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Des renforts de l’OTAN affluent vers l’Est : certains grands médias accompagnent le mouvement

Drapeau de l'OTAN, photographié avant une rencontre des ministres de la Défense de l'organisation militaire à Bruxelles, en octobre 2021 (image d'illustration).

RT france

Un contingent de militaires étasuniens est arrivé en Roumanie

Des soldats de l'armée des Etats-Unis lors d'un exercice militaire en Roumanie

Le Pentagone et le ministère roumain de la Défense ont annoncé l'arrivée en Roumanie de troupes américaines destinées à renforcer la présence de l'OTAN en Europe de l'Est, dans un climat de tensions russo-occidentales autour de l'Ukraine. Ce 8 février, le département de la Défense des Etats-Unis a annoncé qu'un premier détachement de militaires américains était arrivé en Roumanie, alors que les tensions entre Russie et Occident autour de l'Ukraine sont toujours importantes. Environ 1 700 soldats seront déployés en Pologne dans les prochains jours.

 

Par Pierre LEVY

Le Monde défend «les acquis» de la fin de la guerre froide, en oubliant que, dans de nombreux pays d’Europe orientale, les sympathies populaires ne sont nullement atlantistes, selon Pierre Lévy, du mensuel Ruptures.

Des troupes de différents pays de l’OTAN sont envoyées vers les pays de l’Europe de l’Est. Parmi elles, des militaires français s’apprêtent à débarquer en Roumanie. Officiellement, il s’agit de contrer la «menace russe» qui pèserait sur l’Ukraine.

Ainsi, dans Le Monde du 7 janvier, Alain Frachon affirmait-il : «Le président russe se dit prêt à aller à Kiev et à soumettre l’ensemble de l’Ukraine.» Une assertion qui ne figure nulle part dans les articles d’information du quotidien lui-même – et pour cause. Quelques lignes plus loin, le chroniqueur rapporte les états d’âme de généraux ukrainiens avouant qu’ils ne pourraient résister plus de quatre jours à l’armée russe. Et le chroniqueur de préciser : «Après, ce sera affaire de résistance populaire.» On notera ici que le conditionnel n’est même plus de mise : le futur indique la certitude.

Le 26 janvier, Sylvie Kauffmann, également directrice éditoriale du Monde, enfonce le clou. Elle décrit d’abord sa grande frayeur lorsque, début janvier, les Occidentaux semblaient se diviser. Dieu soit loué, ces derniers se sont finalement repris. La chroniqueuse explique ce salvateur dénouement en notant que «Les Occidentaux ont compris que cette crise dépassait largement le sort de l’Ukraine : eux aussi sont attaqués.» Ce n’est même plus du futur, c’est du présent. Si l’on comprend bien, les chars russes ne pointent pas seulement leurs canons vers Kiev, mais pourraient bien franchir le Danube et, qui sait, le Rhin. Et de citer un responsable ukrainien : «Si vous laissez passer Poutine cette fois, il ne s’arrêtera pas à Kiev.» 

Sans surprise, une large partie de la grande presse est prompte à épauler – pour ne pas dire à encourager – les opérations guerrières

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/opinions/95351-renforts-otan-affluent-vers-est-couverture-medias-francais-pierre-levy

Tag(s) : #France Russie Ukraine
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