Jeudi 3 janvier 2008

Il s'agit de "It's a Free World", le dernier film de Ken Loach.

On pourrait dire qu'il s'agit d'un reportage sous forme de fiction. 
Nous plongeons brutalement dans "l'arrière-cour"  du monde du travail, de nos jours en Grande-Bretagne. C'est celui des immigrés que des officines louches vont chercher en Europe de l'Est pour leur "offrir" soit-disant un emploi contre espèces sonnantes et trébuchantes. La comparaison avec les négriers achetant des esclaves est de mise. La transaction s'effectue pour le compte d' entreprises qui recherchent une main d'oeuvre corvéable à merci, et à bon marché. Le salaire n'est pas toujours payé par les intermédiaires. Le gouvernement laisse faire.
Ken Loach, pour exprimer la complexité de la situation, nous présente comme personnage central, une salariée impliquée dans le système qui, un jour, est licenciée abusivement. Elle tente alors de "se mettre à son compte" en lançant sa propre agence de 'placement'. Elle devient elle-même un maillon de ce système cynique.
Ainsi, le film décrit, sans effet superflu, la violente réalité sociale des 'laissés pour compte' dans  notre société. Zola avait tenté, avec Germinal, de nous montrer celle des mineurs, dans la seconde moitié du XIXème siècle.  "It's a Free World" laisse penser que l'univers d'aujourd'hui n'a fait aucun progrès. Au contraire.
C'est ça, le "Monde Libre" !

par Jean Lévy
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Mercredi 2 janvier 2008

Des évènements qui se produisent au Venezuela, nous ne connaissons, en France, que les commentaires haineux de nos médias et les informations officielles, émanant du président Hugo Chavez lui-même ou de son entourage. 
La question se posait : "Qu'en pensent les communistes vénézuéliens ?"

Initiative Communiste,  mensuel  du POLE de RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE, dans son numéro 70, de décembre 2007, en publiant une déclaration d'Oscar Figuera, dirigeant du PC du Venezuela, donne le point de vue des communistes de ce pays, au lendemain du référendum constitutionnel :

"Une proposition (le projet de modification de la  constitution),
visant l'approfondissement de la démocratie, avec un contenu chaque fois plus populaire, de transformation de l'Etat, de réorganisation du territoire pour élever la qualité de la vie de notre peuple, affronté toute une campagne où étaient dénoncés de pseudos périls contre la propriété, un supposé péril contre la famille et un pseudo péril contre la religion, trois valeurs ancestrales de la société capitaliste.
Un des éléments positifs est le fait que la moitié de l'électorat qui a participé hier l'a fait avec une profonde conscience d'avancer vers le socialisme. Nous avons créé une immense avancée qualitative dans la conscience populaire, car il y a huit ans ce niveau de développement de la conscience n'existait pas. On peut aussi considérer que les trois millions d'électeurs qui se sont abstenus et qui font la différence avec ce qui a été obtenu en 2006, accordent leur confiance à Chavez, parce qu'ils n'ont pas voté CONTRE Chavez bien qu'ils ne fussent pas convaincus par la Réforme Constitutionelle, et bien qu'ils aient été neutralisés par la peur. L'approfondissement de la bataille idéologique devra
viser la destruction des peurs historiques.
 (...)
En tout processus révolutionnaire, l'existence d'un instrument politique et révolutionnaire et d'une Direction Collective unifiée qui conduise la Révolution est nécessaire et irremplaçable. Un autre aspect de l'expérience vécue, est que l'opposition a reconnu et fait sienne la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela de 1999 comme 'la plus avancée du monde'."

Ce texte, au-delà de l'analyse de la situation, confirme l'ancrage résolu du Parti Communiste du Venezuela dans le processus de la Révolution bolivarienne, son soutien total à Hugo Chavez, alors que la presse française laisse entendre que le PCV renacle à réaliser l'unité  politique, et se situe dans une position critique vis-à-vis du pouvoir. 
Les propos d'Oscar Figueras rétablissent la vérité.

par Jean Lévy publié dans : Pages d"écriture
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Mardi 1 janvier 2008

Nicolas Sarkozy, présentant ses voeux aux Français pour 2008, est resté fidèle à sa stratégie mise en pratique durant toute la campagne électorale : se présenter comme un "homme neuf" ! 
Ainsi, il prétend rejeter, comme s'il avait été alors un 'opposant', la politique menée par ses amis politiques, et par lui-même depuis 2002 (où il était le numéro 2 des gouvernements Raffarin et de Villepin). 
Il ose déclarer :

"Je sais les craintes que beaucoup d'entre vous éprouvent pour l'avenir de leurs enfants, je sais l'angoisse qui vous étreint quand vous avez peur de perdre votre emploi ou quand vous craignez que l'augmentation du coût de la vie ne vous permette plus, même en travaillant dur, de faire vivre décemment votre famille".

Il connaît d'autant mieux ces peurs, ces craintes, ces angoisses, qu'il mène au pas de charge, depuis sept mois,  une poltique de régression sociale, on pourrait dire de "contre révolution sociale', engagée durant plus de deux décennies dans l'alternance.   et développée  par la droite depuis 2002.
Il n'est guére besoin de statistiques pour mesurer le développement de l'insécurité  des emplois, de plus en plus précaires,  la pression patronale insupportable sur les conditions de travail, qui multiplie, chaque jour davantage le stress, les dépressions, les suicides. Mais qui, non seulement veut faire 'travailler plus' les salariés, met tout en oeuvre pour ôter à ceux-ci tous les moyens de se protéger.
 
Qui vise à faire exploser le Code du Travail pour soumettre, sans contrôle, l'ouvrier, l'employé, le cadre à l'arbitraire patronal ? 
Qui, en matière de pouvoir d'achat, multiplie les hausses de prix (celui du gaz étant le dernier exemple), refuse la moindre augmentation du Smic, des salaires et des retraites, impose des 'franchises' nouvelles en matière de santé, rendant celle-ci difficile à préserver quand le revenu ne permet plus de soigner convenablement ?
Qui n'a d'argent que pour les riches, à qui le pouvoir sarkozien fait en permanence des cadeaux somptueux qui se chiffrent en milliards ?
Nicolas Sarkozy annonce tout de go qu'il va 'réformer' encore davantage en 2008, et bien sûr dans le même sens. 
Il fait penser à ce potentat qui, après avoir saboté des digues, et conduit ainsi le fleuve a déborder au-delà des berges, créant l'inquiétude des populations riveraines, jette quelques larmes sur leur sort, tout en préparant la 'réforme' du barrage, c'est-à-dire sa démolition, avec pour conséquence, l'inondation  de vastes teritoires et une catastrophe nationale...
C'est ainsi que Nicolas Sarkozy annonce "l'dée nouvelle d'une politique de civilisation" !

par Jean Lévy publié dans : Politique
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Lundi 31 décembre 2007

Pour préparer la cérémonie des voeux présidentiels , Nicolas Sarkozy a demandé à ses conseillers de faire des suggestions permmettant à cet évènement d'exprimer une rupture avec les habitudes prises par les précédents présidents. "Il s'agit, cette année, d'innover!". 

Dans cette perspective, les ministres ont été mis à contribution pour proposer un cadre nouveau qui tranche avec le passé, le palais de l'Elysée semblant un lieu  trop guindé, trop éloigné du peuple.
Donc, autour de Claude Guégant, le  Secrétaire Général de l'Elysée, se sont réunis le 29 décembre, les Ministres au grand complet pour faire des propositions.
Rosine Bachelot, toujours pétulante, suggère "le cadre d'un café-tabac",  lieu de convivialité incontesté, et également symbolique,  deux jours avant l'application du décret. "Vous osez faire cette proposition, rétorque le premier ministre. Mais enfin, réfléchissez un instant : les gens vont tous en griller une, avant l'interdiction, et la pièce sera irrespirable, un vrai rideau de fumée au moment où le Président met la tranparence à l'ordre du jour !".
"Un centre de rétention, sur fond de mirador, pour montrer notre détermination de reconduire à la frontière 25.000 sans-papiers, serait l'endoit idéal", sussure le ministre de l'Identité nationale". 
Fillon, hors de lui, rétorque : 
"Vous voulez mettre Hortefeux aux poudres dans les quartiers, , ou quoi ?". 
La ministre de la Culture revient aux choses sérieuses : "Peut-être Disneyland ?" .Henri Gaino craint "que le décor ne conduise les téléspectateurs à évoquer les contes de fées et autres sornettes, en écoutant l'allocution". 
"De même, l'intérieur d'un Mac Do peut induire la 'mal bouf' en cette période de fêtes ", ajoute-t-il, face à l'idée émise par Rama Yade, plus solidaire que jamais.
"Pourquoi le Président, restant un jour de plus en Egypte, ne parlerait-il pas du Caire, ou plutôt du haut des Pyramides ? Cela donnerait à ses propos une grandeur napoléonniène...", propose  MAM, guindée dans un uniforme de hussard . "On pourrait penser aussi au 18 brumaire, est-ce bien opportun ?" oppose Claude Guégant, garant des institutions républicaines. 
D'autres propositions fusent : 
"
L'immeuble du Figaro ou de TF1, avec Serge ou Martin, cela donnerait à la causerie un caractère familial...",
"Sur les marches du Palais ...Brogniart, avec, derrière lui, une corne d'abondance et les Quarante Valeurs..."
"Au Fouquet's ou sur le yacht de Vincent, pour faire naturel..."
"Dans le domaine de la compassion, on pourrait envisager un service d'urgence, au-milieu des malades sur un brancard, dans un couloir non chauffé...". 
Cette dernière idée est reçue comme une mauvaise plaisanterie, et le nom de son auteur, noté sur le calepin de Rachida Dati. La  Garde des Sceaux, pour sa part, évoque "un prétoire', pour montrer qu'il reste quelques tribunaux ouverts, et signifier que "c'est au Président à rendre la justice, et pas aux juges". 
La Pécresse, quant à elle,  insiste pour que les voeux  soient présentés aux Français à partir du siège de l'Oréal , "succursale du prestigieux Collège de France", commente-t-elle pour justifier sa proposition. 
Les ministres d'ouverture proposent, quant à eux, d'inviter Ségolène Royal et Manuel Valls pour danser un tango juste avant le discours présidentiel. 
Le ministre Boorlo, pour sa part, suggère que pour faire 'people', "on pourrait réunir les familles décomposées du Président avec ses deux ex-femmes, leurs enfants réciproques et, naturellement Carla Bruni, avec, pour la photo, leurs petits chiens et  toutes les peluches des progénitures". 
Et d'ajouter : "Ca réchaufferait l'atmosphère !". A ces mots, un collègue rappela que cela jetterait peut-être un froid, l'explication venant du ministre de l'Ecologie.

Brusquement, Claude Guéant qui somnolait (mais que d'un oeil), interrompt l'échange de bonnes intentions  :

"Qu'est-ce qui commande ici ? C'est vous les ministraillons ou c'est moi ? D'un commun accord avec le Président, qui a entendu toutes vos élucubrations  par GPS dernier modèle, et portable vissé à l'oreille, je viens de décider  que, primo la cérémonie aurait lieu au palais de l'Elysée, que, secundo,  l'allocution ne durerait que cinq minutes, car "il" n'a pas de temps à perdre, devant célébrer la nouvelle année avec Martin, Arnaud, Bernard, Vincent et les autres .Maintenant, rompez !"

 

par Jean Lévy publié dans : Politique
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Dimanche 30 décembre 2007


"Saddam Hussein a été pendu samedi matin. L'occupant américain qui le détenait, l'a livré, quelques heures avant l'exécution, aux autorités irakiennes. 
Bush se félicite de l'évènement.

Douste-Blazy 'prend acte', affectant un certain détachement, alors que les médias occidentaux rappellent les crimes commis par l'ancien président de l'IraK. Pas tous et surtout pas dans leur contexte poltique. Saddam avait ommencé, dans les années 70, par pendre les communistes. Sans réaction, sinon de satisfaction, de la part des dirigeants de l'Ouest.

A cette époque, en Iran ausi, la Savak, la police secrète du shah, pourchassait, torturait,exécutait également les communistes iraniens et les progressistes du parti du Dr. Mossadegh, qui avaient eu la mauvaise idée de nationaliser le pétrole. Le shah était un grand ami de la France et des Etats-Unis, comme l'était alors Saddam Hussein. Quand, en 1978, éclate la révolution islamique en Iran, celle-ci provoque la grande peur des multinationales US qui craignent pour leurs puissants intérêts dans la région. 

Dans l'impossibilité de combattre de l'intérieur le pouvoir de l'ayatollah Khomeiny, les Etats-Unis et la France se sont tournés vers l'ennemi extérieur, l'Irak de Saddam Hussein. Ils l'ont surarmé, lui livrant de nombreuses armes sophistiquées (y compris chimiques), pour le pousser à faire la guere à l'Iran. Ce fut un conflit long et sanglant entre les deux pays.
Le rais irakien utilisera massivement le gaz américain contre les troupes iraniennes pour le plus grand profit des Etats fourniseurs. 
Puis, en 1988 et encore en 1991, ces mêmes armes chimiques sont larguées contre les Kurdes révoltés, faisant des dizaines et des dizaines de milliers de victimes.  Saddam devait répondre de ces actes de barbarie dans les semaines qui viennent. Mais il aurait pu alors rappeler publiquement qui avait livré ces armes de mort. Chacun a encore en tête, les photos de Jacques Chirac et de Donald Runsfeld, hilares, reçus somptueusement par Saddam. Il fallait éviter coûte que coûte de telles révélations. Elles auraient fait désordre parmi les fournisseurs. Saddam a donc été pendu avant ce nouveau procès.

Les médias français ont la mémoire sélective. Pas le moindre rappel de ces faits. Beaucoup de ces médias appartiennent aux entreprises d'armement incriminées dans ce sanglant et juteux trafic. Pour eux, le silence est d'or".

Extrait de "LA POLITIQUE AU JOUR LE JOUR" ,  
Chronique quotidienne et critique des évènements et des médias.
Volume 3
par Jean LEVY

par Jean Lévy
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Samedi 29 décembre 2007

Avant de  soumettre à ratification le traité de Lisbonne,
LA CONSTITUTION DOIT ÊTRE REVISEE, 
tel est l'arrêt du Conseil constitutionnel :

"Constatant que, par le préambule de la Constitution de 1958, le peuple français a proclamé solennellement 'son attachement aux droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils sont définis par la Déclaration de 1789', confirmés et complétés par le préambule de la Constitution de 1946", 

"Constatant que, dans son article 3, la Déclaration des droits de l'homme et du  citoyen énonce que '
le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation, que l'article 3 de la Constitution de 1958 dispose, dans son premier alinéa que 'la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voix du référendum' "

"Considérant que, lorsque les engagements souscrits ( le traité de Lisbonne), contiennent une clause contraire à la Constitution, remettant en cause les droits et libertés constitutionnellement garantis ou portant atteinte aux conditions essentielles de l'exercice de la souveraineté nationale, l'autorisation de les ratifier appellent une révision constitutionnelle".

Le Conseil constitutionnel a  donc signifié, par un arrêt pris le 20 décembre, et paru au Journal officiel du 29, que :

"L'autorisation de ratifier le traité ( de Lisbonne) modifiant les traités de l'Union europénne et le traité instituant la Communauté européenne ne peut intervenir qu'après révision de la Constitution
".

Les attendus du Conseil, au-delà de  leurs aspects juridiques, posent clairement la question fondamentale de la souveraineté nationale. Voulant contourner les récifs d'une consultation populaire et  éviter toute vague, voire une déferlente, Nicolas Sarkozy compte emprunter la voie parlementaire pour faire passer, en catimini, le traité-bis, rejeté par les Français. Le Conseil constitutionnel l'oblige à consulter le Congrès afin de modifier la Constitution. Mais il lui est nécessaire d'obtenir les 3/5ème des votes des députés et sénateurs assemblés. 

Ceux-ci devront, chacun,  dire si oui ou non, il appartient au peuple français, et à lui seul, de décider de son destin. 
En refusant de voter la révision de la Constitution, ils marqueront leur fidélité à l'idéal démocratique; ils respecteront ainsi le vote majoritaire du peuple du 29 mai 2005.

Avant de mettre leur bulletin dans l'urne, en mars prochain, lors des élections municipales et cantonnales, chaque citoyen aura à coeur de s'informer du choix exprimé  au Congrés par  son député et  son sénateur, souvent maire ou conseiler général
Pas un bulletin ne devra alors s'égarer en faveur d'un élu irrespectueux du suffrage universel.

SANS ATTENDRE, VOUS AVEZ A VOTRE DISPOSITION :

LA PETITION DU 'COMITE VALMY', POUR UN REFERENDUM;
et la "LETTRE A MON DEPUTE", 
édités dans ce blog, les 26 et 29 novembre.

 

 

par Jean Lévy
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Vendredi 28 décembre 2007
VOICI LA LISTE DES DIX DERNIERS TEXTES PUBLIES par

 
http://canempechepasnicolas.over-blog.com/ 


* Une chanoine à l'Elysée ?              Sarkozy met en cause la laïcité de l'Etat (Chronique au poivre)

* Schengen, une liberté surveillée.
Libre circulation dans l'UE sous contrôle électronique (info)

* Pour Noël, offrez :
"Les aventures de Cabotintin
 
 de Matuvu"                
                                    (Chronique sucrée)

* "Il est mort l'ami Chaplin, mais son nom reste vivant"
      En hommage à Charlot

* La trêve des confiseurs                      Entre Noël et le Jour de l'An                (Chronique sucrée)

* Jours de fêtes
                    Selon que vous serez puissant ou misérable ...       (Chronique au poivre)

* Sans attendre, courez voir ce film... "J'ai très mal au travail"                  (cinéma)

* "L'extinction du paupérisme"
         La démagogie de Louis-Napoléon à Nicolas ( Histoire)

* Hommage à Louis Aragon          Un poème de l'auteur, mort  il y a 25 ans    (Poésie)

* Pages d'écriture   (7)                      Un article du Monde Diplomatique               ( Social)


SANS OUBLIER DES TEXTES, TOUJOURS D'ACTUALITE :

"Une pétition pour exiger un référendum", que vous pouvez signer             ( 26 novembre 2007)
"Lettre à mon député"   à reproduire pour l'adresser                                     (  28 novembre 2007)

ET FAITES CONNAÎTRE NOTRE BLOG  A VOS AMIS....
par Jean Lévy
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Jeudi 27 décembre 2007

Le Monde Diplomatiqe, daté de janvier 2008, publie un article, particulièrement intéressant,  intitulé :

"PARTAGE DES RICHESSES, LA QUESTION TABOUE", 
avec pour surtitre :
"Débat français à propos du pouvoir d'achat".

L'auteur, François Ruffin, prend en référence des études effectuées par des organismes officiels et des sources économiques, proches du patronat. C'est ainsi qu'un rapport de la BRI, la Banque des Réglements Internationaux, qui siège à Bâle, note :
 
"La part des profits est inhabituellement élevée (et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l'amplitude de cette évolution et l'éventail des pays concernés n'ont pas de précédent dans les quarante-cinq dernières années".

Alain Greenspan, ancien directeur de la Fed, la  Réserve fédérale américaine, redoute le pire. Il livre au Financial Times, du 17 septembre 2007, ses réflêxions inquiètes :

"J'ai attendu, et j'attends encore, quelque normalisation dans le partage du profit et des salaires car la part des salaires dans la valeur ajoutée est historiquement basse, à l'inverse d'une productivité qui ne cesse de s'améliorer". Or "ce découplage entre faibles progressions salariales et profits historiques fait craindre (...) une montée du ressentiment aux Etats-Unis comme ailleurs, contre le capitalisme et le marché".

François Ruffin explicite cette opinion par des chiffres établis par le FMI :

"Dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le produit intérieur brut (PIB) a baissé de 5,8% entre 1983 et 2006. D'après la Commission européenne, au sein de l'Europe cette fois, cette part a baissé de 8,6%. et en France, de 9,3%".

Face à cette constatation, le journaliste du Monde Diplo note avec bon sens :

"Par le gigantisme des sommes en jeu, des dizaines de milliards d'euros, ces 9,3% devraient s'installer au coeur du débat. Toutes la contestation des 'nécessaires réformes en cours' ('régimes spéciaux', retraites,Sécurité sociale, mais aussi pouvoir d'achat) pourrait s'appuyer sur ce chiffre. Or, c'est à l'inverse qu'on assiste : il est comme effacé de la sphère publique, éclipsé dans les médias, à peine mentionné par les responsables politiques".

François Ruffin reprend le chiffrage et le constat de  Jacky Fayolle, ancien directeur de l'IRES (Institut de Recherches Economiques et Sociales) :

"
Donc, il y a en gros 120 à 170 milliards d'euros qui ont ripé du travail vers le capital !"
PLUS D'UNE DIZAINE DE FOIS LE DEFICIT DE LA SECURITE SOCIALE (12 milliards), ET UNE VINGTAINE DE FOIS CELUI DES RETRAITES !"

Le journaliste explique clairement et précisément les divers mécanismes et les différentes politiques qui ont conduit à cet état de chose. Puis, il s'étonne de l'attitude  "des médias entre mutisme et mensonges" :

"Le mutisme qui entoure ce détournement de richesse constitue un exploit permanent. Des heures de radio, des pages dans la presse : les journalistes ont glosé sur les miettes des 'régimes spéciaux', sur ces "bénéficiaires de lois obsolètes", sur ce "privilège intolérable", sur cette "inégalité inacceptable", sur "la nécessité économique et démographique", de cette "mesure d'équité".
 
Une note en bas de page indique les références de ces citations prises dans la presse, à la radio et à la télé, et recensées par Le Plan B, dans son numéro de décembre.

En outre, François Ruffin interroge :

"Mais un autre 'silence' assourdit. Quand M.M. François Hollande, Bernard Thibault ou Vincent Peillon se sont-ils saisis de cet argument ?" 

Et de citer les propos de Michel Sapin, ancien ministre socialiste, qui préconise des allègements de charges pour les entreprises, ou de Manuel Valls, le député-maire du PS, également, d'Evry :

"Il faut travailler sur un allongement progressif de la durée de la cotisation. Ca vaut évidemment pour les régimes spéciaux ; cela vaudra demain pour le régime général", 

ou encore ceux de Ségolène Royal qui, en Une de l'hebdomadaire Challenges, déclare, s'adressant aux patrons :

"Faites des profits, augmentez vos revenus !"

Et Ruffin de commenter :

"
Désormais 'le courage' consiste, dans ce camp aussi, non plus à soutenir une lutte qui inverserait le rapport de forces,mais à se plier par avance aux exigences du capital et du pouvoir, sans jamais batailler".

Lisez  l'intégralité de cet article du Monde diplomatique, armé de chiffres et d'arguments, Il doit servir à tous ceux qui agissent contre la politique du pouvoir sarkozien, et dans les entreprises, contre la dictature du capital.

par Jean Lévy
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Mercredi 26 décembre 2007
Louis Aragon est mort le 24 décembre 1982, il y a juste vingt-cinq ans...

