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Chers compagnons, chers camarades de République souveraine, Notre participation à l’élection présidentielle a pris fin ce lundi 7 mars, faute de suffisamment de parrainages ; les combats et le développement de République souveraine continuent. Tout d’abord, je souhaite saluer l’engagement de l’ensemble des militants durant cette campagne présidentielle. Bien évidemment, je remercie ceux qui se sont mobilisés, parfois sans relâche, pour la collecte des parrainages dans cette dernière phase, et spécifiquement Myriam qui a fait un remarquable travail de coordination avec le soutien d’Antonin. Certains peuvent avoir un goût amer que tant d’efforts n’aient pas abouti à notre qualification pour le premier tour. Soyez assurés que je le comprends : cette amertume, l’ensemble du Secrétariat national la ressent. Pourtant, elle ne doit pas cacher les succès de cette période de collecte des parrainages. Notre mouvement s’est engagé pleinement et nous sommes allés jusqu’au bout ! Jusqu’au bout, alors que nous sommes un jeune mouvement politique encore trop peu implanté localement, avec une faible notoriété, un difficile accès aux médias de masse, ne comptant pas d’élus et ayant peu de moyens. Nous avons été présents et nous avons tenu fièrement notre bannière, nous nous sommes imposés dans le champ politique en mettant en avant certaines thématiques, nous nous sommes fait des alliés, notre mouvement s’est développé. Et tout cela, nous l’avons fait – contrairement à beaucoup d’autres formations politiques – sans nous endetter ni exposer notre mouvement à de longues et décourageantes années de remboursement, grâce à la vigilance de Jean-Baptiste. Nous aurions sûrement pu mieux faire, et nous reviendrons en détail sur ce que nous avons bien fait, ce que nous pouvons améliorer et ce que nous avons carrément raté, mais ce que nous avons réalisé depuis ma déclaration de candidature, le 20 septembre dernier, est formidable. Notre ambition est de peser sur le destin de la France. Nous avons montré que nous avons le courage de défendre nos idées, des ambitions qui ne sont pas politiciennes et surtout une vision et un programme pour la France dont chacun reconnaît le sérieux et la cohérence. Cela, c’est votre succès, le succès de tous les membres de République souveraine. Je remercie donc également tous les militants qui n’ont pas, ou moins, participé à la collecte des parrainages mais qui ont tenu la tranchée sur les réseaux sociaux, qui ont travaillé au programme, qui l’ont affiné dans les commissions, qui ont noué des contacts solides dans de nombreux secteurs ou qui ont développé République souveraine localement : Aurélie sur la santé, Kenza sur l’agriculture, Adrien sur les médias, les Benjamin sur l’immigration et les affaires internationales, Pierre sur l’écologie, Youssouf sur les lectures du vendredi, la tour de contrôle Caroline, Jérôme, Guillaume, Florent, Jean-Baptiste... et bien sûr Virgile et son équipe argumentaire, et spécifiquement Vincent et Laurent, qui vérifient tout, corrigent tout, mettent tout en cohérence ; et que dire de Bruno sur le programme. Et de grâce, soyons fraternels, que personne ne juge hâtivement en « non-action » ceux qui se manifestent peu sur nos réseaux sociaux et nos messageries : beaucoup de camarades très discrets abattent un travail qui en surprendrait plus d’un : notre mouvement ne serait pas fonctionnel sans les efforts titanesques de Damien ou de Jean-Baptiste, sans le travail de mise en relation que font beaucoup de secrétaires nationaux, Patrice par exemple. Pardonnez-moi de ne pouvoir citer tout le monde, mais il y a eu un magnifique travail d’équipe dont nous pouvons être fiers ! C’est important et c’est très exactement ce qu’il ne faut pas arrêter de faire, car hormis la grande difficulté de collecter les parrainages dans les conditions fort peu démocratiques imposées par la réforme Hollande-Macron, nous souffrons d’un manque d’implantation locale, mais là encore nous avons progressé. C’est d’ailleurs ce manque d’implantation locale qui nous a conduits à mener initialement une stratégie largement numérique qui, si elle était très intelligente et bien organisée – j’en remercie tout particulièrement Pedro et son équipe, Jean-Luc, Faouzi, les deux Rémi, dont le travail servira à l’avenir –, ne pouvait compenser cette faille initiale, surtout dans le cadre d’une collecte finale des parrainages devant être réalisée en un mois seulement (contrairement à ce qui se faisait lors des élections précédentes). Encore une fois, nous organiserons un retour sur cette expérience avec l’équipe chargée de la collecte des parrainages, mais nous avons identifié bien des aspects qui ont rendu cette tâche difficile : le non-anonymat des parrainages et le fait que, cette fois-ci, l’ensemble des maires en étaient conscients – cette publicité des parrainages les a transformés en « soutiens » des candidats parrainés, la