Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

https://www.letelegramme.fr/images/2022/02/06/fabien-roussel-candidat-du-parti-communiste-francais-pcf_6167791.jpg

Fabien Roussel a soufflé le chaud et le froid sur l'idée de participer à un gouvernement d'union nationale.

 

De quoi crisper des alliés au sein de la NUPES.

Le 25 juin, le président de la République confirme à l’AFP ce qu’il tente de construire depuis plusieurs jours déjà: un exécutif élargi. “Ce sera des communistes aux LR”, précise-t-il en excluant de facto le Rassemblement national et la France insoumise qu’il ne considère pas comme “des partis de gouvernement”. 

Le lendemain, Fabien Roussel confirme ses intentions sur la même chaîne, et avec les mêmes mots ou presque: “si c’est avec un projet de très haut niveau, nous, on est prêts à participer.”

Mathilde Panot, cheffe de file des élus à LFI à l’Assemblée, indique elle aussi sur France 2 que la position de Fabien Roussel n’est pas celle du groupe communiste à l’Assemblée. 

« Une participation au gouvernement

est exclue »

André Chassaigne

Le député communiste André Chassaigne affiche son refus de la main tendue d’Emmanuel Macron et appelle le chef de l’État à faire sa « révolution copernicienne ».

Alors qu’Emmanuel Macron a renouvelé Élisabeth Borne dans ses fonctions, malgré l’absence de majorité absolue, André Chassaigne rappelle que la NUPES déposera une motion de censure si la première ministre ne se soumet pas à un vote de confiance des députés. Le communiste se félicite par ailleurs de la progression du groupe GDR, qu’il préside.

Emmanuel Macron charge Élisabeth Borne de bâtir un « gouvernement d’action », tendant la main aux groupes parlementaires allant « des communistes à LR », pour adopter ses réformes. Quelle est votre réaction ?

André Chassaigne: Je préférerais que le chef de l’État fasse sa révolution copernicienne, faisant ainsi en sorte de répondre aux enjeux de notre pays : la hausse des salaires, des retraites, le devenir des services publics et les questions environnementales. Quant à notre posture, la pratique parlementaire des députés PCF reste la même. Nous détricoterons chacune des lois qui nous seront soumises, en sortant les éléments régressifs comme positifs. Mais cela ne signifie pas que nous sommes prêts à voter des lois qui dans leur globalité ne répondront pas aux urgences sociales. Pour les communistes, il n’est pas question d’une participation gouvernementale, mais de réaliser un travail législatif de fond et d’encourager les mouvements sociaux, sans lesquels aucun bougé de la politique gouvernementale ne sera possible. D’ailleurs, de quel droit se permet-il d’exclure la France insoumise ? Je n’admets pas que l’on me donne un diplôme de vertu, ou de valeurs républicaines, en diabolisant une autre composante de la NUPES. Bien évidemment, si Élisabeth Borne ne se soumet pas à un vote de confiance, nous déposerons dans les heures qui suivent une motion de censure, obligeant ainsi chaque député à se positionner.

André Chassaigne: Ces revirements ont cours depuis plusieurs mois. Lors de la précédente mandature, les textes de loi que nous avons portés, parfois avec toute la gauche, ont été balayés d’un revers de la main par la Macronie. Sur l’allocation adulte-handicapé, le gouvernement n’a jamais rien lâché, alors que plusieurs groupes sont revenus à la charge. Et, semble-t-il, l’exécutif pourrait faire machine arrière. Idem sur notre proposition de loi relative aux déserts médicaux, qui instaurent des mesures contraignantes, obligeant notamment les jeunes diplômés à s’y installer. Et maintenant, sur un sujet aussi important que l’IVG, ils reviennent sur un refus. Tant mieux ! Mais la politique ne peut se faire à la petite semaine. C’est pour cela que les groupes de la NUPES se sont mis d’accord pour une démarche législative conjointe.

L’intergroupe parlementaire de la NUPES se réunira chaque semaine. En quoi cette instance est-elle utile pour résister au projet de casse sociale d’Emmanuel Macron ?

André Chassaigne: Les quatre groupes de gauche marcheront sur des chemins parallèles, en conservant leurs propositions de loi, leurs niches parlementaires et leurs droits de tirage. Mais il faudra frapper ensemble et l’intergroupe permettra la mise en œuvre d’actions communes et coordonnées. Les communistes garderont leurs pratiques, leur culture et même parfois leurs désaccords avec le reste de la gauche. D’ailleurs, je me félicite que le groupe GDR se soit renforcé, passant de 16 à 22 membres. Les députés de Guyane Davy Rimane et Jean-Victor Castor, et ceux de Martinique Jiovanny William et Marcellin Nadeau siégeront aux côtés des douze élus PCF et six ultramarins qui composent déjà ce groupe, fort de plusieurs partis politiques qui s’enrichissent mutuellement.

source :  Facebook:

Cette déclaration  d’André Chassaigne, le patron du groupe PCF dans l’hémicycle, dans l’Humanité ce week-end. “Pour les communistes, il n’est pas question d’une participation gouvernementale”, a-t-il assuré alors que Le Parisiense fait l’écho, ce lundi, d’alliés agacés. Le quotidien rappelle que pendant la campagne de la NUPES, Fabien Roussel a été remplacé à plusieurs réunions par Ian Brossat.

Revirement de Fabien Roussel

C’est finalement ce lundi 27 juin, sur l’antenne de CNews, que le secrétaire du PCF met un terme au feuilleton: “Nous ne participerons pas... Nous ne pouvons pas participer à un gouvernement qui garde comme logique de continuer à défendre les intérêts d’une minorité, la classe des riches.”

Le point de vue de Stéphane SIROT

Tag(s) : #Fabien Roussel PCF
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :