Samedi 22 décembre 2007

Les fêtes arrivent. Qu'offrir à vos proches pour les divertir ? 
Pourquoi pas la nouvelle série d'albums qui s'inspirent de l'actualité  :  
"Les aventures de Cabotin, seigneur de Matuvu" ? 
Elles surclassent, et de loin, celles de "Tintin et milou", qui ont pourtant fait les choux gras de nombreuses générations. Tintin, comparé à Cabotintin, est du genre timide et casanier. Cabotintin, lui, n'a peur de rien,  ni même du ridicule. Il saute d'un avion à un autre, consulte en permanence son portable, grimace toujours un sourire,  face aux caméras. En permanence, il discourt sur tout et pour tous : "Je vais vous dire...". Souvent, il sort un bon mot, qu'il apprécie en connaisseur. 
Il est à lui seul un 'mouvement perpétuel'.  
Aussi ses aventures sont diverses, nombreuses et quotidiennes.

Déjà, de nombreux  albums sont parus. 
Nous vous en présentons quelques uns :

 - "Cabotintin, le shérif de Richeville", où notre héros se fait connaître, devant toutes les télévisions et tous les médias réunis,  en délivrant tout seul, si l'on exclut deux compagnies de CRS,  les enfants d'une école, pris en otage. 
 - "Cabotintin chez les keufs'". Il aime passionnément 'les hommes en uniforme' qui matent la "racaille", et usent du "karcher" dans les 'quartiers'. Il parvient à en devenir le chef.
 -  "Cabotintin et la Coupe de France de Voteball". Il montre dans cette prestigieuse compétition tout son savoir-faire pour grimper au plus haut de l'échelle. Présent en demi-finale, il bat son adversaire aux points d'audience et parvient à la première place. C'est le triomphe. Il est fait Chevalier de l'Ordre de Matuvu.
 -  "Cabotintin de Matuvu chez les Riches". Atmosphère de rêve, il dîne et s'endort au Fouquet's. Le lendemain, sans crier gare, il effectue une croisière en Méditerranée sur un magnifique yacht gracieusement prêté par un de ses amis, membre du Club des Quarante Valeurs.. Il peut ainsi se détendre en lisant "Tintin et les oranges maltaises".
 - "Cabotintin de Matuvu chez les cow-boys". Il rencontre le boss avec qui il partage frugalement un sandwich de chez Mac Do, avant de retrouver sa dame de coeur, le long des golfes clairs.
 -  "Cabotintin de Matuvu à Disneyland". Homme de culture, il apprécie les spectacles de qualité. C'est pourquoi nous le retrouvons, en toute intimité, avec sa nouvelle dame de coeur, pâmé d'aise, 'flasché' entre deux mickeys par dix photographes de presse qui passaient là, par hasard.
 -  "Cabotintin de Matuvu au Vatican". Il fait un sermon inspiré sur histoire de France de Clovis à Mgr Dupanloup à l'usage des enfants de Marie et des dames patronesses, devant le pape, médusé, qui lui rappelle que lui aussi est catholique.
 -  "Cabotintin de Matuvu à Kaboul". Il découvre sur place que les talibans sont "les étudiants en religion", et devant cette révélation, il rassure les autorités : "Avec eux, vous ne craignez pas le blocage des facultés !" . Devant l'étendue des champs fleuris, Cabotintin, très content de lui,  fait remarquer finement que "le peuple est l'opium de la religion".  Et donc, qu'il faut savoir se passer du peuple.  

On annonce déjà un nouvel album : "Cabotintin de Matuvu chez les pharaons". Des indiscrétions laissent entendre qu'il aurait une conversation privée avec le sphinx, et qu'il prononcerait une allocution historique du haut des pyramides.

De quoi passer agréablement la nuit de  Noël, en plein air, sous un pont de Paris.

 
par Jean Lévy
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Vendredi 21 décembre 2007

Sous le titre, "Le défi de Schengen", l'éditorial du Monde, daté du 21 décembre, commence ainsi :

"L'entrée de la plupart des pays d'Europe centrale et orientale, jadis sous la tutelle de l'Union soviétique, dans un vaste espace européen sans frontières, consacre avec éclat la réunification du Vieux Continent, dix-huit ans après la chute du mur de Berlin et trois après l'adhésion de ces Etats à l'Union européene".

Le journal du soir reprend à son compte la rengaine de la nouvelle "Propaganda Staffel" européenne : "la réunification du Vieux Continent". 
La question est posée : avant 1945, l'Europe était-elle "unifiée" ? D'une certaine manière, oui. Les 'touristes vert-de-gris', bottés et casqués , circulaient librement des rivages de l'Océan jusqu'aux terres ukrainiennes. Ils avaient même poussé leur exploration jusqu'à Stalingrad. Là, malheureusement, les  soviétiques, hostiles à la libre circulation des personnes, les avaient raccompagnés à Berlin.
 
Sans cet acte de mauvais voisinage, nous serions encore aujourd'hui sur le territoire de la "forteresse Europe", comme on disait à Berlin. 
Mais après la grande Guerre, l'Europe était-elle, alors,  unifiée ? Certes, non. Sur sa frontière est, les Alliés avaient établi, dès 1918,  "un cordon sanitaire" contre le"bolchevisme", amputant la Russie des pays baltes et d'une part de l'Ukraine, qui depuis des siècles, faisaient partie de l'empire tzariste. 
Un véritable "mur" s'étendait  du golfe de Finlande à la frontière roumaine. Les Occidentaux avaient, à l'époque, coupé l'Europe en deux.  
Voilà la vérité historique que les dirigeants de l'Union européenne  cachent aujourd'hui.

Les médias, Le Monde parmi eux, célèbrent les vertus qu'apporterait l'entrée dans l'espace Schengen aux nouveaux entrants :
"Les citoyens de cette partie du monde, qui furent empêchés pendant près d'un demi-siècle de voyager au-delà des limites de leurs nations, vont désormais bénéficier du droit de libre circulation sur le territoire européen". 
Grâce à Schengen ?
Ni la Grande-Bretagne, ni l'Irlande n'ont ratifié ces accords-là. Peut-on dire pour autant que les voyageurs des pays occidentaux  qui franchissent la Manche avec l'Eurostar, sont pénalisés par cette frontière virtuelle ? N'ont-ils pas le "droit de circulation" entre Paris et Londres ? Une seule carte d'identité suffit. L'avantage des touristes baltes ou slovaques, se rendant à l'Ouest, c'est de ne plus avoir cette formalité à remplir.
 
Encore que...Le titre du quotidien du soir laisse perplexe :

"Sous haute surveillance, le centre de contrôle Schengen est le cerveau du système".

Et,  en sous-titre :
"Le SIS (système d'information Schengen), qui centralise les données des pays membres et les demandes de visas, est devenu un instrument essentiel pour les polices".
Le journal poursuit  :
"C'est une base de données aussi protégée qu'un coffre-fort. Un vaste fichier de renseignements tenu à l'isolement dans une zone classée 'sensible', à l'abri dans des locaux équipés de fenêtres blindées. Le Système d'Information Schengen (SIS), dont l'unité centrale (C-SIS) est basée à Strasbourg, est surveillé comme une base militaire. Et pas seulement à cause de l'élargissement de l'espace Schengen à huit pays de l'Est et à Malte, le 21 cécembre".

Des précisions qui ne conduisent guère à penser que l'espace Schengen est un espace de liberté!
Au lieu d'un mur en béton, c'est un mur de connexions électroniques qui entoure les citoyens de l'Union européenne.

 

par Jean Lévy
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Jeudi 20 décembre 2007

Le 'pélerinage' de Nicolas Sarkozy au Vatican, l'hommage qu'il a rendu "au très Saint-Père" au nom de la République, car c'est en cette qualité qu'il a  été reçu en audience par le Pape, ont de quoi inquiéter les Français. Notre pays est régi par des lois. L'une d'elles, datant de cent deux ans, explicite la séparation des Eglises et de l'Etat. Le président de la République devrait en être le garant. La teneur des paroles qu'il à prononcées officiellement sous les ors pontificaux, selon les dépêches d'agences, pourrait laisser croire que la France est redevenue "la fille ainée de l'Eglise". 
S'adressant au "souverain pontife", Nicolas Sarkozy a déclaré :

"La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie des prêtres n'ont pas rendu les Français plus heureux". 
 
On comprend mieux,  par ces fortes paroles,  "la vocation" qui l'inspire  et qu'il partage, a-t-il dit, avec le pape. 
Et d'ajouter, sentencieux, le catholicisme   "est la source majeure de la civilisation française".

Des formules bien plus édulcorées, telle celle sur "l'héritage religieux de l'Europe", avaient été retirées dare-dare du texte du précédent projet de constitution européenne pour tenter de sauver l'essentiel.
Aujourd'hui, Sarkozy se croit en mesure d'aller plus loin. Il ne cache pas son intention de "moderniser" la loi de 1905, c'est-à-dire de la rendre caduque au nom de la "laïcité positive", pour reprendre sa propre définition.

Il n'emploie pas le terme de "réforme" (comme pour les régimes spéciaux de retraites, le Code du Travail ou la Sécu), car le mot "réforme",  en ce qui concerne la religion, a pour la Sainte Eglise Apostolique et Romaine, une ôdeur de soufre. Mais pour Sarkozy, l'objectif est de revenir et vite sur la  laïcité, telle qu'elle s'était imposée avec la Troisième République, au début du XXème siècle. 
En effet, actifs et nombreux, les curés dans les villages et dans les banlieues seraient, pour le Président, plus efficaces  que des escadrons de CRS pour répandre la morale des riches. Les dames patronesses remplaceraient, à meilleurs compte, les employés de la Sécurité sociale, les prêtres, comme dans le bon vieux temps, prêcheraient la concorde, en lieu et place des "agitateurs" qui sèment la lutte de classe.

Nous aurions ainsi une bonne société, calme et obéissante aux ordres du Seigneur. 
Devinez qui serait le Seigneur
!

par Jean Lévy
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Mercredi 19 décembre 2007

Mercredi 19 décembre.

Toutes les fédérations de fonctionnaires appellent à la grève le 24 janvier.  Deux mois se seront écoulés depuis l'arrêt national du 20 novembre. Durant ce laps de temps, les syndicats, qui mesurent à 6%, la perte du pouvoir d'achat subi depuis l'an 2000, ont  cru (?) pouvoir  "négocier" avec le pouvoir une augmentation compensatrice des salaires dans la fonction publique.
 
Le gouvernement leur a claqué la porte au nez. Pas question d'un quelconque rattrapage visant à éponger les pertes subies, ni d'une éventuelle augmentation pour l'an prochain. Donc, rien sur la valeur du point d''indice qui sert de référence à la rémunération des fonctionnaires. La ministre de l'Economie juge qu'ils ont bénéficié d'une amélioration suffisante de leur salaire compensant largement l'augmentation du coût de la vie. Par contre, jugeant que seuls 17% d'entre eux  n'ont bénéficié d'aucune mesure d'augmentation individuelle, leur sort sera examiné, cas par cas, pour déterminer le montant d'une indemnité compensatrice qui pourrait leur être versée.

Comment madame Lagarde fait-elle ses comptes ?

