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Tour du monde : recherches sur le Japon - Chez Val 10

 

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Déjà franchement mauvaises avec l’ancien Premier ministre japonais Yoshihide Suga, les relations du Japon avec la Chine se détériorent à grande vitesse depuis l’arrivée à la tête du gouvernement nippon de son successeur, Fumio Kishida. L’archipel semble désormais considérer la Chine comme son principal ennemi.

Samedi 27 novembre, le nouveau Premier ministre japonais Fumio Kishida n’a pas mâché ses mots. « Toutes les options » sont sur la table, a -t-il déclaré, y compris celle pour l’armée japonaise d’acquérir des capacités de d’attaques de bases ennemies. Et de promettre de créer des forces de défense plus fortes afin de protéger son pays contre des menaces croissantes venant de la Chine, de la Corée du Nord et de la Russie.

 

Lors d’une inspection de troupes japonaises réunies sur une base au nord de Tokyo, la première depuis qu’il est arrivé à la tête du gouvernement en octobre, Fumio Kishida a souligné que la situation sécuritaire autour du Japon changeait rapidement et que la réalité était désormais « plus grave qu’elle ne l’a jamais été ». Une situation provoquée à la fois par la Corée du Nord qui continue ses tirs de missiles balistiques toujours plus performants, et par la Chine qui poursuit son réarmement vertigineux et ses activités toujours plus agressives dans la région.

« Désormais, je vais envisager toutes les options, y compris celle [pour le Japon] de posséder des capacités d’attaques de bases ennemies, de continuer le renforcement de la puissance militaire japonaise autant qu’il sera nécessaire », a ainsi promis Fumio Kishida devant quelque 800 soldats de l’infanterie habillés en couleur kaki, membres des « forces d’auto-défense » japonaises, nom donné à l’armée nationale depuis l’adoption par le Japon en 1948 d’une Constitution qui lui interdit de prendre part à un conflit militaire sur un théâtre étranger.

Ainsi le gouvernement impérial japonais se prépare à nouveau à la guerre. 

Comme en 1894 le Japon à fait main basse sur la Corée, jusque là dépendant de la Chine.

Comme en 1937, année où l"armée japonaise envahit le territoire  chinois, conflit qui se terminera par la défaite de l'armée impériale en 1945.

Ces agressions successives conduiront les Etats-Unis et ses alliés à imposer alors au Japon une constitution pacifique privant le pays de toute force militaire.

Mais aujourd'hui Washington considère la Chine populaire comme son ennemi potentiel, et son allié japonais en profite pour montrer à nouveau ses dents...

Rappelons qelques unes des attrocités de l'armée japonaise en Chine.

 

 

Dès , l'empereur Shōwa autorisa l'utilisation de gaz toxiques contre les soldats et civils chinois. Chaque utilisation faisait l'objet d'une directive spécifique (rinsanmei), transmise par le biais du chef d'état-major de l'Armée, en l'occurrence le prince Kotohito Kan'in. À compter d', ces autorisations furent accordées par le quartier général impérial, sous la direction de l'empereur. Les armes chimiques furent notamment autorisées à 375 reprises à l'automne 1938 lors de l'invasion de Wuhan, puis en 1939 à Guangzhou et en 1943 lors de la bataille de Changde.

Lors du procès tenu par les Soviétiques à Khabarovsk en 1949, des accusés comme le major général Kiyashi Kawashima déclarèrent qu'au moins 40 membres de l'unité 731 avaient participé en 1941 et 1942 à des opérations par lesquelles des puces contaminées par la peste avaient été larguées au-dessus de la région de Changde, y causant des épidémies

Le conflit dura 97 mois et 3 jours (de 1937 à 1945). 

Les Chinois eurent beaucoup plus de pertes, avec 3 229 000 soldats et au moins 9 000 000 de civils sans compter les destructions. Sur les centaines de milliers de soldats chinois faits prisonniers par l’armée shōwa au cours de la guerre, seulement 68 furent relâchés vivants en 1945.

 

Et c'est aujourd'hui le Japon qui joue à l'agressé, alors que jamais la Chine n'a projeté ses armées en territoire étranger...

Quant à Taïwan, il s'agit d'une île, province chinoise, qui a fait cessession en 1949, lors de la proclamation de la République Populaire de Chine, et qui n'est pas reconnue comme état par les Nations Unies.

Jean LEVY

Tag(s) : #Japon Chine
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