Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Institut Montaigne pe Twitter: "[Offre de #stage] L'Institut Montaigne  recherche un stagiaire #RP Web. Tous les détails ici http://t.co/YUL45OYiEg  http://t.co/ldWw4YY43M"

L'ultra libéral Institut Montaigne, maître à penser de Macron,

selon

Libération

Accueil | Institut Montaigne

Après une expérience de la pandémie et du confinement intense mais de courte durée, la Chine a connu la reprise économique la plus rapide et la plus forte au monde.

Ce rebond a en grande partie reposé sur un soutien à la production et sur l’offre, exportations comprises. Les économistes chinois se demandent s’il faut y voir une tendance durable ou davantage un pic.

La voie choisie par la Chine tranche avec celles des autres grandes économies, où l’assouplissement monétaire et les mesures économiques ont été conçus pour soutenir la demande et la consommation face à une pandémie étendue dans le temps.

Cette note se penche sur ce qui retient aujourd’hui l’attention des analystes chinois quant aux politiques macroéconomiques du pays, notamment les politiques budgétaires et de crédit, aux engagements pris en matière de décarbonation et à la question démographique. Les regards chinois semblent porter principalement sur l’économie chinoise elle-même et ses politiques monétaire et fiscale. Lorsque les économistes chinois observent l’international, leur regard se porte avant tout sur les décisions économiques que prennent et prendront les États-Unis. Les autres économies du monde bénéficient d’une attention bien moindre.

Se dégage des débats chinois actuels un sentiment d’incertitude, incertitude qui se retrouve également dans les déclarations officielles du pays à propos de l’économie mondiale et de la Chine de 2021.

Mais les débats révèlent aussi une volonté, exprimée par au moins quelques experts chinois, de voir émerger des politiques plus volontaristes, qu’il s’agisse de politiques d’expansion monétaire ou du soutien à la demande et à la croissance par le marché. Les analyses passées en revue dans cette note ne sont pas celles de l’auteur, même s’il les commente parfois.

Certains aspects importants, que des experts internationaux auraient sans doute mentionnés, ne sont pas mis en avant par les vues chinoises consultées. Ce que révèlent les chiffres Selon la doctrine officielle du pays, la Chine est encore un pays en développement.

Mais les économistes tendent plutôt à prendre pour base de comparaison les économies de l’OCDE, plutôt que les économies émergentes ou en développement. À première vue, tous les signaux sont au vert : la reprise économique de la Chine au premier trimestre 2021 semble prolonger la reprise du deuxième semestre 2020.

Dans le détail, le tableau est plus nuancé : les analystes chinois dépeignent une reprise plus forte du côté de l’offre que du côté de la demande, et plus forte dans le secteur du logement et de la construction que dans l’industrie manufacturière ou même les infrastructures. Le tableau qu’ils brossent suggère aussi un écart grandissant entre régions côtières et intérieures, ainsi qu’entre le nord et le sud du pays.

Les investissements directs étrangers et les flux de capitaux financiers à destination de la Chine sont repartis à la hausse. Les médias officiels saluent ici un « vote de confiance par les capitaux internationaux ». En 2020, la Chine est devenue la destination privilégiée pour les investissements, devant les États-Unis, et continue à battre des records au premier trimestre 2021.

Les exportations chinoises ont aussi atteint des niveaux historiques en 2020, avec un excédent commercial de 535 milliards de dollars sur l’année. La tendance reste tout aussi frénétique au premier trimestre 2021. Le mois de mars 2021 est néanmoins aussi celui d’un fort rebond des importations (+ 38,1 % en glissement annuel, en comparaison avec une croissance des exportations évaluée à 30,6 % sur la même période). Cette caractéristique rompt avec la tendance de 2020.

Le rebond des importations pourrait s’expliquer par les craintes de la Chine face au risque d’une poussée inflationniste mondiale et par le fait qu’elle anticipe des difficultés politiques internationales, et stocke de manière préventive énergie, produits agricoles, matières premières et composants informatiques.

Derrière les statistiques d’ensemble et le dynamisme du commerce extérieur, certains autres aspects de la conjoncture semblent plus calmes − ou plus stables, selon le point de vue dans lequel on se place. On note une réduction progressive du soutien public à l’économie, à la fois du côté du budget central et du côté des crédits. Le « financement social total », qui regroupe tous les crédits accordés aux acteurs privés par le système financier, enregistre une baisse considérable.

La Chine, qui n’a pas eu recours à l’assouplissement quantitatif, est la seule grande économie à normaliser ses politiques fiscales et monétaire. Les autres économies s’efforcent de tirer la croissance mondiale en subventionnant la demande. 

Tag(s) : #Chine Economie
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :