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C’est la fin d’un compromis qui a mis le feu aux poudres. Pour compenser la pénibilité de leur métier et de leurs horaires, les éboueurs toulousains bénéficiaient de la possibilité de rentrer chez eux une fois leur tournée de collecte d’ordures terminée. Et ce, avant la fin officielle de leur heure de fin de service. Mais « Toulouse Métropole a réuni les syndicats en novembre pour nous annoncer la fin du fini-parti, l’annulation du protocole d’accord sur les rémunérations et l’octroi de deux jours par an de pénibilité dans la cadre de la loi sur les 1607 heures », explique Nicolas Refutin, le secrétaire général du syndicat FO pour la Métropole et le CCAS. Avec en prime un coup de pression consistant à conditionner les discussions sur les jours de pénibilité et les rémunérations à l’acceptation par les éboueurs de la fin du fini-parti et du temps moyen de collecte en extérieur de 5 heures. Malgré l’acceptation du nouveau cadre de discussion par les agents de collecte des ordures, les discussions se sont enlisées sur la pénibilité comme sur les rémunérations déplore le syndicaliste.

Résultat : depuis le 15 décembre à minuit, un mouvement de grève très suivi réclame une prise en compte de la pénibilité en remplacement du fini-parti. L’intersyndicale composée des syndicats FO, Unsa, CGT, FSU et SUD a fait ses calculs et fixé à 34 le nombre de jours de congés pour pénibilité permettant de compenser la fin du fini-parti.

Refus catégorique de la métropole le 21 décembre. Et fin des discussions pendant 15 jours. Puis, reprise des négociations le mercredi 5 janvier. Là, le DRH de Toulouse Métropole propose 9 jours de congés pour pénibilité dans l’année, soit deux de moins que pour la police municipale. Fin de non-recevoir des syndicats qui réclament maintenant d’être reçus par Jean-Luc Moulenc, maire de la ville et président de la métropole.

Inacceptable pour les agents mobilisés depuis trois semaines. Ce jeudi, à 4 h 30 du matin, trois des six dépôts de la ville décidaient de poursuivre la grève. Et de durcir leur mouvement. Dorénavant, plus aucun véhicule n’entre ou ne sort des dépôts, les portails sont fermés et les braseros allumés. Les trois autres dépôts étaient réunis en assemblée générale dans la matinée. Quelle que soit leur décision, la grève se poursuit dans la ville rose en attendant de nouvelles propositions de Toulouse Métropole.

Tag(s) : #Lutte de classes
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