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Législatives 2022 en Val-de-Marne: candidats en lice et circonscriptions à bascule

Plusieurs circonscriptions du Val-de-Marne pourraient changer de couleur politique à l’occasion des législatives 2022. 94 Citoyens fait le point au complet sur les enjeux, candidats, outsiders et stratégies des partis dans les différentes circonscriptions.

 

En 2017, les candidats LREM et Modem, tous nouveaux sur les affiches en dehors du député sortant Jean-Jacques Bridey, parmi les premiers PS convertis au macronisme, avaient fait une razzia dans le département, raflant 7 sièges sur 11.

A droite, seuls deux députés LR très installés dans leur circonscription avaient sauvé leur siège. Dans son fief de Maisons-Alfort, dont il était encore maire, Michel Herbillon avait largement creusé l’écart au second tour, réélu avec 58 % des voix.

Dans la 5ème en revanche, Gilles Carrez était passé sur le fil avec seulement 50,49%, sauvé par la fidélité des électeurs du Perreux-sur-Marne dont il fut maire de nombreuses années. A gauche, le maire PS d’Alfortville Luc Carvounas avait résisté à la vague haut les voix (58,74% contre LREM au second tour). La France Insoumise, tout jeune parti, avait de son côté obtenu son premier siège dans le département du côté d’Ivry-sur-Seine (10ème) où Mathilde Panot avait doublé le communiste Pascal Savoldelli de 252 voix au premier tour avant battre la candidate LREM.

Ci-dessous la carte des députés par étiquette politique lors de leur élection en 2017. Depuis, une des députées LREM, Albane Gaillot, a quitté le parti et siège en non inscrite.

Bleu ciel : LREM Orange : Modem Bleu : LR : Rose : PS et Rouge : LFI

Cinq ans plus tard, la photographie de départ a évolué, notamment celle de la présidentielle qui donne traditionnellement une forte impulsion aux législatives. Concernant les partis traditionnels, PS et LR, la donne n’est pas meilleure et la conquête de nouveaux territoires ne semble pas sérieusement envisageable. Sauver les sièges en présence sera déjà une victoire.

9ème circo : un maire adjoint d’Alfortville contre la députée sortante ?

Dans la 9ème (Alfortville et une partie de Vitry), Anne Hidalgo a récolté 1,61% des voix. La députée socialiste, Isabelle Santiago, qui indique repartir en campagne avec comme suppléant le maire-adjoint vitriot PS Valentin Ierg, reste toutefois confiante dans son implantation. “On ne peut pas faire comme si les ancrages territoriaux n’existaient pas”, souligne l’élue, conseillère départementale et ancienne adjointe au maire PS d’Alfortville. Et la députée de rappeler sa victoire récente, élue pour la première fois lors d’une partielle fin 2020, il y a seulement 18 mois. A l’époque, le PS n’était pas tellement plus en forme et l’élue s’était retrouvée face à la numéro deux nationale d’EELV au second tour, Sandra Regol, qu’elle avait largement battu avec 57,8% des voix.

La parlementaire compte aussi défendre son bilan, tout en ayant conscience que ce n’est pas vraiment sur son bilan qu’un député marque des points en campagne. “J’ai fait voter en trois mois une loi sur les violences sexuelles faites aux enfants et sur l’inceste. Car je suis la seule députée de France à avoir été durant dix ans vice-présidente d’un département en charge de la protection de l’enfance et j’ai l’habitude de travailler avec toutes les grandes associations nationales sur ce sujet. J’ai encore des textes tout prêts, notamment pour les jeunes de 19 à 25 ans sortis de l’ASE (Aide sociale à l’enfance)“, déroule l’élue. “Je m’inscris dans une gauche de combat, je fais savoir quand je ne suis pas d’accord mais suis aussi force de propositions et ai porté des amendements qui ont été adoptés”, poursuit la parlementaire qui espère ainsi que la gauche se rassemblera autour de sa candidature, elle qui est aussi “la première femme députée” dans cette circonscription.

Pour l’heure, ce n’est pas gagné, La France Insoumise, qui a réalisé un score de 41,63% dans la circo au 1er tour de la présidentielle, a déjà désigné deux chefs de file, Nina Seron, conseillère d’opposition à Vitry-sur-Seine et William Martinet, l’ancien président de l’Unef. Le pôle écologiste a lui aussi investi un candidat. Et cette fois il ne s’agit pas d’un parachutage.

En lice : un maire-adjoint alfortvillais, François Vitse, membre du conseil exécutif de Génération Ecologie. “Je ne serai pas candidat investi si je n’envisageais pas de pouvoir me présenter”, indique ce dernier, tout en précisant que “rien n’est acté”. N’est-ce pas un problème qu’un membre de l’exécutif de la majorité municipale socialiste se présente contre la candidate socialiste ? “Non, il n’y a aucun problème. Les municipales et les législatives constituent des enjeux complètement différents et tout le monde le comprend bien”, estime l’élu.

8ème circo : Michel Herbillon face à Emmanuelle Wargon ?

A droite, la conservation des deux circonscriptions restantes ne s’annonce pas non plus comme une formalité. Dans la 8ème (Maisons-Alfort, Charenton-le-Pont, Joinville-le-Pont), Valérie Pécresse s’est hissée à près de 7%, un peu au-dessus de la moyenne nationale, tandis qu’Eric zemmour frôlait les 10% et Emmanuel Macron dépassait les 32% (contre un peu plus de 24% en 2017).

Le député sortant, Michel Herbillon, candidat pour un sixième mandat, devra jouer sur son aura locale, maire de Maisons-Alfort durant 25 ans, pour rassembler au-delà des étiquettes. La partie dépendra aussi du ou de la candidate majorité présidentielle, qu’il reste à désigner. Et le dernier nom qui circule est une pointure : la ministre du Logement Emmanuelle Wargon.

D’abord pressentie dans la 6ème car elle habite Saint-Mandé, la conseillère régionale Territoires de Progrès (le petit parti jambe gauche des Macronistes) y aurait grillé ses chances en raison de ses positions concernant les villes qui ne respectent pas les 25% de logements sociaux. Pour l’heure, il ne s’agit néanmoins que de bruits de couloir.

5ème circo : beaucoup de prétendants LREM pour tenter de succéder à Gilles Carrez

Dans la cinquième (Nogent-sur-Marne, Le Perreux-sur-Marne, Bry-sur-Marne et une partie de Champigny-sur-Marne), Paul Bazin, ancien suppléant de Gilles Carrez et désormais candidat, est lui déjà en campagne, conscient du péril. Ici, Valérie Pécresse a dépassé les 7% au premier tour de la présidentielle (contre plus de 18% pour François Fillon en 2017), Eric Zemmour a fait plus de 8% et Emmanuel Macron est passé d’un peu moins de 23% à près de 33%, gagnant 10 points.

De quoi ressembler à un boulevard pour LREM. Les prétendants de la majorité présidentielle ne s’y sont du reste pas trompés. “Il y a une douzaine de candidatures dont huit confirmées”, confie Antoine Cucurullo, animateur du comité LREM de Nogent (l’un des plus gros avec près de 3 000 inscrits) et membre du comité politique 94. Depuis des mois, les noms circulent, du conseiller spécial de Gérald Darmanin, Mathieu Lefèvre, actif depuis quelques temps avec le comité LREM de Nogent, à celui du Modem Marc Boniface, élu d’opposition au Perreux en passant par Frédéric Descrozaille, député de la 1ère circo mais qui habite à Bry-sur-Marne.

Ce dernier précise toutefois qu’il se présentera là où il sera investi à l’issue des tractations des arbitrages, et n’a jamais émis de revendication.

Face à ces appétits qu’il reste à départager, Paul Bazin reste concentré. “Le vote utile a fonctionné à plein pour la présidentielle mais les habitants font la part des choses entre le local et le national”, insiste le candidat LR qui est par ailleurs secrétaire départemental des Républicains, maire-adjoint du Perreux et premier vice-président du conseil départemental.

De quoi donner une assise locale à cet énarque, DGA chez Pôle Emploi. Et l’élu de rappeler que son parti gère des villes, départements, régions. “Nous travaillons sur les préoccupations des gens au quotidien et avons démontré l’efficacité de notre action locale.”

Avantage majorité présidentielle dans le nord et est du Val-de-Marne

Globalement, la majorité présidentielle part plutôt confortée dans les circonscriptions du nord et est du département, sereine sur les 1ère (Saint-Maur, Créteil), 4ème (Le Plessis, Villiers) et la 6ème (Saint-Mandé, Vincennes, Fontenay), toutes tenues par des députés de la majorité, avec en prime l’espoir de croquer la 5ème, voire la 8ème.

Ces circonscriptions sont à la fois celles où Emmanuel Macron est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle mais aussi celles où il a le plus progressé, surtout la 1ère. “Ce sera beaucoup plus difficile qu’il y a cinq ans”, tempère Frédéric Descrozaille, son député sortant, qui note que selon un récent sondage, 63% des Français souhaiteraient une cohabitation.

Il y a cinq ans, l’argument massue était de donner une majorité au nouveau président. Cela ne suffira plus, anticipe le parlementaire, lui-même très critique sur l’inversion du calendrier électoral qui tend à faire passer l’assemblée nationale pour la chambre d’enregistrement des décisions gouvernementales. L’élu a même réalisé une web-série très pédagogique sur les brides du parlement“La question est comment donner plus d’autonomie, d’expertise et de compétences au parlement”, insiste-t-il, se réjouissant que le président ait annoncé “un chantier transpartisan” sur cette question.

En attendant, le député s’apprête à faire campagne en faisant valoir son action “loyale et critique.”

Même casting ?

Concernant le casting majorité présidentielle, les dernières indiscrétions laissent entrevoir un même tableau pour les députés sortants de la majorité présidentielle, de la députée Modem Maud Petit, malgré son indépendance de position lors de certaines échéances comme les municipales, à Guillaume Gouffier-Cha dans la sixième où Emmanuelle Wargon ne serait plus candidate, étant désormais pressentie dans la 8ème. Pour l’heure toutefois, rien n’est confirmé officiellement en dehors de la candidature de Laurent Saint-Martin dans la 3ème.

Le succès de la France Insoumise au sud et à l’ouest pourrait rebattre les cartes

Au sud du département, la progression du vote des Insoumis pourrait en revanche donner du fil à retordre aux députés sortants. Dans ces six circonscriptions, le candidat LFI a gagné entre 15 et 21 points par rapport à 2017. “Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête dans le Val-de-Marne”, pointe la députée Mathilde Panot, soulignant “la très forte envie de rupture” des électeurs et estimant “LREM très affaibli”.

La présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale ne devrait pas trop peiner à se faire réélire dans la dixième (Ivry-sur-Seine, Le Kremlin-Bicêtre, une partie de Vitry) où son candidat a gagné 18 points en cinq ans, atteignant près de 46 %.

L’élue insiste sur le gros travail programmatique de l’Union populaire (le mouvement créé pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon) et ses 694 mesures, qui a permis de fédérer les énergies au-delà de partis “en train de s’effacerans la 10ème, le maire MRC du Kremlin-Bicêtre, Jean-Luc Laurent annonce également un candidat au nom du de la Fédération de la gauche républicaine (qui réunit MRC, GRS, Nouvelle gauche socialiste, Radicaux de gauche et l’Engagement, le parti de Montebourg).

Il s’agit de Jean-François Delage, premier adjoint MRC du Kremlin. “Nous prévoyons aussi d’être présents dans deux autres circonscriptions du département mais discutions également avec d’autres partis de gauche”, indique le maire du Kremlin, député de la circonscription de 2012 à 2017.

De son côté, Bernard Chappelier, représentant du LEF (Liberté écologie fraternité) n’exclut pas de se présenter aussi dans la 10ème.

Jean-François Mbaye face à Clémence Guetté : le défi le plus dur

Au-delà de la 10ème, le mouvement autour de Jean-Luc Mélenchon, qu’il s’appelle France Insoumise ou Union populaire, compte conquérir de nouveaux territoires.

Sur la carte, celui qui semble le plus évident est la 2ème circo (Créteil, Orly, Choisy) où Mélenchon a récolté plus de 45 %, soit 21,15 points de plus qu’en 2017, sa plus forte progression du département. Une part des voix qui représente le double de celles de Macron. Une menace prise très au sérieux par le tenant du titre, Jean-François Mbaye, déjà élu contre la France insoumise au deuxième tour de 2017, à l’époque avec 52,58% des voix.

Pour le député, joint après le premier tour de la présidentielle, l’enjeu de la majorité présidentielle est de mieux prendre à bras le corps la situation des quartiers politique de la ville, et non seulement savoir leur parler, mais aussi leur donner “des preuves d’amour”. 

Incarnant la jambe gauche de LREM, le député a certes sillonné sa circonscription durant les 5 ans mais se trouve face à des collectifs insoumis qui sont aussi très actifs localement et il va devoir affronter une candidate LFI de stature nationale en la personne de Clémence Guetté, secrétaire générale du mouvement. La campagne est donc loin d’être gagnée d’avance.

Le positionnement au second tour du très influent et populaire maire PS de Créteil Laurent Cathala, qui a partagé un meeting LREM avant le second tour de la présidentielle pour battre Marine Le Pen, pourrait aussi peser dans la balance. De son côté, le maire fait savoir qu’il ne soutient qu’un candidat, celui du PS, Maurice Braud.

Plateau briard : une circonscription qui change régulièrement de couleur

Dans le plateau briard (3ème circo), le vote Mélenchon a progressé de plus de 15 points et pèse 34,71%. Le vote Macron progresse aussi, mais de 7 points, pour s’établir à 24,70%, très en deçà de la France Insoumise. En dehors de Boissy-Saint-Léger, toutes les villes de la 3ème circo sont en revanche dirigées par des maires de droite ou sans étiquette. Mais la circo change régulièrement de couleur. Un tant tenue par le maire LR de Villeneuve-le-Roi Didier Gonzales, la circonscription a aussi été longtemps à gauche.

Très ouverte, la 7ème suscite les appétits à droite et à gauche

Une autre circonscription où le vote Macron a nettement moins progressé que le vote Mélenchon est la septième (Chevilly-Larue, Thiais, Fresnes, L’Haÿ-les-Roses). Dans le département, la 7ème est aussi la seule circonscription qui a changé de candidat en tête du premier tour de la présidentielle entre 2017 et 2022, passée de Macron à Mélenchon.

Le député sortant, Jean-Jacques Bridey, ancien maire de Fresnes passé du PS à LREM, indique ne pas encore savoir s’il sera candidat ou pas, tout en rappelant qu’il n’a fait que deux mandats (1 PS, 1 LREM) et peut donc encore prétendre à un troisième en respectant les préconisations LREM. 

Les révélations du journal Médiapart concernant le plafonnement des indemnités d’élu de l’ancien maire ainsi qu’une certaine manie à faire rembourser deux fois de somptueux frais de bouche risquent en revanche de fragiliser l’élu. De quoi donner des appétits à gauche où les écologistes se considèrent notamment légitimes pour l’emporter avec leur candidate Marie Leclerc-Bruant, adjointe à la transition écologique à Fresnes.

Une circo que peuvent aussi revendiquer comme légitime le PS qui l’avait remportée en 2012… avec Jean-Jacques Bridey, mais aussi LR alors que le maire de Thiais, Richard Dell’Agnola, y a été député de 2002 à 2012. Cette fois, c’est le maire – conseiller régional LR de L’Haÿ-les-Roses, Vincent Jeanbrun, qui portera les couleurs de la droite. En bref, une circonscription très ouverte, avec deux villes à droite, deux villes à gauche.

Embouteillage à gauche dans la onzième

Reste la onzième circonscription, où se multiplient ces dernières semaines les candidatures à gauche. Elle aussi est très ouverte alors que la députée sortante, Albane Gaillot, élue sous l’étiquette LREM avant de quitter le parti en 2018, ne se représente pas. Sur le papier, la circonscription est franchement à gauche et Jean-Luc Mélenchon y a fait plus de 41%. En 2017, c’était le candidat LFI Djamel Arrouche qui avait été jusqu’au 2ème tour face à Albane Gaillot. A l’époque, la 11ème était la seule circonscription où LFI était présente eu second tour avec les 2ème et 10ème.

Voir, pour rappel, la liste des binômes de second tour en 2017

Pour l’heure, au moins 5 chefs de file ou candidats sont déjà annoncés à gauche : Lise Duchemin ou Djamel Arrouche pour LFI, Carine Delahaie pour le PCF, Sophie Taillé-Polian (Génération.S) pour le pôle écologiste, Camille Vielhescaze pour le PS et Jean Couthures pour le MdP. A droite, LR présente Mahrouf Bounegta, conseiller d’opposition à Villeuif. Côté LREM, plusieurs noms circulent encore, dont celui de Nabill Benbouha, l’ancien référent LREM 94.

Lire aussi : Jean Couthures ajoute sa candidature à gauche à Arcueil, Villejuif, Cachan
Et: Ca se bouscule à gauche dans la 11ème

Difficile union de la gauche

Qu’il s’agisse de la 11ème ou des autres circonscriptions gagnables de la gauche, les négociations à gauche sont désormais en cours et se passent d’abord à l’échelon national, rappellent tous les partis qui espèrent un accord global d’ici ce week-end. Concernant le département, chacun a toutefois son avis sur qui serait légitime pour mener la liste dans quelle circonscription.

Chez les écologistes, on vise trois circonscriptions. “On veut absolument parvenir à un accord mais on ne veut pas disparaître”, résume Nadine Herrati, co-secrétaire départementale EELV 94, qui estime que le pôle écologiste serait mieux placé pour mener la liste dans la 11ème, la 6ème, où une députée écologiste avait été élue de 2012 à 2017, et la 7ème.

Jean-Philippe Gautrais prêt à y aller, “si c’est pour rassembler”

Du côté du PCF, la circonscription la plus favorable serait la 10ème, historiquement communiste jusqu’en 2012, mais il n’est pas possible de chasser la députée LFI sortante Mathilde Panot. Dans la 11ème, où le PCF dirige Villejuif, les discussions au niveau national pourraient favoriser la coordinatrice nationale de Génération.S Sophie Taillé-Polian, actuellement sénatrice. Restent les 6ème et 7ème où le PCF dirige également des villes, Fontenay-sous-Bois dans la 6ème et Chevilly-Larue dans la 7ème.

Le PCF n’écarte donc pas l’idée d’y présenter une candidature, “si c’est pour rassembler”, précise Ozer Oztörun, secrétaire départemental du PCF94. “Il faut que la diversité de la gauche puisse s’exprimer”, insiste le secrétaire départemental. Dans la sixième, où LREM a fait un très bon score, la partie serait pourtant peu facile. “Mais si la droite défend bien son territoire, cela peut rééquilibrer les forces en présence”, note un observateur du PCF. Maire de Fontenay-sous-Bois, Jean-Philippe Gautrais, qui se réclame du Front de Gauche, serait prêt à y aller, “uniquement si c’est pour rassembler et non pour diviser”, indique l’intéressé.

Au PS, “la seule circonscription non négociable est la 9ème”, celle de la députée PS sortante Isabelle Santiago, prévient Jonathan Kienzlen, premier fédéral PS 94. “Après, il faudra prendre en compte l’implantation locale, dans les villes notamment, et pas seulement les résultats du premier tour de la présidentielle”, ajoute le conseiller régional qui estime notamment le PS légitime dans les 2ème, 7ème et 11ème, toutes historiquement PS.

Chez LFI encore, la 10ème (Mathilde Panot) n’est évidemment pas négociable mais aussi sans doute la 2ème. Le mouvement défend pour sa part son poids électoral de la présidentielle et son rôle de locomotive, sa capacité à avoir mobilisé l’électorat et même suscité le vote utile de gauche.

Ne pas oublier le financement des partis politiques

Au-delà des alliances pour gagner des circonscriptions, l’enjeu pour les partis reste néanmoins de gagner des voix, quelque soit l’issue du scrutin car, rappelle Nadine Herrati, le scrutin des législatives est déterminant dans le financement des partis politiques. Pour rappel en effet, chaque voix obtenue rapporte un peu plus d’1 euro par an aux partis politiques, ce qui contribue aux nombreuses candidatures aux législatives.

Lire à ce sujet : Comment les législatives contribuent-elles à financer les partis politiques

“La meilleure façon d’étouffer un parti politique serait de l’empêcher à se présenter à ce scrutin”, alerte la co-secrétaire départementale qui chiffre à environ 80 000 le nombre de voix écologistes dans le département.

UDI et LR presque sur la même longueur d’onde

A droite, l’union devrait être plus simple. La “discussion”, effectuée au niveau national, a prévu de réserver la sixième circonscription (Saint-Mandé, Vincennes, Fontenay) à l’UDI. “Le soutien de l’UDI aux candidats LR des législatives dépendra néanmoins de la clarté de leur position lors de l’entre-deux tours de la présidentielle”, précise toutefois Laurent Lafon, président de l’UDI 94. Pour l’instant, aucun candidat UDI n’a encore été désigné en Val-de-Marne.

Le Rassemblement national sera présent partout

Le Rassemblement national, lui, n’a pas encore présenté ses candidats mais compte bien le faire. “Nous serons présents dans toutes les circonscriptions”, indiquait Gaëtan Dussausaye, responsable départemental du RN, après le premier tour de la présidentielle.

Tag(s) : #Législatives
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