confusion sur leur rôle étant entretenue par les médias et le Conseil constitutionnel ; l’envoi des documents officiels par voie postale non normée (dans certains départements par les préfectures, dans d’autres par des entreprises privées qui n’ont pas toujours mené ce travail à bien, créant une véritable iniquité territoriale, sans parler des territoires d’outre-mer où les délais ont rendu les choses quasi impossibles) ; le grave problème démocratique posé par la « banque des parrainages » voulue par Emmanuel Macron ; la présentation, par le Conseil constitutionnel, des candidats parrainés sous forme de classement, qui dénature la logique même de cette étape, la transformant en un pré-premier tour institutionnel et contribuant à l’américanisation de l’élection présidentielle ; l’inaction de l’ARCOM ; l’invalidation de parrainages, sans que l’on connaisse les motifs ni le nombre de soutiens ainsi perdus ; les pressions, harcèlements, actes de corruption ou achat de parrainages, et d’une manière générale la dénaturation complète de ce qu’avait construit le général de Gaulle (mettre le Président au-dessus des partis, des notables et des puissances d’argent – c’est tout le contraire qui se passe). Je souhaite également m’excuser auprès de vous pour l’envoi tardif de ce message qui aurait dû vous parvenir le vendredi 4 ou le lundi 7 mars. Cela a suscité des débats internes bien compréhensibles. La responsabilité est entièrement mienne. Ce retard est lié au fait que depuis le 24 février, je porte une attention toute particulière à la guerre en cours en Ukraine. C’est d’abord personnellement que je suis affecté, mais je ne m’étendrai pas là-dessus. Vous l’avez sûrement noté, depuis le 24 février, il fait mauvais temps pour ceux qui défendent la sortie de l’OTAN et de l’Union européenne, qui se battent pour le multilatéralisme ou qui critiquent l’hégémonie des Etats-Unis d’Amérique : les accusations en trahison et les anathèmes fusent très vite et de manière inconsidérée. Alors que la Commission européenne est en train de faire un coup d’Etat fédéraliste au niveau européen, les prophètes atlantistes et européistes ont toute la lumière et dominent l’estrade médiatique. Dans cette période troublée, j’ai consacré absolument tout mon temps à ce conflit pour expliquer nos positions à de nombreux journalistes et leaders d’opinion. Cela m’a détourné de mon devoir envers vous, mais je crois que c’était important. Vous aurez remarqué que nous n’avons subi, malgré les positions que nous défendons, aucune des critiques que d’autres reçoivent. Nous maintenons dans ce moment d’échauffement intense des esprits une ligne sérieuse et reconnue comme telle. C’est de fait particulièrement rageant, vu le contexte international et ses conséquences nationales, de ne pouvoir participer plus avant à l’élection présidentielle, car nos positions auraient mérité d’être exposées – nous défendons la souveraineté et l’indépendance de la France d’une manière bien plus construite et cohérente que l’ensemble de ceux qui se déclarent, à tort ou à raison, souverainistes. C’est ainsi. Là encore, nous poursuivrons le combat ailleurs. Je reviendrai sur ce conflit ultérieurement, mais je réitère auprès de tous ma demande de discipline et de tenue face à ce conflit : chaque communication, même restreinte dans le cadre de nos réseaux sociaux, doit être réfléchie, les informations doivent être vérifiées plusieurs fois et mieux vaut ne pas s’exprimer quand on n’est pas sûr de soi. La question que se pose chacun est « quelle suite maintenant ? », et elle est bien légitime. J’ai cru percevoir des inquiétudes, des interrogations ; beaucoup sont dans l’expectative et c’est normal. D’abord, l’élection présidentielle. A moins d’une crise économique grave et soudaine provoquée par les perturbations sur les marchés, conséquence de la guerre en Ukraine et de la guerre économique livrée à la Russie, cette élection présidentielle est déjà terminée : le vote légitimiste classique en temps de conflit ira au Président de la République en place, Emmanuel Macron, qui pourra ainsi continuer son travail de sape contre le système de sécurité sociale hérité du CNR et contre la France en général, en particulier sa place dans le monde. On veut savoir qui nous soutiendrons. A cette question, je réponds que nous verrons l’enchaînement des événements et déciderons collectivement s’il faut soutenir tel ou tel candidat. En l’état, aucun candidat ni candidate ne défend nos objectifs programmatiques principaux. Le plus probable, dans une élection jouée d’avance, est que nous ne soutiendrons personne, chaque militant et sympathisant de République souveraine étant libre de se déterminer en son âme et conscience. Ensuite, les élections législatives. Nous y participerons pleinement. C’est notre prochain combat électoral. Gagner des circonscriptions dans ce contexte sera très difficile, mais notre objectif principal est de continuer, comme dans cette présidentielle, d’investir l’espace politique, de faire connaître notre excellent programme, de nous présenter comme force politique d’avenir, tout en nous construisant. Nous sommes toujours dans cette longue phase de l’émergence politique de notre mouvement : elle est synonyme de beaucoup de sueur et de larmes, mais les perspectives sont immenses pour tous ceux qui veulent s’accrocher. Je reviendrai vers vous sur les aspects concrets de ces législatives dans un courriel mercredi prochain, après la réunion du secrétariat national où nous fixerons les détails ultimes. Néanmoins, quelques mots. Ces élections législatives sont fondamentales pour continuer à faire connaître République souveraine, mais aussi pour fédérer autour de nous des forces politiques qui ne cherchent qu’un phare. C’est ce que nous serons. Notre objectif est de présenter au moins 75 candidats – le mieux serait une centaine – car cela ouvre l’obligation de présence de République souveraine dans les médias du service public le temps de la campagne. Par ailleurs, le financement public nécessite que nous ayons au moins 50 candidats réalisant au moins un score de 1 %. Pour y parvenir, nous nouons des alliances – ce qui prend également un certain temps – par exemple avec Solidarité & Progrès, L’Appel au peuple, Hayk Shahinyan, Alexandre Langlois, des dissidents de diverses chapelles chevènementistes, l’Union nationale citoyenne, et d’autres. Notre objectif est d’être ceux qui fédèrent, dans la logique du Conseil national de la Résistance. Je profite de ce courriel pour renouveler notre appel à candidatures. Si vous vous en sentez l’étoffe, si vous en avez la possibilité sans craindre des conséquences professionnelles néfastes, n’hésitez pas à y aller. Il faut un triptyque titulaire/suppléant/mandataire financier, contacter la presse locale, préparer une profession de foi, pour laquelle le national aidera, comme pour les affiches et les documents de campagne. Ce n’est pas infaisable. Enfin, nos autres tâches. Rapidement, nous allons modifier le site de République souveraine pour revenir à une voilure de mouvement politique et non pas uniquement de candidature à la présidentielle – cela prend un peu de temps, c’est un travail considérable, je demande un peu de patience. Nous allons bientôt vous proposer des moments de rencontre entre nous. Les restrictions sanitaires, ça suffit ! Nous avons construit notre mouvement politique à distance, il est temps de revenir à des pratiques humaines, beaucoup plus satisfaisantes et qui permettent d’aplanir des problèmes ou des incompréhensions qui souvent sont secondaires. Ainsi, nous organiserons une rencontre en région parisienne et une plus au centre de la France – notre secrétaire général vous fera des propositions. Ce sera l’occasion de préparer l’avenir, mais aussi de festoyer ensemble, ce qui nous manque cruellement. Il nous faudra également établir un carnet de réunions et d’actions concrètes. Hier, le 10 mars, nous participions au rassemblement des douaniers de France contre la réforme qui est en train d’organiser leur inefficacité dans la logique du dépérissement de l’Etat en œuvre depuis plusieurs décennies ; nous étions la seule formation politique à être présente, et cela a été remarqué. Le 18 mars, nous participerons, avec le Mouvement national des éleveurs de nos régions (MNER) et le Samu agricole, à une grande manifestation devant l’exploitation de la secrétaire générale de la FNSEA en soutien à nos petits exploitants agricoles. Il faut collectivement, chacun dans son territoire, continuer à entretenir ces relations et en créer de nouvelles : avec les associations laïques, avec les associations d’anciens combattants, avec les syndicats, avec les organisations professionnelles. Tous aspirent, consciemment ou non, à une organisation politique offrant un débouché politique. Nous sommes cette formation politique. L’avenir, pour République souveraine, c’est faire connaître ce qui fait notre force principale : notre programme et notre positionnement. La souveraineté est une nécessité de mieux en mieux comprise par nos concitoyens. Mais le combat immédiat est aussi celui du niveau de vie, les coûts étant de plus en plus difficiles à supporter pour de nombreux Français. Le libre-échange, le néolibéralisme et la soi-disant mondialisation heureuse ne sont plus des options sérieuses ; le vieux monde se meurt et les crises se multiplient. Il y a une nécessité d’enclencher un changement de modèle. Nous sommes la nouvelle matrice. La recomposition politique est en cours et nous y prendrons toute notre part, dans un contexte de crise économique et sociale grave qui se profilait déjà avant la guerre en Ukraine et que celle-ci ne fera qu’accélérer. Encore une fois, nous sommes l’avenir, nos perspectives sont immenses. Il faut tenir la ligne. Force et honneur !
 
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Tag(s) : #Georges Kuzmanovic
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