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 Geo.valdemarne.fr

 

Dans la 10ème circonscription (Ivry, Le Kremlin, une partie de Vitry), la députée sortante Mathilde Panot, présidente du groupe France Insoumise, manque de peu d’être élue dès le premier tour, avec près de 55% des voix. Il ne lui manque que quelques centaines de voix pour obtenir les 25% d’inscrits nécessaires pour éviter un second tour.

La France Insoumise s’installe dans les anciens fiefs socialistes

Au vu des scores du premier tour, l’union de la gauche peut déjà espérer conserver ses circonscriptions de 2017, à savoir la 10ème et la 9ème. Dans ce fief PS d’Alfortville, la députée socialiste Isabelle Santiago a flirté avec les 50% et part avec 28 points d’avance sur son concurrent marcheur.

La 2ème (l’ancien fief PS de Créteil) devrait aussi revenir à la gauche alors que Clémence Guetté a aussi frôlé les 50% au premier tour.

Une belle prise pour la France Insoumise qui avait déjà failli remporter la mise en 2017. L’occasion de s’ancrer dans les terres du maire et ancien député PS Laurent Cathala alors qu’entre LFI et PS, les relations locales sont plutôt à couteaux tirés.

Au sein de la gauche, le rapport de force entre la France Insoumise et le parti à la rose, va du reste sérieusement se modifier à la faveur de cette élection qui vient confirmer l’élan de la présidentielle, en teintant plusieurs anciens bastions socialistes

Les écologistes devraient récupérer un siège

Un déplacement de barycentre également favorable au pôle écologiste. Du côté de Villejuif, Arcueil, Cachan, la sénatrice Génération.S Sophie Taillé-Polian, qui a réalisé près de 49% au premier tour contre un peu plus de 25% pour le conseiller ministériel Erwann Calvez, est ainsi quasi certaine de passer du palais du Luxembourg à Bourbon la semaine prochaine. La parlementaire, élue sénatrice sous les couleurs du PS avant de partir chez Génération.S, reprendra ainsi un siège longtemps tenu par l’ancien maire PS de Cachan, Jean-Yves Le Bouillonnec. Elue dans cette circo en 2017 lors de la vague En marche, la députée sortante Albane Gaillot, qui a quitté le parti dès 2018, a elle-même appelé à voter pour la sénatrice.

Dans la sixième circo (Fontenay, Saint-Mandé, Vincennes), c’est aussi une écologistes, May Bouhada, qui affrontera le député sortant Guillaume Gouffier-Cha au second tour.

Les Républicains continent de voir leur planche rabotée des deux côtés

L’union de la gauche peut aussi espérer reprendre la 7ème (Fresnes, L’Haÿ, Chevilly, Rungis, Thiais), autre ancien fief socialiste conservé en 2017 par Jean-Jacques Bridey, l’ex-maire PS de Fresnes passé du PS à LREM.

Dans cette circonscription, Rachel Kéké, connue pour avoir mené le mouvement social des femmes de chambre de l’hôtel Batignolles, affrontera la semaine prochaine l’ancienne ministre des Sports Roxana Maracineanu et part avec 7 points d’avance. Vincent Jeanbrun, le maire Libres de L’Haÿ, qui jouait la carte locale face à ces deux “parachutées”, n’a pas réussi à renverser la table.

Dans le sillon de la présidentielle, les Républicains sont à la peine dans cette nouvelle manche, eux qui avaient bien mieux résisté que le PS en 2017.

Dans la cinquième circonscription, historiquement à droite et tenue depuis trente ans par le député sortant Gilles Carrez, son suppléant et désormais candidat, Paul Bazin, se faisant ainsi éliminer dès le premier tour.

Malgré une campagne qu’il a démarrée tôt, ce dernier n’a pas pu combler le déficit de notoriété par rapport à son mentor, bien qu’étant maire-adjoint du Perreux et premier vice-président du département, ni réussi à contrebalancer la dynamique négative de la présidentielle.

Dans la 3ème circonscription (plateau briard et et sud Val-de-Marne), Didier Gonzales, le maire LR de Villeneuve-le-Roi, n’est pas mieux loti, qui ne passe pas par la barre alors qu’il avait affronté Laurent Saint-Martin en deuxième semaine en 2017. A l’époque, il devançait de 7 points l’Insoumis Nicolas Georges (ancien socialiste). Cette fois, il fait la moitié des voix du jeune Louis Boyard, connu comme ancien président de l’Union nationale lycéenne lorsqu’il était élève au lycée Brassens de Villeneuve-le-Roi.

Même déconvenue encore pour Marie-Carole Ciuntu, maire LR de Sucy qui avait affronté l’actuelle députée Modem Maud Petit en 2017, ou encore pour Germain Roesch, adjoint au maire à Saint-Maur, battu dès le premier tour contrairement à l’ancien adjoint André Kaspi en 2017.

Comme une réplique de l’élection présidentielle, les candidats Républicains continuent de se faire grignoter leur électorat par les soutiens de Macron, et dans une moindre mesure, par ceux de Zemmour.

Michel Herbillon sort l’ancienne ministre du jeu

Une exception qui confirme la règle est la résilience du député Michel Herbillon dans son fief de Maisons-Alfort. Le député LR qui siège depuis 1997, a mené campagne tambour battant contre l’ancienne ministre du Logement Emmanuelle Wargon, laquelle a sans doute aussi payé cher la gaffe de son affiche de campagne la mettant en scène devant Notre Dame de Fourvière à Lyon. Résultat : le seul duel LR – LFI du département.

Partout ailleurs, la Nupes et la majorité présidentielle s’affronteront en direct au second tour, comme une revanche sur la présidentielle.

Du côté de la majorité présidentielle, pas de quoi fanfaronner à ce stade.

Si Ensemble est présent dans 10 circos sur 11, la partie est loin d’être gagnée d’avance dans celles où le mouvement avait vendu la jambe gauche d’En Marche en 2017 (2ème, 11ème, 7ème…). Le mouvement arrive néanmoins à se hisser en tête dans deux circos, dans la 1ère (Créteil, Saint-Maur) et la 6ème (Vincennes, Saint-Mandé, Vincennes), même si dans un mouchoir de poche avec la Nupes, et pourra s’appuyer sur une partie des voix de la droite.

Alors que l’abstention a été relativement importante, de 45% à 60% en fonction des circonscriptions, la mobilisation et la dynamique des reports de voix confirmeront ou pas les tendances de ce premier tour.

Ci-dessous la carte des ballottages. La couleur affichée est celle du parti du candidat arrivé en tête. Les résultats par circonscription et par ville sont en dessous.

La Nupes en tête à l’échelle du Val-de-Marne

Au niveau départemental, la Nupes remporte 36,90% des suffrages, s’offrant dix points d’avance sur Ensemble (26,21%). Les Républicains réalisent pour leur part 13,98%. Suivent le Rassemblement national (9,13%) et Reconquête (4,59%)

Tag(s) : #Législatives Val-de-Marne
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