Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Alerte ! L'OTAN, dont la FRANCE fait partie, prépare la guerre contre la  RUSSIE et la CHINE - Ça n'empêche pas Nicolas

Le triangle États-Unis–Russie–Chine | Le Devoir

Pékin n'approuve pas l'invasion de l'Ukraine mais continue de pencher en faveur de Moscou. L'amitié entre Pékin et Moscou est « solide comme un roc », a assuré le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.

Ukraine : la Chine réaffirme son amitié à la Russie

Par Frédéric Schaeffer

Publié le 7 mars 2022

La Chine n'approuve pas l'invasion en Ukraine mais continue de pencher en faveur de la Russie, quitte à contrarier davantage l'Occident. L'amitié entre Pékin et Moscou est « solide comme un roc et les perspectives de coopération future sont immenses » a assuré le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, lors de sa conférence de presse annuelle. Ses propos étaient très attendus alors que Pékin s'est fait surprendre par l'invasion à grande échelle lancée par Vladimir Poutine et était de plus en plus embarrassé .

Le président Xi Jinping avait accueilli Vladimir Poutine le 4 février dernier à Pékin et déclaré publiquement que leur amitié n'avait« pas de limites » . Attachée à son partenariat avec Moscou, Pékin s'est abstenu de condamner l'intervention russe en Ukraine, se refusant même à parler « d'invasion ».

Unis face aux Etats-Unis

L'attitude de la Chine vis-à-vis du conflit a été critiquée dans plusieurs pays. Le Premier ministre australien, Scott Morrison, a estimé lundi que la Chine se trouvait à « l'heure du choix », exhortant Pékin à mettre fin à son soutien politique et économique tacite à la guerre. « Pékin calibre toujours sa réponse à une situation en évolution rapide, alors qu'il s'efforce d'équilibrer son soutien supposé fondamental à la souveraineté et à la non-ingérence avec son alignement stratégique croissant avec la Russie en tant que partenaire dans la résistance au leadership mondial américain », observe le think tank américain Eurasia Group.

Le soutien de Wang Yi à Moscou donne à Vladimir Poutine un coup de pouce salutaire alors que la Russie fait face à un déluge de sanctions ordonnées par les Etats-Unis et l'Union européenne. Le ministre chinois des Affaires étrangères a déclaré que les causes à l'origine de la « situation en Ukraine » étaient « complexes » et ne s'étaient pas produites du jour au lendemain, faisant écho aux griefs cités par Moscou d'une expansion de l'Otan vers l'Est qui serait à l'origine de la guerre.

Pékin est à l'unisson de Moscou pour dénoncer les alliances et le leadership américain. Le « véritable objectif » de la stratégie indo-pacifique des Etats-Unis est de former une version de l'Otan dans la région, a dénoncé Wang Yi, pour qui cette action est vouée à l'échec.

Désescalade

Dans un difficile équilibre, la Chine cherche également à être considérée comme une grande puissance responsable et se dit prête « à continuer à jouer un rôle constructif en poussant à la paix et en promouvant les pourparlers ». Mais il est peu probable que Pékin soit disposé ou même capable de faire accepter à Moscou des compromis importants.

« La Chine appelle à la désescalade mais refuse de condamner ou de sanctionner la Russie et défend ses préoccupations plus larges en matière de sécurité en attribuant la crise à l'expansion de l'Otan vers l'est, note Eurasia Group. Cette position reflète la déclaration conjointe du sommet Poutine-Xi le 4 février, et le système chinois ne peut pas s'en écarter tant que Xi Jinping n'aura pas publié de nouvelles directives. Mais il est peu probable que Xi Jinping revienne sur cette décision, car il apprécie le resserrement des liens sino-russes, et le faire admettrait une erreur et affaiblirait ainsi sa position politique nationale avant le 20e Congrès du Parti cet automne. »

Frédéric Schaeffer

 
 
Tag(s) : #Chine - Russie
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :