Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 10:05

COMITE VALMY

 

sont-ils possibles

en euro dictature ? 
 

Claude Beaulieu, Jean-Yves Crevel, Jean Lévy, Geneviève Blache, Jacques Maillard, Isabelle Voltaire,

pour le Bureau national du Comité Valmy

jeudi 10 mai 2012


 

 

 

 

 

 

Légitimement, les Français ont donc concrétisé leur rejet de Nicolas Sarkozy en élisant - par défaut - son adversaire social démocrate François Hollande.

Nous ne boudons pas le sentiment de délivrance largement ressenti dans les milieux populaires et qui est aussi le nôtre, tout en demeurant vigilants et mobilisés.

Cependant, l’embastillement de la France dans cette prison des peuples qu’est l’euro dictature perdure, même si le nouveau geôlier local a changé d’apparence et fait des promesses du style « fracture sociale » qui pourraient à nouveau s’avérer n’engager que ceux qui y croient.

Cette sanction populaire est amplement méritée et nous partageons ce rejet profond de Nicolas Sarkozy exprimé par le peuple de France, conséquence naturelle de la politique européiste antisociale et antinationale, antirépublicaine et antidémocratique, impérialiste et belliciste, particulièrement aggravée de manière cynique et arrogante, ces cinq dernières années.

Devenant encombrant aux yeux de ses maîtres de l’oligarchie américano-occidentalistes, Nicolas Sarkozy a été lâché par ceux-ci, qui se sont choisi et ont promu un autre fondé de pouvoir vassalisé en la personne d’un François Hollande qui a pour mission, si le peuple de France laisse faire, de mener pour l’essentiel la même politique, au service des "marchés" et du pouvoir des oligopoles financières.

François Hollande au pouvoir, la social-démocratie néo ou sociale-libérale, européiste et atlantiste, retrouve toute la capacité de nuisance qu’elle a démontré en particulier depuis la Libération, en entraînant avec d’autres, notre pays dans une fuite en avant dans la voie de l’Europe supranationale des régions et de la vassalisation américano occidentaliste.

Pourtant, il est nécessaire de souligner que François Hollande n’a pas été élu aussi facilement que l’orchestration médiatique entend le faire croire. Avec 48,63% des votants, il a devancé Sarkozy, sans recueillir la moitié des votes en raison du nombre historiquement élevés des bulletins blancs et nuls. Ceux-ci représentent 2,15 millions d’expressions citoyennes qui ont refusé de choisir entre deux candidats de l’oligarchie financière. Plus difficile à quantifier, le refus de vote militant a également été apprécié comme comme étant significatif.

Dans le domaine économique et social, sans l’intervention d’un mouvement populaire puissant, la politique de François Hollande, en raison de son adhésion fanatique aux dogmes de Maastricht, à la concurrence libre et non faussée ainsi qu’au traité de Lisbonne, pourrait suivre le même chemin (dicté par les marchés et les agences de notation) que celui de ses prédécesseurs, avec peut-être un habillage de démagogie sociale.

Pour ne prendre que cet exemple significatif, lors de sa campagne, François Hollande a annoncé vouloir renégocier le Pacte budgétaire européen. Il a déjà essuyé plusieurs non catégoriques, de José Manuel Barroso et Martin Schulz respectivement présidents de la Commission et du « parlement » européens. Pour Angéla Merkel " le pacte budgétaire européen est non négociable".

Le Comité Valmy ne souhaitant pas jouer les oiseaux de mauvais augure, jugera sur pièce la politique de François Hollande, du Parti socialiste et de ses alliés mais se fait peu d’illusion quant à leur idéologie et leur nature de gérants loyaux du capitalisme.

En même temps nous considérons que la putréfaction et les contradictions internes du système, conjuguées à l’essor du mécontentement du monde du travail, peuvent conduire à une situation qui mettrait François Hollande dans l’obligation de gérer la sortie de l’euro, contrairement à ses objectifs fondamentaux.

Pour un proche avenir, il est possible de pronostiquer qu’à la manière de la mise en scène de 2007, qui a conduit au traité de Lisbonne, soit déjà dans les cartons la préparation d’un nouveau psychodrame de manipulation politique, destiné cette fois à persuader le bon peuple, du lancement et de la crédibilité d’une réorientation de l’UE dans le sens de la croissance.

En matière de renoncement national et républicain, nous pouvons nous attendre à davantage d’engagement dans la voie antinationale, anti-laïque, ethniciste et communautariste de l’Europe fédérale des Länder. Ainsi François Hollande a-t-il promis par exemple de s’attaquer à l’unité de la République en inscrivant dans la Constitution le Concordat d’Alsace - Moselle.

Pour la politique étrangère, c’est du pareil au même. En témoigne le fait que François Hollande s’est déjà significativement affirmé prêt, comme Nicolas Sarkozy, à mener une guerre contre la Syrie. Comme Sarkozy avant lui il a envisagé d’accélérer le retrait des troupes Françaises d’Afghanistan et à nouveau Obama a dit non. Là encore les citoyens apprécieront à partir du critère de la pratique.

La nomenklatura sociale-démocrate de politiciens professionnels est à nouveau en mesure de gagner du terrain et pourrait devenir envahissante. Avec Mitterrand elle a mené en matière d’Europe une politique désastreuse en choisissant la voie supranationale pour le traité de Maastricht. Elle entend manifestement aujourd’hui persévérer sur la même ligne de renoncement à la nation et à la souveraineté populaire au profit de l’euro dictature.

Ce n’est pas cela qui a été choisi par les électeurs ce 6 mai, et les apparatchiks du PS ainsi que leurs satellites se tromperaient lourdement en interprétant le vote de rejet de Nicolas Sarkozy comme une adhésion de masse à la politique de leur parti. 55% des électeurs ayant voté pour François Hollande disent l’avoir fait pour barrer la route à un retour de Nicolas Sarkozy.

Les dirigeants du Front de Gauche, influencés par le nihilisme national trotskyste et refusant l’évidence que les questions sociale et nationale sont inséparables, ont refusé d’incorporer la revendication de la souveraineté populaire, liée à l’indépendance nationale, à leur démarche.

 Ils ont ainsi limité leur propre résultat électoral et surtout, ils ont choisi de persévérer dans le chemin sans issue du mirage de l’Europe sociale, ne voulant pas reconnaître que cette Europe de la finance n’est pas amendable.

Une occasion historique d’entreprendre la construction d’un mouvement populaire à partir des vrais problèmes qui sont imposés à notre peuple, ainsi qu’aux autres peuples européens, a été manquée, rejetée. La responsabilité politique du Front de gauche est d’autant plus lourde que les illusions à nouveau semées par leur inconséquence, vont freiner la nécessaire mobilisation populaire en retardant la prise de conscience des citoyens soumis à une intense manipulation de la part des médias.

Le score du Front National au premier tour de cette élection présidentielle a été de 17,90%, ce qui représente 6.421.808 voix. Il ne saurait signifier que notre peuple est raciste et xénophobe. Cette performance découle de l’incurie et de la dégénérescence de ceux des dirigeants politiques, notamment chez les communistes et à la CGT, qui, en perdant leurs racines et leurs principes, deviennent inaudibles et coupent leurs organisations d’une forte proportion du peuple.

Que le Parti Communiste Français, tout en restant internationaliste, relève le drapeau de l’indépendance nationale et redevienne patriote, comme il le fut notamment pendant la Résistance, il retrouvera alors naturellement le peuple de France, tandis que l’influence du Front National connaîtra un reflux rapide.

Après cette élection sous influence et non véritablement démocratique, il apparaît plus urgent que jamais de construire la véritable alternative politique qui s’impose objectivement et devrait selon le Comité Valmy se traduire dans une dynamique anti oligarchique de front républicain patriotique et social. Ce rassemblement populaire appelé à devenir majoritaire, sera également antifasciste et anti-impérialiste.

Devant la faillite de la 5ème République qui, après le Général De Gaulle, a été transformée en instrument de fausse alternance en dépouillant le peuple de sa souveraineté, la France de sa liberté et les travailleurs de leurs conquêtes sociales, un changement profond de société s’avère nécessaire et urgent.

L’idée de la convocation d’une Assemblée Constituante pourrait alors s’imposer. Pour donner à cette perspective toute sa crédibilité, notre Comité estime qu’il serait dès maintenant souhaitable de lancer une réflexion populaire pluraliste sur la nature et le contenu des nouvelles institutions à construire pour que la France républicaine retrouve sa liberté et soit en mesure de résister victorieusement aux tempêtes qui s’annoncent dans notre pays, en Europe comme dans le reste du monde.


 

Par Jean Lévy - Publié dans : Politique française
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 09:42

cocomagnanville.

Vendredi 11 mai 2012
Le KKE répond aux propositions de "Syriza"

de "gouvernement de gauche" :

foin de démagogie électorale, pourquoi tant de silence dur la dette "légitime" et sur l'UE ?

Un gouvernement de gauche n'est qu'un « radeau de sauvetage » pour ceux qui souffrent

 

Pour essayer de comprendre les réels  enjeux des législatives grecques, voici ce communiqué du KKE.

Je suis comme vous, je me pose beaucoup de questions sur cette crise et surtout cette reprise des idées fascistes, tout en sachant bien qu'elles sont portées par le capital et la bourgeoisie, je me demande si la politique peut encore régler les affaires pour le bien du peuple.

La révolution grecque a été faite, elle n'a jamais abouti et pourtant contrairement à notre pays, les grecs ont largement occupé le terrain. Maintenant, il y a division au sein des partis de la gauche, querelles de personnes, ou querelles de programme, je pose la question suivante :

 

Le KKE en restant isolé, a t-il le pouvoir de fédérer le peuple et d'impulser la dynamique d'annulation de la dette, puisque c'est apparemment le différent qui oppose les communistes à l'autre gauche ?

Le KKE a t-il les forces nécessaires tout en restant isolé pour contrer la montée des groupes fascistes ?

 

Merci de participer à ses débats 

 

Caroleone

akropoli-11febr12.jpg 

Communiqué du Parti communiste grec (KKE)

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Le responsable de Syriza, Alexis Tsipras, qui a reçu le 8 mai le mandat exploratoire de la part du président de la République de former un gouvernement et a noué des contacts avec les divers chefs de parti, a recours à des combines tactiques et des effets de manche qui font la une des médias.

Le responsable de Syriza a contacté la secrétaire-générale du KKE, Aleka Papariga, par téléphone et a demandé de la rencontrer dans le cadre des contacts qu'il prenait avec les divers dirigeants de parti concernant la formation d'un gouvernement. Aleka Papariga a répondu qu'il n'y avait pas matière à discuter autour d'une telle rencontre.

Dans son communiqué, Alexis Tsirpas a réaffirmé sa proposition d'un « gouvernement de gauche » avec comme objectif « la redistribution du fardeau fiscal, le traitement des questions fiscales en terme de justice sociale, la reconstruction productive du pays et une planification écologique du développement ».


Les conditions minimales fixées par SYNAPSISMOS-Syriza pour coopérer sont :


« La nécessité d'une annulation immédiate de la mise en œuvre des mesures du mémorandum et en particulier ces lois ignominieuses visant à réduire encore les salaires et les retraites.

L’annulation des lois qui abolissent les droits fondamentaux des travailleurs, en particulier la loi qui fixe qu'après le 15 mai, ce sera la fin de l'extension des conventions collectives existantes, et la fin des conventions collectives elles-mêmes.

La mise en avant de changements immédiats dans le système politique allant dans le sens d'un approfondissement de la démocratie et de la justice sociale, en premier lieu en changeant la loi électorale, en introduisant la proportionnelle intégrale, ainsi que l'abolition de la loi concernant les responsabilités des ministres.

Le contrôle public du système bancaire, qui aujourd'hui, malgré le fait qu'il ait reçu près de 200 milliards d'euros en liquidités et en garanties provenant de fonds publics, reste entre les mains des dirigeants qui l'ont mis en faillite. Nous exigeons que le rapport Black Rock soit publié immédiatement. Les banques doivent devenir des instruments pour le développement de l'économie et le renforcement des petites et moyennes entreprises.

La création d'une Commission d'audit pour explorer la partie odieuse de la dette publique, un moratoire sur son remboursement et la recherche d'une solution Européenne juste et viable ».


Dans son communiqué, le bureau de presse du KKE commente ainsi les déclarations d'Alexis Tsipras :

Dans sa déclaration d'aujourd'hui, A.Tsipras a usé du mandat qu'il a reçu pour venir appuyer sa prochaine campagne électorale, en réalisant des déclarations partielles qui ont tout l'aspect d'une déclaration de campagne pré-électorale s'adressant aux plus désespérés des électeurs afin de les fourvoyer et de récupérer leurs voix.

En dépit du fait fondamental qu'un gouvernement doit traiter plus de 4 ou 5 questions – il doit traiter en fait toutes les questions – A.Tsipras est passé outre cette réalité comme si elle n'existait pas. Le KKE met en avant les éléments suivants :

Le mémorandum et l'accord de prêt ne vont pas être abolis par les propositions de A.Tsipras. En dépit de cela, il a présenté certaines propositions, comme autant de sorties de crises favorables au peuple, qui passent sous silence l'offensive anti-populaire généralisée des monopoles et de leurs partis, les engagements pris par tous les Etats-membres de l'UE, telle la « stratégie Europe 2020 », des politiques comprises dans le mémorandum et l'accord de prêt.

Les propositions de A.Tsipras affirment clairement que les travailleurs seront appelés à payer de nouveau une grande partie de la dette dont ils ne sont pas responsables, tandis que le peuple a besoin de l’annulation de la dette. Dans le même temps, ces propositions ouvrent la voie aux privatisations et à la mise en place de nouvelles mesures anti-ouvrières par les capitalistes (salaires à 400 euros, de rapports de travail flexibles etc.). Elles laissent intacts tous les changements réactionnaires réalisés dans l'éducation, la sécurité sociale et la santé.

Les déclarations concernant le contrôle public des banques dans les intérêts des PME sont une duperie délibérée, puisqu'elles les condamnent à contracter de nouveaux prêts dans les conditions actuelles d'étouffement et d'encerclement par les monopoles.

Les affirmations d'A.Tsipras concernant la « reconstruction productive avec une sensibilité pour les questions écologiques » sont liées à la même voie de développement qui a déjà mené à la crise profonde et à la faillite du peuple, tandis qu'elles ignorent la Politique agricole commune (PAC) et ses conséquences pour les pauvres paysans.

 

Le silence sur les engagements permanents des traités signés par les gouvernements Grec dans le cadre de l'OTAN et des plans impérialistes pour intervenir en Méditerranée orientale, est extrêmement caractéristique de la soumission de SYNAPSISMOS/Syriza à la classe dirigeante et à ses alliés internationaux. Un tel gouvernement ne fera que compliquer et aggraver les problèmes du peuple.

Il faut que le peuple se détache de ceux qui continuent à les appeler à suivre la « voie à sens unique » cauchemardesque de l'UE, qu'ils adoptent une façade pro ou anti mémorandum.

La bataille se jouera avant tout en Grèce, et pas uniquement au sein de l'UE. De plus, le fameux « vent Européen du changement » qu'Hollande serait censé apporter, n'est pas lié au mouvement des peuples mais à la lutte des monopoles dans chaque pays pour la domination.

 

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 09:15

TEXTE REPRIS SUR

EL DIABLO

Pourquoi Hollande 

ne changera pas de politique sur l'Europe

S’il y a bien quelque chose que le socialiste français fera pour le continent, c’est légitimer un capitalisme européen instable de par nature et profondément injuste.

Hollande-Sarkozy-austerite.jpg

Disons-le crûment : si vous pensez encore que la victoire de François Hollande puisse changer la moindre petite chose à cette écrasante crise de la dette européenne, vous vous bercez d’illusions. Si les événements de ces trois dernières années nous ont bien appris quelque chose, c’est que les politiciens ne dirigent pas l’Europe… Contrairement aux marchés financiers. C’était déjà comme ça lorsque Mitterrand est arrivé au pouvoir il y a trente ans, et c’est encore plus scandaleusement vrai aujourd’hui.

Plus important encore pour l’avenir du continent : l’inévitable banqueroute de la Grèce. Car la nature de l’Union européenne ne changera pas au travers de timides réformes. Il faut imposer des mesures institutionnelles radicales en réponse au chaos social qui règne. Hollande a bien promis de renégocier le Pacte de croissance et de stabilité de l’Eurozone. Mais seul un défaut de paiement à part entière de la Grèce nous permettra de voir l’émergence d’une véritable alternative à l’austérité.

C’est pourquoi, même si la Grèce et la France vont aux urnes aujourd’hui, je refuse de lire les news. Pas parce que je me fous de la politique – j’en ai fait un objet d’étude durant presque toute ma vie – mais parce que je ne pense pas que l’issue de ces élections aura beaucoup d’incidence sur l’avenir de notre continent. Certes, le résultat pourra être un bon indicateur de la température sociale et de la résistance croissante contre les politiques d’austérité. Mais dans les grandes lignes, ce ne sont de toute façon ni Hollande ni Sarkozy qui tirent les ficelles, ce sont les puissants investisseurs institutionnels.

Avant que je ne sois accusé d’apathie politique, laissez-moi préciser que je ne suis ni misanthrope ni déterministe sur l’avenir de l’Europe. Le futur doit encore être écrit. Et la résistance populaire contre les mesures d’austérité sera cruciale pour extirper les dynamiques hors de l’assaut néolibéral contre l’Etat-providence et les principes démocratiques. Mais aujourd’hui, au 21ème siècle, les batailles décisives pour l’avenir de l’humanité ne se tiennent plus dans les parlements et les ministères mais bien dans les Bourses et dans les rues.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles l’élection du candidat socialiste n’aura pas de gros impact sur l’avenir de la crise de la dette de l’Eurozone. Tout d’abord, les banques françaises détiennent encore la majorité de la dette grecque. Elles vont donc exercer d’énormes pressions sur Hollande pour qu’il ne renégocie pas le pacte d’austérité – et elles vont réussir. Deuxièmement, l’Allemagne, la puissance hégémonique incontestée d’Europe, fera la même chose – et là aussi, ils y arriveront. Même si des concessions orwelliennes pourront être faites, comme mettre l’accent sur « l’investissement et la croissance », les données institutionnelles de la crise Eurozone resteront les mêmes.

La seule chose que ces élections pourraient changer, c’est la perception populaire du système. En parlant de croissance, de jobs et d’investissement, Hollande pourrait – tout comme le président Kirchner en Argentine avant lui – aider à nourrir l’illusion que les maladies du système capitaliste peuvent être contenues par un changement de politique. Comme l’économiste néo-keynésien Paul Krugman l’a si simplement dit dans le New York Review of Books : « La vérité, c’est que la reprise pourrait être atteinte tellement facilement que c’en est ridicule : tout ce que nous avons besoin, c’est le contraire des politiques d’austérité menées ces deux dernières années et temporairement booster les dépenses. »

Manifestement, les choses ne sont pas tellement faciles que c’en est ridicule, quoiqu’en disent Krugman ou Hollande. Au final, la vérité sur les problèmes de l’Europe c’est qu’ils sont structurels. La crise n’est pas le résultat de « mauvaises » politiques. Elle ne pourrait donc pas être résolue par de « bonnes » politiques. Finalement, la crise est une conséquence logique du capitalisme financiarisé de l’ère néolibéral combiné à un cadre institutionnel dysfonctionnel. Ce cadre cherche désespérément à équilibrer une intégration économique profonde au niveau européen avec ce qu’il reste d’institutions représentatives archaïques au niveau national.

La crise de la dette Eurozone découle des contradictions internes du capitalisme mondial : la stagnation des salaires a alimenté un excédent de capital qui devait être recyclé par les institutions financières. Celles-ci ont alors acheté des actifs apparemment rentables mais qui se sont avérés improductifs, comme les emprunts espagnols ou irlandais, ou les obligations grecques, portugaises et italiennes. Pour résoudre les problèmes de la dette, il faudra restructurer massivement les mauvais prêts (c’est-à-dire, par un défaut de paiement jamais vu) tout en dévaluant les devises pour la périphérie en crise (c’est-à-dire une sortie de l’euro).

Hollande n’a rien proposé de la sorte – et ce n’est pas une surprise en soi. Les sociaux-démocrates ne sont pas connus pour leur bravoure radicale, et la démocratie représentative en tant que telle n’a jamais été désignée pour produire des solutions radicales aux crises structurelles. Une question plus existentielle donc : les Etats-nations peuvent-ils faire quelque chose pour commencer à gouverner les marchés mondiaux ? A cet égard, le slogan de campagne de Hollande, « le changement c’est maintenant », sonne aussi creux que celui d’Obama, « le changement dans lequel vous pouvez croire ».

Les élections en Grèce sont seulement marginalement plus intéressantes ; pas parce que les politiciens grecs peuvent prétendre avoir une quelconque forme d’autonomie (tel qu’il est, le gouvernement grec dépend totalement de ses créanciers étrangers pour payer ses fonctionnaires). Non, ce qui est intéressant, comme Costas Douzinas l’a récemment indiqué : « C’est la première fois qu’il y a la possibilité de voir émerger un gouvernement de gauche radicale en Europe. » Mais une telle coalition de gauche a peu de chance de se former, et la formation du prochain gouvernement sera probablement embourbée dans le chaos.

Les élections d’aujourd’hui en Grèce ne déboucheront probablement pas sur une majorité absolue ni sur la formation d’une coalition claire. Ca veut dire que le pays pourrait devenir littéralement ingouvernable. Un gouvernement technocratique pourrait être appelé à la rescousse par le président, mais on pourrait sérieusement se demander comment un tel gouvernement parviendra à porter efficacement les mesures d’austérité – en particulier face à une résistance populaire qui ne désemplit pas les rues. Ironie du sort donc, le seul espoir de l’Europe pour une véritable alternative dépend de la possibilité très réelle que la Grèce, ce maillon essentiel de la chaîne, puisse simplement plonger dans le chaos.

A ce moment-là, un défaut de paiement de la Grèce et une sortie de l’euro pourraient enfin forcer à adopter le type de changement institutionnel que les leaders anti-austérité comme Hollande craignent de proposer aujourd’hui. Malheureusement, il semble que, en cette époque de rêves brisés, nos représentants politiques ne gouvernent que par leur incapacité à gouverner.

Source originale : "roarmagazine"

Source "Investg'Action Michel Collon"

 


Par Jean Lévy - Publié dans : Europe
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 09:09

REPRIS SUR
CANAILLE LE ROUGE

Vendredi 11 mai 2012

Coup de coeur  ♥ ♥:

http://img.over-blog.com/605x851/0/32/46/53/illustration08/cgt-rouge.jpg

 

Idée excellente.


Reste à densifier le rouge pour qu'il ne passe pas à attendre au soleil estival.


Mais La Canaille partage la démarche.


D'autant que plus ceux de la ligne du bas seront nombreux, plus le coeur rougira, moins le haut sera dominant.

 

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Politique française
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 09:00

TEXTE REPRIS SUR 
CANAILLE LE ROUGE

Vendredi 11 mai 2012

Frontières et étanchéités sélectives 

http://blog.wikimemoires.com/wp-content/uploads/2011/03/mondialisation-financiere.jpg

 

Quand le capital, tout le temps en ordre de bataille, passe à l'offensive, ou une façon efficace parce qu'anticapitaliste de poser les questions de souveraineté :

"La France n'a pas le droit de taxer les fonds de placement étrangers"

L'État français pourrait avoir à rembourser plus de quatre milliards d'euros d'impôts indument perçus.

La France n’a pas le droit de taxer à hauteur de 25% les dividendes versés par les fonds communs de placement (Sicav et FCP) étrangers tout en exonérant d’impôt ceux versés par leurs homologues français, a jugé jeudi la Cour européenne de justice européenne (CEJ).

Interrogée par le tribunal administratif de Montreuil, lui-même saisi par 10  organismes de placement collectif belges, allemand, espagnols et américains actifs en France, la CEJ estime que le droit européen «s’oppose à la réglementation française» actuelle.

La Cour européenne considère en effet qu’en distinguant les fonds de placement établis en France, exonérés d’impôt sur les dividendes, et ceux ayant leur siège à l'étranger, qui y sont soumis, la réglementation française «constitue une restriction à la libre circulation des capitaux, en principe interdite par la loi de l’Union».

Dans leur décision, les juges européens siégeant à Luxembourg ne donnent pas de chiffres. Mais selon le journal économique français Les Échos, leur décision va contraindre l’État français à «rembourser plus de quatre milliards d’euros» aux fonds de placement étrangers qui s'étaient acquittés de cet impôt sur les dividendes.

Le tribunal administratif de Montreuil «a déjà traité plus de 10 000 réclamations. Les demandes de restitution s'élèveraient à près de 4,5 milliards d’euros, selon les estimations présentées par le gouvernement en février devant la Cour», ajoute le quotidien sur son site internet.

Le ministère français de l’Économie et des Finances ne confirme pas ce chiffre de 4,5 milliards d’euros.

«Les services de Bercy sont en train d'étudier cette décision et notamment une modification du régime fiscal des OPCVM pour réduire, voire anéantir le manque à gagner dans les recettes de l’État», indique le ministère.

«Plusieurs pistes sont étudiées», ajoute Bercy, qui estime à «800 millions d’euros par an» le montant du manque à gagner.

 

Il est à noter que tous les partisans de la fermeture des frontières pour les hommes sont d'une extrême discrétion sur les lois de leur système qui s'opposent aux souverainetés au nom de la libre circulation des capitaux érigée en dogme aussi incontournable que l'infaillibilité du Pape.


 http://www.lefigaro.fr/medias/2011/04/23/f6c1f60a-6da6-11e0-882e-42f5af56644b.jpg

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Economie
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 09:00

INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE JACQUES TOURTAUX 

 

c

Venezuela : attaquée par les médias privés, la nouvelle loi du travail est rapidement appliquée et diffusée avec l’appui des mouvements paysans et du réseau féministe.

mercredi 9 mai 2012

Caracas, 8 mai 2012. Lors d’une grande assemblée publique à Caracas ce 8 mai 2012, (photo) plus de 4 mille 600 travailleurs du secteur électrique victimes de la sous-traitance dans les quatorze entreprises qui forment la Corporation Électrique Nationale (Corpoelec) ont été intégrés officiellement au personnel du Ministère de l’Énergie Électrique et vont ainsi bénéficier des avantages offerts par la Nouvelle Loi du Travail(1).

Pour Yiseth González, représentante du Centre de Services La Yaguara et du Front Socialiste des Femmes de Corpoelec : “Nous avions beaucoup d’inconvénients avec les paiements de salaires et avec les tickets-repas, nous ne bénéficions pas des avantages que nous aurions dû avoir”. Clodomiro Serrano Bastídas, représentant du Centre de Services de Guarenas et de Guatire qualifie cette mesure de “vrai bonheur, au bout de 20 ans d’une sous-traitance qui nous réduisait à l’esclavage sans jamais recevoir les bénéfices qui nous sont dûs en tant que travailleurs”.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Ministre de l’Énergie Électrique Héctor Navarro a expliqué lors de cette assemblée que “le vieux truc de la sous-traitance n’est qu’un subterfuge du capitalisme pour voler leurs droits aux travailleurs. Avant d’être nationalisée et rattachée au service public de la Corporation Électrique Nationale (Corpoelec), l’entreprise Electricidad de Caracas était une entreprise privée. Une de ses pratiques consistait à créer plusieurs petites entreprises ciblées sur des activités spécifiques, ce qui lui permettait d’embaucher du personnel à un coût moindre que pour le personnel fixe. Ils économisaient sur les salaires et si la petite entreprise rencontrait un problème financier et tombait en faillite, l’entreprise-mère pouvait alléguer qu’elle n’avait aucun engagement vis-à-vis de cette force de travail.”

Le ministre a rappelé que la sous-traitance n’a plus lieu d’être dans le socialisme, que la nouvelle Loi du travail signée par le président Chavez la rend illégale, que les entreprises ont un délai maximal de trois ans pour régulariser leur situation légale et que cela vaut aussi pour les entreprises d’État. Le Président de Corpoelec a critiqué les pratiques des entreprises privées et a déclaré aux travailleurs qu’ “aujourd’hui vous devez intégrer le fait que l’État c’est vous tous, vous ne travaillez plus pour un patron mais pour le peuple“.

 

Les bénéfices

Ces travailleur(se)s qui font désormais partie intégrante du Ministère de l’Énergie électrique seront nommés au 1er janvier 2013 comme personnel fixe de Corpoelec. Ils jouiront ainsi d’une revalorisation de leur salaire au niveau appliqué dans cette entreprise publique, soit d’une augmentation de 20 à 30% approximativement selon le salaire qu’ils percevaient jusqu’ici. Ils recevront la prime d’alimentation versée via une carte électronique et d’un montant mensuel de 1.350 bolívares. Les travailleurs jouiront aussi de 90 jours de prime salariale de fin d’année calculée sur la base du salaire intégral. Les parents recevront par ailleurs 40% du salaire minimum pour leur permettre de couvrir leurs frais de garderie.

Pour les employés travaillant la fin de semaine et en horaire nocturne le salaire sera majoré selon les nouvelles normes légales. Tous les travailleurs ayant des enfants recevront une aide sous la forme d’une allocation pour chaque enfant – l’une pour l’achat de jouets (1.500 bolivars) et l’autre, en septembre, pour l’achat du matériel et des vêtements scolaires (2000 bolivars). Ils bénéficieront également du Plan Autoadministré de Santé (PAS) de Corpoelec qui offre une couverture de 150 mille bolivars pour les mères, pères, personnes vivant en couple, et enfants jusqu’à l’âge de 25 ans.

 

  Caracas, 8 mai 2012. Distribution publique de la nouvelle loi du travail.

 

Les mouvements paysans et le réseau féministe “Araña” lancent une campagne pour défendre la loi.

Laura Lorenzo, porte-parole du mouvement paysan Jirajara, qui regroupe des producteurs agricoles de l’État de Yaracuy, de Barinas, de Monagas, d’Apure et de Portuguesa, rappelle que l’article 235 de la nouvelle loi du travail établit que tout travailleur agricole travaillant un jour férié verra son salaire doublé. Et qu’il jouira annuellement de vacances rémunérées de même qu’une famille travaillant dans une unité de production agricole. “Cette conquête a été obtenue grâce au travail et aux assemblées organisées par les paysans et les pêcheurs, lassés de tant d’injustice” a déclaré Laura Lorenzo (photo).

 

  Laura Lorenzo (au centre), porte-parole du mouvement paysan Jirajara.

Pendant des années nous les paysans nous fûmes exploités, nous travaillions parfois plus de douze heures, pour moins que le salaire minimum. En réalité nous étions les esclaves des patrons et dans la plupart des cas, des grands propriétaires terriens qui profitaient du fait qu’aucun des gouvernements antérieurs ne nous défendait“.

