domination britannique. C’est dire que le niveau de développement chinois était vraiment bas.

Aujourd’hui, on peut comparer ces deux pays et en tirer les conclusions qui s’imposent : l’impérialisme et le capitalisme industriel ont fait leur temps. Les grandes bourgeoisies sont désormais obsolètes. Ce sont des plaies vivantes et mortifères. Elles doivent être chassées des lieux de gouvernement et de pouvoir.

Jean-Claude Delaunay

Illustration : notre camarade Jean-Claude Delaunay et son ouvrage « rompre avec le capitalisme, construire le socialisme » aux Éditions Delga

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Tag(s) : #Chine
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