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10 décembre 1848 - Élection de Louis-Napoléon Bonaparte - Herodote.net

Le 10 décembre 1848, porté par le prestige de son nom, le discrédit de l'Assemblée conservatrice qui anime la IIe République et ses propres options socialisantes, Louis-Napoléon Bonaparte (40 ans), le personnage falot dont on se gaussait à tort dans les travées de l’Assemblée nationale, est élu président de la République au suffrage universel (masculin) après une violente mais courte campagne électorale.

Dépouillement, par la commission parlementaire, des procès-verbaux départementaux de l'élection présidentielle du 10 décembre 1848. Gravure publiée dans Victor Duruy, Histoire populaire contemporaine de la France, Paris, Lahure, 1865.Il écrase ses adversaires avec 70% des suffrages (5 587 759 voix) dès le premier tour de scrutin. Il bénéficie à droite du soutien du parti de l'Ordre

Devenu le premier Président de la République française, il s'installe au palais de l'Élysée, ancien hôtel particulier de la marquise de Pompadour.

Le 2 décembre 1851, à l’approche de la fin de son mandat, Louis-Napoléon réalise un coup d’État afin de se maintenir au pouvoir. Le despotisme tant redouté par Jules Grévy s’installe à l’Élysée. Un an plus tard, le président de la République devient l’empereur Napoléon III, à la tête d’un régime autoritaire qui musèle ses opposants.

 

Chacun l'a entendu, vu ou lu : Emmanuel Macron, président de la République, a personnellement choisi les candidats de son parti , "Renaissance¨ et de ses alliés "Ensemble"!

Ceux qui seront élus en juin ne seront plus les représentants du peuple français, mais les féaux du suzerain qui les a adoubés. 

Sommes-nous encore en régime parlementaire ?

Bien sûr que non.

Déjà, la Vème République était d'essence monarchique. Mais De Gaulle s'était réservé les secteurs de la Défense et des Affaires étrangères, laissant la gestion politique économique et sociale au gouvernement, qui selon l'article 8 de la Constitution, est "chargé de déterminer et de conduire la politique de la Nation."

il y a bien longtemps que cette disposition n'est plus appliquée par les présidents successifs qui se sont attribué les pleins pouvoirs, en dehors de tout texte constitutionnel  nouveau.

Emmanuel Macron, en toute illégalité,  a poussé le bouchon encore plus loin, se conférant lui-même le droit de décider seul des lois qu'il estime nécessaires pour les intérêts de sa classe. Seule formalité : disposer d'une majorité parlementaire dévouée à sa personne. D'où le soin qu'il déploie pour désigner ses candidats...

Cette évolution constitutionnelle n'est pas dûe au seul caractère du prince, méprisant et arrogant. En effet, cette personnalisation extrême du pouvoir est partagée par bien d'autres leaders politiques.

Il suffit de se rappeler les déclarations de presque tous les candidats de la dernière présidentielle, dont la profession de foi commençait par ces mots : "Si je suis élu, je ferais...", ne s'embarassant pas des dispositions de la Constitution rappelées plus haut, sans aucune allusion au futur gouvernement, ni à la majorité parlementaire qui doit investir celui-ci.

Cette évolution totalitaire du pouvoir en France a pour origine l'immense fossé qui sépare le peuple de ses dirigeants, et la crainte permanente de ceux-ci d'un pays en rébellion, du fait de la politique des présidents successifs centrée uniquement sur les intérêts du grand Capital, et cela, bien sûr, au détriment des classes populaires.

D'où la répression sauvage des manifestants qui, comme les Gilets jaunes, ont osé défier le pouvoir du président, et en fait, menacé les possédants. Et le sabotage organisé des manifestations sociales comme celle du Premier Mai.

Ce divorce est illustré par le refus de vote, ou par les votes 'blancs' de millions de Français, qui ne se sentent plus concernés par la caricature de vie politique dans notre pays. 

Et cela dans un climat d'affrontement international, avec, si nous n'y prenons pas garde, une troisième guerre mondiale au bout du chemin. 

Tout cela devrait mobiliser la population à la veille des élections législatives.

JEAN LEVY

Tag(s) : #Macron Législatives
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