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L'armée russe montre ses muscles aux portes de l'Europe – EURACTIV.fr

Ce ne sont pas les militaires usses qui sont positionnés sur la frontière américaine, mais les forces de l'0tan qui menacent Moscou !
Insistant toujours sur de prétendus plans russes d’invasion de l'Ukraine, que Moscou nie, les États-Unis proposent de nouvelles sanctions. Cette fois, il s'agirait de limiter la capacité du pays à convertir des roubles en devises. Ces sanctions concerneraient certaines des plus grandes banques du pays.
 
Sur fond de spéculations autour d’une prétendue intention de Moscou d'envahir l'Ukraine, les États-Unis et l'Union européenne envisagent des sanctions visant les plus grandes banques russes et la capacité du pays à convertir des roubles en dollars et autres devises, relate l'agence Bloomberg.
Si le Président Poutine envahissait l'Ukraine, de nouvelles sanctions financières strictes seraient imposées à Moscou, selon des personnes proches du dossier. L'option la plus drastique serait d'interdire l'accès de la Russie au système de paiement financier SWIFT, mais cela nuirait aux citoyens ordinaires, ont noté les sources de l'agence.
Les sanctions concerneraient certaines des plus grandes banques de Russie et le Fonds russe d'investissements directs. Elles font partie des options que le Président Joe Biden pourrait énoncer lors de son entretien ce mardi avec M.Poutine.

Un dialogue difficile mais nécessaire

Ce prochain entretien téléphonique entre les Présidents russe et américain, qui sera leur quatrième conversation depuis l'entrée en fonction de Joe Biden en janvier, sera tenu dans un contexte de tensions élevées. Les renseignements américains ont annoncé à leurs alliés que la Russie aurait un plan visant à envahir l'Ukraine au cours de l'année à venir en engageant jusqu'à 175.000 soldats. Moscou ne cesse de nier ces assertions.
Répondant aux accusations concernant une prétendue concentration de troupes russes près de la frontière, le porte-parole de Poutine, Dmitri Peskov, a notamment indiqué que les militaires pouvaient se déplacer à l'intérieur du pays comme bon leur semble et que cela ne menaçait personne.
Dans ce contexte difficile, où les relations entre les deux pays sont "déplorables", selon le Kremlin, le sommet virtuel Poutine-Biden sera notamment consacré aux tensions autour de l'Ukraine et à l'avancée de l'Otan vers la frontière russe, a annoncé Moscou.
Après un entretien avec le Président ukrainien, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a pour sa part tweeté qu'il avait assuré Volodymyr Zelensky que "le soutien américain à l'Ukraine est inébranlable". "Il y aura de graves conséquences pour toute escalade de la part de la Russie", a-t-il ajouté.

Ne pas franchir les "lignes rouges"

La Russie appelle également les États-Unis et les pays européens à ne pas soutenir les intentions belliqueuses de l'Ukraine et d'établir de facto des "lignes rouges", dont l'interdiction à l'ancienne république soviétique de rejoindre l'Otan. Or, dans une intervention à la Maison-Blanche, Joe Biden a déclaré ne pas accepter "les lignes rouges de qui que ce soit".
 
S'agissant des "lignes rouges" de la Russie que l’Otan ne cesserait de franchir, Vladimir Poutine faisait allusion à l’augmentation des tensions près des frontières russes et notamment aux survols réguliers d’avions de l’Alliance atlantique tout près de celles-ci et son activité accrue en mer Noire. L’Otan rapproche ouvertement ses installations militaires, dont certaines se trouvent déjà à proximité des frontières russes, a-t-il encore rappelé, en promettant de réagir "adéquatement" à ces activités militaires. L'envoi régulier de destroyers américains en mer Noire est considéré par Moscou comme une politique de dissuasion.
Outre ces tensions, les relations entre la Russie et l’Otan se sont largement aggravées depuis le 1er novembre suite aux multiples expulsions de diplomates russes présents au sein de l’Organisation qui a provoqué la fin du dialogue officiel avec l’Alliance. L'entretien Biden-Poutine s'annonce ainsi laborieux.
Tag(s) : #Otan - Russie