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La Révolution et l'État, la bourgeoisie et les rentiers de la terre.

 

Au travers des situations historiques et de l'idéologie révolutionnaire impliquée, en Grande Bretagne, aux États-Unis, en France, en Russie au XIXème siècle.

Le but de la révolution prolétarienne annoncée dès 1848 par Karl Marx est la saisie de l'État bourgeois, et sa destruction pour le remplacer par une administration mondiale neutre et rationnelle de tous les besoins humains, à la suite d'une dictature révolutionnaire du nouveau prolétariat ouvrier issu de la révolution industrielle, et dans la pratique en Russie en 1917 quand ce processus a commencé à se réaliser, ce fut la tâche des ouvriers et surtout des soldats, qui constituèrent le moyen terme d'une alliance avec la paysannerie pauvre dont la plupart était issue. Comme on voit, la réalité pratique se distingue de l'épure théorique. Le rôle du soldat, c'est à dire de l'agent armé de l'État entré en dissidence, est décisif dans les révolutions réelles.

 

Beaucoup de révolutionnaires (réels, ou seulement auto-proclamés) considèrent l'État (bourgeois ?) et ses représentants policiers, militaires (et plus rarement juridiques, et pourtant !) comme leurs adversaires principaux, ils parlent beaucoup d'affronter le capital mais dans la pratique, ils ont plutôt affaire aux forces de maintien de l'ordre dans la rue, qui d'ailleurs ne sont pas très méchants avec eux depuis mai 68 [ ceci a commencé à changer en 2016 sous Manuel Valls].

 

Or la révolution en tant que concept est principalement la saisie du pouvoir d'État ; il y a des sens dérivés à ce mot « révolution », (dans l'expression "révolution industrielle" notamment) mais le concept se vide de sens précis s'il ne signifie pas le remplacement du pouvoir politique par un autre qui assume le programme conscient de ce changement. La révolution industrielle est une révolution parce qu'elle implique une transition politique entre le régime de deux classes différentes : les rentiers du sol et les détenteurs du capital industriel (le capital financier servant de moyen terme). S'il n'y a pas quelque part de saisie du pouvoir de l'État, il n'y a de révolution que métaphorique.

 

Mais cette première transition ne peut s'achever que par 

un compromis, parce que la classe des rentiers est aussi celle de l'État diplomatique, militaire, administratif, juridique, esthétique, dont la bourgeoisie a besoin pour réguler son contrôle de la société. Ou par la reconstitution d'une nouvelle classe de rentiers, sur une autre base (par exemple, sur les titres boursiers des monopoles, et aujourd'hui, sur la propriété des droits intellectuels).

 

Or on peut se demander si plutôt que de s’emparer du pouvoir d'État il ne serait pas plus judicieux de construire à coté de lui une cité future, dont l'éclat et le rayonnement triompherait sans doute pacifiquement du vieux monde ?

 

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http://www.reveilcommuniste.fr/2018/06/ebauche-de-reflexion-sur-la-revolution-et-l-etat.html 

 

Tag(s) : #Idéologie
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