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Carte de l'évolution des zones de contrôle du territoire afghan par le gouvernement ou les talibans,...

Avancées des talibans en Afghanistan au 8 août et au 14 août

Et le15 août, les Talibans sont dans Kaboul...

TEXTE COMPLETE

Un peu d'histoire...

 

Rappelons-nous : en 1979, l'armée soviétique intervient en Afghanistan pour aider un groupe d'insurgés communistes qui ont pris le pouvoir à Kaboul. Ceux-ci installent un gouvernement progressiste dans la capitale, pouvoir qui donne aux femmes tous les droits jusqu'ici réservés aux seuls hommes, développe les écoles pour garçons et filles, ouvrent à celles-ci l'accès à l'université. 
 

Ces réformes heurtent de plein fouet la religion et les traditions islamistes, qui ont force de loi dans les provinces afghanes. La civilisation semble s'être figée au Moyen-Age.

Très vite, des combattants  engagent la guérilla contre le gouvernement - dont l'autorité ne dépasse guère la capitale - et les forces soviétiques  qui soutiennent ce pouvoir laïc. 

Aussitôt, les Etats-Unis vont aider massivement les insurgés anticommunistes, leur fournissant les armes les plus sophistiquées contre l'aviation russe.

C'est ainsi que s'est développée une force armée combattant, au nom de la religion musulmane, soutenue et équipée par Washington, force qui fera nombre d'émules au nom du Prophète. La CIA s'en servira plus tard contre les peuples qui n'acceptent pas la loi du Dollar.

Certes, l'intervention des Soviétiques en Afghanistan peut donner lieu à des critiques :  toute intervention militaire en pays souverain est condamnable. Mais celle de Moscou en 1979 répondait à l'appel des autorités de Kaboul. La faute, c'est, peut-être d'avoir mal analysé les véritables rapports de force en Afghanistan et la réalité politique dans ce pays.

L'Union soviétique l'a payé très cher en hommes et en réputation.

Et aujourd'hui ceux qui, en Occident,  pleurent sur "le pauvre peuple afghan" victime des Talibans, ont prêté la main au fanatisme musulman préféré à "l'ennemi communiste".

Jean LEVY

RAPPEL HISTORIQUE DES GUERRES D'AFGHANISTAN

aidé des infos de

 

 
Territoires contrôlé par les parties en conflit en 1996.
 
Un milicien de l'alliance du Nord le 1er janvier 2002.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la première guerre d'Afghanistan et le retrait de l'Armée rouge en 1989, les moudjahiddin afghans parvinrent à renverser le régime communiste en 1992.

 

LA LUTTE POUR LE POUVOIR

ENTRE TRIBUS ET FACTIONS ISLAMISTES

 

Cependant, le partage du pouvoir entre les différents seigneurs de guerre victorieux s'avéra impossible dans la durée. Une violente guerre civile, causée par les différends entre ethnies luttant pour le contrôle des différentes provinces, éclata alors entre les diverses factions. À l'origine (fin 1994), les talibans s'inscrivent dans ce schéma. Cependant, soutenus par les services secrets pakistanais et issus de l'ethnie pachtoune majoritaire d'Afghanistan, ils s'imposent en moins de deux ans dans le sud du pays, dominé par les Pachtounes.

Face à ces progrès, les moudjahiddin non talibans renforcés de quelques autres groupes avaient créé une coalition connue sous le nom d'Alliance du Nord, laquelle ne contrôlait plus en 2001 que la partie nord du pays. À cette époque, le gouvernement taliban est le gouvernement de facto du pays bien que reconnu seulement par le Pakistan, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis et mis à l'index par l'ONU.

En , les talibans ont signé un accord sur la construction d'un gazoduc traversant leur pays avec le consortium CentGas (en) menée par la compagnie américaine Unocal mais la situation politique a fait que cette dernière abandonne le projet le , au lendemain de l'opération Infinite Reach de représailles après les attentats des ambassades américaines en Afrique. L'actuel président d'Afghanistan mis en place par les Américains Hamid Karzai aurait été, à l'époque, consultant pour cette compagnie.

De son côté, l'Alliance du Nord, qui comprend le gouvernement officiellement reconnu par l'ONU, éprouve de grandes difficultés. Militairement, ses forces sont inférieures et elle est divisée entre différentes ethnies, Ouzbeks et Tadjiks notamment. Les liens entre alliés sont donc relativement faibles. Le , le chef de l'AllianceAhmad Shah Massoud, est assassiné vraisemblablement par des agents d'Al-Qaïda lors d'un attentat-suicide, affaiblissant encore plus l'Alliance.