Les médias n'ont guère commémoré cet anniversaire !

MARCHE FRANCAISE


Quand il arriva la saison
Des trahisons et des prisons

Quand les fontaines se troublèrent
Les larmes seules furent claires

On entendait des cris déments
Des boniments des reniements

Des hommes verts et de vautours
Vinrent obscurcir le jour

Ils nous dirent Vous aurez faim
Dans la main nous prirent le pain

Ils nous dirent Jetez vos livres
Un chien n'a que son maître à suivre

Ils nous dirent Vous aurez froid
Et mirent le pays en croix

Ils nous dirent Les yeux à terre
Il faut obéir et se taire

Ils nous dirent Tous à genoux
Les plus forts s'en iront chez nous

Ils ont jeté les uns aux bagnes
Pris les autres en Allemagne

Mais ils comptaient sans Pierre et Jean
La colère et les jeunes gens

Mais ils comptaient sans ceux qui prirent
Le parti de vivre ou mourir

Comme le vent dans les cheveux
Comme la flamme dans le feu

Croisés non pour une aventure
Une lointaine sépulture

Mais pour le pays envahi
Contre l'envahisseur haï

Chassons chassons nos nouveaux maîtres
Les pillards ls tueurs les traîtres

Le bon grain du mauvais se trie
Il faut mériter sa patrie

Chaque jardin chaque ruelle
Arrachés à des mains cruelles

Chaque silo chaque verger
Repris aux mains des étrangers

Chaque colline et chaque combe
Chaque demeure et chaque tombe

Chaque mare et ses alevins
Chaque noisette d'un ravin

Chaque mont chaque promontoire
Les prés sanglants de notre hitoire

Et le ciel immense et clément
Sans nuage et sans allemand

Il faut libérer ceux qu'on aime
Soi-même soi-même soi-même


EXTRAIT de la DIANE FRANCAISE,  poèmes écrits sous l'Occupation.


par Jean Lévy
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Mercredi 26 décembre 2007

En 1834, sous la monarchie de juillet, le prince Louis-Napoléon Bonaparte, influencé par les idées de Saint-Simon,  exprimait ses idées "sociales",dans un texte célèbre "L'extinction du paupérisme".
Décrivant la situation économique de cette époque, il écrivait : 
"
La nation se trouve composée de producteurs qui ne peuvent pas vendre et de consommateurs affamés qui ne peuvent pas acheter, et le manque d'équilibre de la situation contraint le gouvernement, ici comme en Angleterre, d'aller chercher jusqu'en Chine quelques milliers de consommateurs...".
La France était alors un pays en forte expansion industrielle. 
Le futur Prince-Président préconisait, dans ces conditions,  une politique de croissance par la consommation interne "de millions de Français, dénués de tout", pour faire marcher le commerce. 
Louis-Napoléon Bonaparte évoque  "la classe ouvrière  la plus nombreuse, qui n'a aucun superflu, et par conséquent, aucun moyen de faire des économies". 
Il s'inquiète de ses réactions face à sa misère. Aussi, il préconise la solution permanente de la bourgeoisie :
"Qu'y a-t-il donc à faire ? Le voici. La classe ouvrière ne possède rien, il faut la rendre propriétaire".

Le futur prince-Président justifie ses préoccupations 'sociales' en citant, comme conclusion, notre célèbre fabuliste :
"
Dans l'avant dernier siècle, La Fontaine émettait cette sentence trop souvent vraie, et pourtant si triste, si destructrice de toute société, de tout ordre, de toute hiérarchie : 
'JE VOUS LE DIS EN BON FRANCAIS, NOTRE ENNEMI, C'EST NOTRE MAÎTRE'
".
Huit ans plus tard, Louis-Napoléon sera "le maître", empereur de tous les Français...

Avant son élection, notre Président se présentait comme celui du 'pouvoir d'achat', car, lui aussi, veut devenir 'notre maître' !

par Jean Lévy
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