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La décision de la Cour suprême fut précédée de nombreuses manifestations pour la dépénalisation de l'avortement (ici à Mexico en juillet 2020)

« C’est un pas de plus dans la lutte historique pour l’égalité (des femmes), la dignité et le plein exercice de leurs droits », a déclaré le président de la Cour, Arturo Zaldivar.

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Le code pénal de l’État de Coahuila, dans le nord du Mexique, punissait jusqu’ici les femmes qui se faisaient avorter avec des peines allant jusqu’à trois ans de prison. Le mardi 7 septembre, au cours d’une séance plénière organisée pour examiner la constitutionnalité de ces articles, la Cour Suprême du Mexique a voté à l’unanimité pour la dépénalisation de l’avortement. Toutes les femmes du pays auront désormais accès à l’IVG et celles qui ont été emprisonnées pour avoir avorté vont être libérées. Une victoire historique pour les mexicaines ayant lutté pour leurs droits.

Évalué en 2018 par les Nations unies comme étant l’un des pays les plus violents envers les femmes au monde, ce pas est porteur d’espoir pour le droit des femmes mexicaines. Selon Reforma, les juges n’ont invalidé que les dispositions du code pénal de Coahuila, or l’avortement est actuellement interdit dans 30 états mexicains.

Les articles des codes pénaux toujours en vigueur des 29 autres états qui criminalisent l’avortement établissent diverses peines contre les femmes, dont 23 d’entre eux qui appliquent des peines de prison, d’une durée de quinze jours à six ans.

Si le Mexique est un pays fédéré où les Etats sont autonomes dans l’adoption de leurs lois, la décision établit cependant une jurisprudence dans tous les tribunaux du pays ; la justice fédérale pourra donc annuler les poursuites engagées par les juges.

Selon Alex Alí Méndez, avocat constitutionnel et expert des questions d’avortement, si un établissement de la santé leur refuse l’avortement, les femmes souhaitant mettre fin à leur grossesse pourront saisir la justice afin qu’un juge fédéral puisse ordonner que l’avortement soit pratiqué.

Cet arrêt a donc bel et bien une portée nationale.

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Brandissant le foulard vert portant la mention #AbortoLegalYa, la décision est un succès pour la revendication des droits des femmes en Amérique latine, faisant suite à la légalisation tant attendue de l’avortement en Argentine de décembre 2020.

Il l’est également en Uruguay et à Cuba, mais est strictement interdit au Salvador, au Honduras, au Nicaragua, en République dominicaine et à Haïti. Dans les autres pays, il n’est autorisé que s’il y a un danger pour la vie de la femme enceinte, et dans certains cas s’il y a eu viol, ou si le fœtus n’est pas viable.​​​​​​​​​​​​​​

 

 

Tag(s) : #Mexique Avortement Légalisation
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