C'est bien simple . Les fonctionnaires, au-delà de leur salaire indiciaire, perçoivent un complément lié à l'ancienneté, notion qui suppose une compétence  accrue au fil des ans, dans différents postes tenus.  Ils peuvent bénéficier également de promotions, naturellement monnayées. En intégrant ces notions dans le salaire de base pour le calcul du pouvoir d'achat, la ministre supprime de fait la rémunération de la qualification supplémentaire acquise par les agents. Elle remet en question la spécificité des grilles indiciaires de la fonction publique, donc la garantie collective que son statut procure. La ministre lui substitue un système de  rétribution individuelle, "à la tête du client", selon l'expression consacrée, comme le Medef souhaite le faire dans le 'privé'.
Les syndicats de fonctionnaires sont "déçus", paraît-il. Sont-ils naïfs, ou donnent-ils le change à une base en colère ? 
Donc, ils vont réagir. Dans cinq semaines ...

par Jean Lévy
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Mercredi 19 décembre 2007

Le pouvoir sarkozien exulte, et les médias, à sa suite, également : le personnel de l'usine Continental, à Sarreguemines a accepté, à 74%,  l'ultimatum de la direction. Les ouvriers et les cadres ont voté l'abandon des 35 heures, le retour à la semaine de 40 heures, moyennant une augmentation de 6% des salaires. Sinon, c'était l'incertitude quant à l'avenir de l'entreprise, avec la menace d'une délocalisation. 
On ne s'étonnera pas, dans ces conditions, que les salariés aient choisi l'emploi, assorti d'une majoration des rémunérations,  au chômage.

Tel est le seul choix "offert",  en 2007, au monde du travail par le Medef, via son gouvernement.

Cette situation est le fruit vénéneux de la loi, dite des "
35 heures", prise par le gouvernement Jospin. En donnant la priorité à la réduction du temps de travail, alors que le niveau des salaires était très bas, la majorité de 'gauche plurielle
'  conduisait les salariés à rechercher une augmentation de leurs rémunérations par le biais des heures supplémentaires. 

C'est ce qu'a bien compris le duo
Florence Parisot-Nicolas Sarkozy en faisant voter deux lois,  coup sur coup, pour inciter le monde du travail à "travailler plus
"  pour faire face à la hausse accélérée du coût de la vie. 

Ainsi, les salariés sont "
perdant-perdant" sur tous les tableaux. Avec le gouvernement socialiste, ils ont subi la contrepartie des réductions d'horaire : la "flexibilité" et "l'annualisation du travail
", c'est-à-dire l'organisation de celui-ci au seul gré des patrons. Réduit dans le temps, et non dans sa masse - au contraire -, l'intensité du rendement est devenue de plus en plus harassante, insupportable, et cela avec des salaires toujours aussi bas !
Le besoin prioritaire de voir sa feuille de paie augmentée prime toute autre considération.

Dans ces conditions, on comprend, même si on le regrette, le vote des ouvriers de Continental.
 
Ce ne sont pas eux les responsables, mais bien les organisations syndicales, les partis poltiques qui ont prêté la main à ces opérations, ô combien rentables pour le capital !

Loin d'en tirer les leçons, les dirigeants des Confédérations ouvrières persistent et signent. Aujourd'hui, elles acceptent de participer à l'Elysée à une conférence initiée par Nicolas Sarkozy visant à "fixer l'agenda social pour 2008". 
En clair, le président de la République veut associer "
les partenaires sociaux" à la mise en oeuvre du programme de contre-révolution sociale voulu par le Medef, et mis en musique par Nicolas Sarkozy. Il s'agit de "la réforme du marché du travail" ( c'est-à-dire la  destruction du Code du travail ), de l'allègement des cotisations patronales, du travail généralisé le dimanche et d'autres mesures de cet ordre.
 
Ainsi, le bourreau demande aux avocats de signer l'arrêt de mort !

Face à ces menaces, auxquelles s'ajoutent l'annulation des "régimes spéciaux de retraites", l'allongement prévu du nombre des annuités de 40 à 41 pour l'ensemble du monde du travail, la loi limitant le droit de grève, la fusion ASSEDIC-UNEDIC, la privatisation larvée des universités, la réduction programmée du nombre de fonctionnaires, la suppression d'hôpitaux, jugés "non-rentables", celle de nombreux bureaux de poste et d'écoles rurales, 
que font les syndicats ? 

Ils attendent, avec impatience, la reconnaissance officielle de leur représentativité, si possible monnayée par le pouvoir,  une place - un strapontin -parmi les "élites" qui décident à la place du peuple. 

Les salariés accepteront-ils longtemps cette comédie ?

par Jean Lévy
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Mardi 18 décembre 2007

L'arrivée du grand froid rend la vie des sans-logis encore plus intôlérable.  Plus de 200.000 personnes sont condamnées à subir les intempéries, loin de toute protection. Il est difficile de décrire leurs conditions d'existence : le gel qui  mord la peau à longueur de jour, et surtout de nuit quand les heures sont encore plus longues, l'humidité qui pénêtre jusqu'à l'os, l'humiliation permanente, conséquence du manque d'intimité, d'une  toilette négligée, du regard indifférent du passant. Les associations d'aide sonnent l'alarme, tirent le cordon des sonnettes officielles. Les promesses gouvernementales, faites en début d'année, de mettre à disposition 22.000 places supplémentaires pour accueillir les nombreuses détresses, n'ont pas été tenues. La ministre du logement a beau hocher la tête, et refuser l'évidence : il manque 14.000 accueils d'urgence. Madame Christine Boutin n'a pas ce genre de souci. Pourtant, entre deux voyages à Rome en tant que "consulteur pontifical pour le Vatican", elle qui a fondé en 1993 l'association "Alliance pour le droit à la vie", la ministre devrait se rappeler que les personnes humaines ont autant de droits d'être protégées au sein de la société que les foetus dans le ventre de leurs mères. 
Et au-delà des SDF ( les "
plus pauvres des plus pauvres" sont marqués d'un sigle, comme les lépreux au Moyen-Age ), il existe plus de 800.000 hommes, femmes et enfants qui doivent se contenter d'un chambre d'hôtel insalubre, d'un camping-car sans chauffage, d'une chambre de bonne précaire et  exigüe pour quatre ou cinq personnes. 
Cette situation s'installe dans la 'normalité'. Le cauchemar des uns n'empêche pas d'autres, ceux qui nous gouvernent, de faire de beaux rêves dans des lits bien moelleux.
 
"Il y aura toujours des riches et des pauvres !" comme disent les riches.
 
Et si les uns et les autres changeaient de camp ?

par Jean Lévy
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Mardi 18 décembre 2007

"Ils" se sont connus, selon les dépêches d'agence, le 23 novembre dernier, à l'Elysée, lors d'une réunion  relative au  "rapport sur le  piratage sur internet", un sujet romantique à souhait. Pour finir la journée, ils se sont retrouvés, conviés à un dîner par le publiciste, Jacques Ségala. C'est 'Gala' ! 
Nicolas, divorcé de fraîche date, a retrouvé enfin le top...( model ), lui qui n'est plus au haut des sondages, avec Carla, l'ex-mannequin. Ils se sont rejoints le 15 décembre, à
Disneyland, loin du "Fouquet's", en toute intimité au milieu de plus de dix photographes accrédités.  C'est alors que Carla a chanté à Nicolas deux de ses succès aux titres bien choisis : "Quelqu'un m'a dit" et, sans s'engager trop, "No promises". 
"
Un vrai conte de fée !", comme le disait si bien Julien Carette, dans le film "Les Portes de la nuit".

Ce même jour, des centaines de sans-logis, qui avaient eu l'impudence de s'exhiber en plein Paris, aux abords de Notre-dame, étaient chassés, manu militari, par des gendarmes mobiles.
"
Cachez ces pauvres que je ne saurais voir !"
Ceux-ci auraient pu alors chanter : 
"
Tout ça, n'empêche pas Nicolas, que la Commune n'est pas morte !".

par Jean Lévy
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Lundi 17 décembre 2007

17 décembre 2007

Ce midi, sur France-inter, un journaliste, tirant ses conclusions des résultats de l'élection législative partielle de la circoncription de Sarcelles ("Val-de-Marne", selon lui...), considère que les évènements politiques, économiques et sociaux, intervenus depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence, n'ont en rien modifié le rapport de force politique en France, depuis lors. Il tire cette conclusion du score identique obtenu en juin et en décembre, par les deux candidats restés seuls en lice, 54% pour celui du PS, 46% pour celle de l'UMP.

Pourtant, l'élection n'était pas jouée d'avance. Chaque bulletin dans l'urne pouvait en déterminer l'issue. Les actes du Président, omni présent à la télé, vantant sa détermination "à tenir ses promesses", les mesures de régression sociale prises ou annoncées, les grèves dans les transports et la fonction publique, la baisse continue du pouvoir d'achat, et même les violences à Villiers-le-Bel, commune de la circonscription, n'auraient pas changé la donne...

En fait, seuls tois électeurs sur dix se sont dérangés pour aller voter au second tour. Sept sont restés chez eux. On ne peut pas dire que le pouvoir sarkozien et "l'opposition" socialiste suscitent l'enthousiasme.La population des "quartiers", selon le terme employé par ceux qui n'habitent pas la banlieue populaire, ne se sent pas concernée par "la politique" telle que la pratiquent les élites qui se partagent alternativement le pouvoir. Tel est le caractère tragique de la situation. 
L'urgence, c'est de rendre crédible la possibilité d'une vraie "rupture" avec la société d'injustice dans laquelle nous vivons. Tant que les deux cents familles, chacune cinquante fois millionnaires en euros, seront à la direction des affaires dansnotre pays, il n'y aura pas de possibilté de changement en France.

Cette rupture, nos ancêtres en 1789, l'appelaient "Révolution" !

par Jean Lévy
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Lundi 17 décembre 2007

Lundi 17 décembre.

Dans un entretien, publié le 13 décembre  par Le Nouvel Observateur, Nicolas Sarkozy se défend de toute "mainmise" sue les médias. Il est scandalisé par cette affirmation. Et de déclarer :
"Nous atteignons le comble de l'hypocrisie française ! La presse est globalement de gauche !". De son point de vue, celle-ci a été "globalement opposée à sa candidature. C'est son droit. Dire qu'elle m'a aidé, c'est à exploser de rire !"
Pourtant le chef de l'Etat se félicite du fait que Serge Dassault, Arnaud Lagardère, Martin Bouygues, Bernard Arnault, François Pinault, Claude Perdriel possèdent des médias. Le banquier Rothschild a été oublié dans la liste ( Libération ) : 

"Réjouissez-vous que des industriels investissent dans la presse, plutôt qu'elle appartienne à des fonds de pensions anglo-saxons". 

Nicolas Sarkozy, par contre, ne s'est pas étendu sur la proximité amicale, voire fraternelle, qu'il entretient avec les patrons qu'il a cités, les propriétaires milliardaires du Figaro, d'Europe N°1, de TF1, de la Tribune, et de bien d'autres titres et médias. Il n'a pas évoqué non plus les  très vives pressions exercées sur les journalistes qui avaient négligé cette proximité, et cela au détriment de leur liberté d'informer, quand articles et photos déplaisaient au Président.

Devrait-on  également s'en réjouir ?

par Jean Lévy
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Dimanche 16 décembre 2007

Le Parti communiste français a tenu, les 8 et 9 décembre, une "Assemblée générale", étape programmée dans la préparation du congrès, prévu en décembre 2008. 
Il s'agissait de faire le point des discussions des militants sur l'avenir du PCF, après ses échecs répétés et le désastre subi aux dernières élections présidentielles.  Des positions contradictoires se sont  fait jour, lors des réunions préparatoires sur la stratégie à suivre, les changements à pratiquer : faut-il "maintenir un Parti communiste ? réviser ses méthodes de fonctionnement ? envisager une nouvelle forme de rassemblement ?". 
La direction du PCF, divisée elle-même sur ces questions, a fait en sorte que les choix définitifs ne seront pris qu'au futur congrès. Elle a dû tenir compte de l'opinion majoritaire parmi les militants, et qui s'est dégagée lors de la discussion, c'est-à-dire  la nécessité de garder un parti qui se réclame du communisme. Pour autant, "Toutes les options restent ouvertes !", telle est la volonté exprimée par l'équipe dirigeante du parti. Et de laisser le débat se développer dans ce sens.

