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Carte Tunisie : Plan Tunisie - Routard.com

 

PLEINS POUVOIRS - Le président a pris tous les pouvoirs le 25 juillet avec pour objectif de changer la Constitution. L’UE et le G7 demandent le retour « rapide » aux institutions démocratiques

Kais Saied ne lâche pas son pouvoir en Tunisie. Le président a prolongé lundi la suspension du Parlement, qu’il a décidée en juillet en s’arrogeant les pleins pouvoirs, jusqu’à la tenue de nouvelles élections législatives en décembre 2022. Dans un discours à la nation, il a aussi annoncé l’organisation à partir du 1er janvier d’une série de « consultations » populaires portant notamment sur des amendements constitutionnels et électoraux.

« Le Parlement restera suspendu jusqu’à l’organisation de nouvelles élections », a déclaré le président, ce qui revient de facto à dissoudre la Chambre actuelle qu’il avait gelée en s’arrogeant les pleins pouvoirs le 25 juillet. « De nouvelles élections législatives auront lieu le 17 décembre 2022 sur la base d’une nouvelle loi électorale », a-t-il ajouté.

Un référendum le 25 juillet

Cette nouvelle loi, ainsi que des amendements constitutionnels, seront élaborés dans le cadre de consultations populaires qui auront lieu « à partir du 1er janvier jusqu’au 20 mars ». « Les réformes constitutionnelles et autres seront soumis à référendum le 25 juillet 2022, jour anniversaire de la proclamation de la République ».

En pleine crise socio-économique et (...) 

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RAPPEL DES CONDITIONS

DE LA PRISE DES PLEINS POUVOIRS

PRIS PAR LE PRESIDENT TUNISIEN

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« Nous traversons les moments les plus délicats de l’histoire de la Tunisie ». C’est par ces mots que le président de la Tunisie, Kaïs Saïed a justifié  sa reprise en main du pays, en s’octroyant le pouvoir exécutif. « Selon la Constitution, j’ai pris des décisions que nécessite la situation afin de sauver la Tunisie, l’État et le peuple tunisien », a dit le chef d’État, suscitant une vague d’enthousiasme dans les rues de Tunis et dans plusieurs grandes villes du pays. Quelles décisions ont été prises et dans quel contexte interviennent-elles ? Le Parisien fait le point.

Que s’est-il passé ?

Un coup de tonnerre pour la jeune démocratie tunisienne. Le président Kaïs Saïed a gelé dimanche les travaux du Parlement pour 30 jours et limogé dans la foulée le chef du gouvernement Hichem Mechichi. Le chef de l’État s’octroie ainsi le pouvoir exécutif dans un souci, selon lui, de « sauver la Tunisie, l’État et le peuple tunisien ». « Ce n’est ni une suspension de la Constitution ni une sortie de la légitimité constitutionnelle, nous travaillons dans le cadre de la loi », a-t-il assuré, déclenchant une vague d’enthousiasme dans la rue.

Ces mesures, qui devraient être publiées sous forme de décret, ont aussitôt provoqué la colère du parti parlementaire Ennahdha qui a fustigé un « coup d’État contre la révolution et contre la Constitution ». Dès lundi matin, des affrontements ont éclaté devant le Parlement tunisien entre des partisans du président et ceux de la formation d’inspiration islamiste. De nouveaux limogeages ont été annoncés plus tard dans la journée. Parmi eux, le ministre de la Défense, Ibrahim Bartagi, et la porte-parole du gouvernement et ministre de la Justice par intérim, Hasna Ben Slimane.

Est-ce un coup d’État ?

C’est l’argument-clé mis en avant par l’opposition. En reprenant la main sur l’exécutif, la présidence assure toutefois travailler conformément à la loi. « Kaïs Saïed a indiqué avoir activé l’article 80 de la Constitution, selon lequel le président peut prendre les mesures nécessaires en cas de péril imminent menaçant les institutions et la nation », décrypte auprès du Parisien, Aude-Annabelle Canesse, chercheuse spécialiste de la Tunisie au sein du CNRS. Il a justifié vendredi soir, sa reprise en main du pays, en s’octroyant le pouvoir exécutif. « Selon la Constitution, j’ai pris des décisions que nécessite la situation afin de sauver la Tunisie, l’État et le peuple tunisien », a dit le chef d’État, suscitant une vague d’enthousiasme dans les rues de Tunis et dans plusieurs grandes villes du pays. Quelles décisions ont été prises et dans quel contexte interviennent-elles ? Le Parisien fait le point.

Que s’est-il passé ?

Un coup de tonnerre pour la jeune démocratie tunisienne. Le président Kaïs Saïed a gelé dimanche les travaux du Parlement pour 30 jours et limogé dans la foulée le chef du gouvernement Hichem Mechichi. Le chef de l’État s’octroie ainsi le pouvoir exécutif dans un souci, selon lui, de « sauver la Tunisie, l’État et le peuple tunisien ». « Ce n’est ni une suspension de la Constitution ni une sortie de la légitimité constitutionnelle, nous travaillons dans le cadre de la loi », a-t-il assuré, déclenchant une vague d’enthousiasme dans la rue.

Ces mesures, qui devraient être publiées sous forme de décret, ont aussitôt provoqué la colère du parti parlementaire Ennahdha, le parti islamiste ultra,  qui a fustigé un « coup d’État contre la révolution et contre la Constitution ».

Dès lundi matin, des affrontements ont éclaté devant le Parlement tunisien entre des partisans du président et ceux de la formation d’inspiration islamiste. De nouveaux limogeages ont été annoncés plus tard dans la journée. Parmi eux, le ministre de la Défense, Ibrahim Bartagi, et la porte-parole du gouvernement et ministre de la Justice par intérim, Hasna Ben Slimane.

 

COMMENTAIRE DE

JEAN LEVY

Le parti islamique, qui dirigeait le gouvernement tunisien, avait pour objectif "l'islamisation" de la société tunisienne. Aussi pour préserver celle-ci du danger d'une possible charia, le président Kais Saied a pris les pleins pouvoirs à la grande joie de la population laïque.

Comme toujours face à un mouvement populaire, Macron, son gouvernement - et l'ensemble des médias à leur service -  ont crié au "coup d'état"... Est-ce pour complaire aux états du Golfe, qui soutienent partout l"islamisme politique", et garantir ainsi la conclusion de contrats d'armement des 80 Rafales ?

Ou simplement qu'entre la dictature islamiste et une politique conforme aux intérêts du peuple, Macron et son pouvoir choisissent par esprit de classe les régimes les plus répressifs ?

 

Tag(s) : #Tunisie Islamisme
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