La situation change avec les attentats du 11 septembre 2001.

En effet, dès le , les États-Unis et le Royaume-Uni désignent ouvertement Oussama Ben Laden comme responsable. Ils préviennent les talibans que leur soutien à Oussama Ben Laden aura des « conséquences » et demandent son extradition.

De nombreux pays, alliés des États-Unis, ayant les mêmes intérêts ou craignant de s'attirer une hostilité américaine durable voire de se trouver mêlés aux attentats du , promettent aussitôt leur soutien ou leur concours. Les plus notables, qui arrivent dès le , sont le Pakistan dont le président annonce un « soutien illimité à la lutte contre le terrorisme », l'OTAN, le Conseil de Sécurité de l'ONU et les ministres des finances du G7.

Des discussions américaines ont également lieu avec la Russie et la Chine le . Le même jour, le conseil OTAN-Russie déclare son intention de lutter contre le terrorisme. Le Premier Ministre australien déclare le  que les accords défensifs de l'ANZUS peuvent s'appliquer tandis que les 19 pays membres de l'OTAN se déclarent solidaires des États-Unis. Le , c'est le tour de l'OEA de déclarer les accords de défense de cette organisation applicables. Enfin, le , le pape Jean-Paul II reconnaît un droit à légitime défense aux États-Unis. Ainsi, en quelques jours, les États-Unis sont assurés d'un large soutien international leur laissant la possibilité de riposter.

Cependant, le soutien le plus important se traduit le  par la demande du Conseil de sécurité des Nations unies envers les talibans d'appliquer la résolution no 1 333 et l'extradition d'Oussama Ben Laden devant les autorités compétentes. 4

Le vote russe s'effectue durant la mandature d'Elsine, le président qui largue les richesses nationales de son pays à d'anciens responsables poltiques et économiques issus du PCUS qui "marchandisent " l'URSS...

Le même jour, les talibans repoussent les premières demandes d'extradition et appellent à la réunion d'une assemblée de religieux musulmans pour décider du sort d'Oussama Ben Laden5. Le 20, ce conseil demande au chef d'Al-Qaïda de quitter l'Afghanistan. En revanche, les talibans annoncent qu'ils répliqueront à toute attaque des États-Unis. Enfin, le , l'ambassadeur taliban au Pakistan déclare que son pays ne livrera pas Ben Laden sans que lui soient fournies des preuves de son implication dans les attentats.

Dans le même temps, l'armée américaine commence des missions de reconnaissance en Afghanistan. Un drone est ainsi perdu (peut-être abattu) le .

Le même jour, les combats reprennent entre l'Alliance du Nord et les forces talibanes. Les premiers obtiennent deux jours plus tard l'assurance d'un soutien accru de la Russie. Les Américains revendiquent toutefois le contrôle des opérations, refusant à l'ONU le droit de les surveiller, tandis qu'ils promulguent un amendement empêchant les soldats américains d'être déférés devant la Cour pénale internationale.

Les menaces américaines et britanniques contre les talibans se font alors plus pressantes début octobre alors que les premières unités militaires gagnent la région (discours de George Bush ou de Tony Blair le ). De plus, les Anglo-américains préparent un éventuel nouveau régime en entamant des discussions avec l'ancien, et âgé, roi d'Afghanistan Mohammed Zaher Chah. Le 5, le gouvernement pakistanais se déclare également convaincu de l'implication d'Oussama Ben Laden dans les attentats.

Intervention française en Afghanistan
 
 

 

Les forces de l'armée française interviennent dans la guerre d'Afghanistan depuis fin 2001 dans deux opérations internationales distinctes : la force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF) sous commandement de l'OTAN, et l'opération Enduring Freedom sous commandement américain. En 2010, elle est quatrième contributrice de la coalition.

Les forces combattantes françaises seront retirées fin 2012.

Les opérations militaires US commencent le , et le lendemain, le ministre Donald Rumsfeld annonce que la guerre se poursuivra jusqu'à la « destruction des réseaux terroristes ».

La guerre US contre le pouvoir afghan des Talibans commence.

.Elle va durer vingt ans, le même temps que la guerre du Vietnam.

Et comme celle-ci, elle se terminera pour les Etats-Unis, par le désastre et l'humiliation : aujourd'hui, on revoit les mêmes scènes de panique observées  à Saïgon en 1975...

Tag(s) : #Afghanistan