Que peut-on penser des idées exprimées lors de cette "Assemblée générale" ?
Beaucoup d'interventions ont reflêté l'attachement de très nombreux membres du PCF à leur parti, au symbole qu'il représente à travers son histoire nationale. Ils sont sentimentalement liés au mot "communiste". 
Mais au-delà de l'élan du coeur, quel contenu donnent-ils à ce vocable ?
 
D'autres militants, prenant en référence les expériences, jugées négatives des pays s'étant identifiés au "socialisme réel", Union soviétique en tête, considèrent que le mot 'communiste" est démonétisé, voire contre-productif, et le type d'organisation dépassé. Ils en tirent la conclusion qu'un rassemblement ouvert et large, avec des méthodes nouvelles de fonctionnement, est nécessaire.

Il en est aussi qui s'en tiennent à la "théorie", développée, en son temps, par Robert Hue, selon laquelle l'essentiel est de conserver des zones dites "de pou voir", tels les municipalités, les mandats électifs qui constituent, d'après eux, des points d'appui indispensables dans la lutte quotidienne contre "la droite". De cepoint de vue, ils en tirent la conclusion de la nécessaire entente avec le Parti socialiste, et en premier lieu, par une alliance  électorale.

Au-delà de ces diverses prises de position qui se limitent à la "forme", qu'en est-il du contenu ?
Autrement dit, un Parti communiste pour quoi faire ? Une nouvelle organisation, dans quel but ? Une "gauche plurielle" pour quels objectifs?

L'Assemblée générale n'a pas abordé cette question fondamentale.
Certes, le 'rapport introductif' d'Olivier Dartigolles, au nom de la direction, n'a pas été avare de phrases incantatoires et de formules sibillines : 
"A l'étape actuelle, les exigences de la lutte de classes dans les conditions de notre époque actualisent la notion de communisme"..
"Aux yeux des communistes, elles (les leçons tirées des échecs) n'invalident pas le fait que dans l'affrontement actuel entre le capitalisme mondialisé et les peuples, le comunisme reste une visée et un projet de notre temps".
Et de poursuivre, toujours véhément :
"Cette question est décisive. D'un côté, le communisme est pour nous un déterminant essentiel". 
Mais, c'est pour ajouter, s'abritant derrière une phrase de Marx :
"Il indique un chemin qui est l'inverse de la table rase ou de la surenchère diviseuse qui caractérise le 'gauchisme''".
Ces phrases ne constituent qu'un paravent idéologique destiné à camoufler la politique concrète poursuivie par le PCF depuis des années. 
De même que les expressions reprises dans les "décisions prises", à l'ssue de l'Assemblée générale : 
"Imaginer un nouvel internationalisme", "Notre engagement européen et international doit franchir une nouvelle étape", "la transformation progressive de la société", ainsi que la question posée : "Est-il possible de changer la société à l'échelle de la nation ?" 
permet de pousuivre, par leur flou artistique,  la stratégie d'abandon des valeurs révolutionnaires que les directions successives du Parti communiste français ont menée  depuis au-moins une décennie.

L'orientation prise par l'Assemblée générale du PCF ne dévie pas de cette voie

La question essentielle demeure :
"Le peuple de France a-il- besoin d'un parti révolutionnaire qui lutte ouvertement pour un changement radical de société afin que soient satisfaits les besoins du plus grand nombre ?".

Notre réponse est OUI.

par Jean Lévy
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