Laura Lorenzo évoque aussi l’article 238 qui crée une norme légale régulant le travail de tous ceux qui participent à la production agricole. ”Nous allons organiser des assemblées et des réunions de travail pour débattre de tout ce qui regarde notre activité productive, les dates de mise en culture, les horaires de travail, le cas des familles liées à la culture de produits alimentaires stratégiques. L’idée est que nous fassions tous des propositions pour qu’il y ait une vraie justice“.

Parallèlement une trentaine de collectifs féministes membres du réseau “Araña Feminista” (Araignée féministe, NdT) se sont exprimés par la voix de leur porte-parole Daniela Hinojosa.

 

 

Après avoir mené campagne pour réunir nos propositions en vue d’élaborer cette loi, propositions que nous avons remises à l’exécutif lors de notre mobilisation du 8 mars 2012, nous nous mobilisons à présent sur le terrain pour faire connaître davantage les articles qui nous visibilisent et pour les faire appliquer.“

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Daniela Hinojosa a évoqué la campagne des médias privés (2) qui font planer la menace d’une imminente baisse du nombre d’emplois pour les femmes parce que la loi étend à 20 semaines le congé post-natal ou parce qu’elle interdit le licenciement de celles qui ont un enfant de moins de deux ans. ”C’est un mensonge de plus car non seulement les femmes représentent 59 % des emplois formels dans ce pays, et sans elles tout s’effondrerait. Mais surtout nous voulons faire prendre conscience à toutes et à tous que ces droits au congé pré- et post-natal ne représentent aucun coût supplémentaire pour le patron puisque la Sécurité Sociale les prend en charge totalement. C’est une grande conquête pour nous les femmes, que cette extension à 20 semaines du congé maternel, alors que dans la loi de 1997 ce congé était limité à 12 semaines. La loi est une grande avancée dans la construction de relations de travail plus justes et plus égalitaires. Seul un gouvernement révolutionnaire pouvait reprendre telles quelles nos propositions pour en faire une loi.

Notes

(1) Pour connaître la plupart des nouveaux droits garantis par la loi, on peut lire un résumé ici :http://venezuelainfos.wordpress.com...

(2) Alors qu’à l’étranger on a fini par croire que “Chavez contrôle et réprime la presse”, en réalité sur place la plupart des médias (TV, radio, presse écrite) sont privés et font librement campagne contre les politiques du gouvernement. Sur cet abîme entre le réel vénézuélien et sa perception à l’extérieur :http://www.monde-diplomatique.fr/ca...

Source et URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com...

 

http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article2021

Par Jean Lévy - Publié dans : Contre l'impérialisme
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 08:42

cocomagnanville

La Colombie, Caïn du continent américain

Vendredi 11 mai 2012

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Traduit par TLAXCALA ΤΛΑΞΚΑΛΑ ТЛАКСКАЛА تلاكسكالا 特拉科斯卡拉

Ces dernières semaines, la Colombie a été au centre d'une série d'événements dont la plupart obéissent aux intérêts impérialistes et compromettent la sécurité du continent. D'autres ont permis l’expression du courant démocratique et anti-impérialiste du continent.

Le chef du Comité d'états-majors interarmées des USA, le général Martin Dempsey, se trouve dans la région du Catatumbo bordant le Venezuela pour annoncer que des commandants de Brigades, des vétérans des guerres en Irak et en Afghanistan sont sur le point d'arriver afin de se joindre aux troupes colombiennes dans la lutte contre le « terrorisme international ».

Le secrétaire israélien à la Défense, Ehud Barak, donnant la priorité à sa guerre contre l'Iran, se dit préoccupé par la relation et les accords que plusieurs pays d'Amérique latine ont signés avec ce pays.
Le secrétaire US à la Défense, Leon Panetta, justifie sa visite en Colombie en annonçant un renforcement de la lutte contre la drogue et le terrorisme. Selon lui, l'armement croissant du Venezuela et de sa relation avec l'Iran représentent une grave menace pour la région. Il annonce également la vente d'un nouveau lot d'hélicoptères à la Colombie.
Le désastreux Sommet des Amériques à Cartagena prétendait imposer l'hégémonie impériale et positionner Santos comme le leader régional disputant la première place au président du Venezuela Hugo Chavez. Cependant, la prépotence et le veto des « gringos » contre Cuba ont eu pour conséquence l'absence des présidents de l'Équateur, du Nicaragua et du Venezuela ; la Bolivie a joué le rôle de la confrontation avec la politique impérialiste ; et par manque de solidarité du Président hôte, la question de la souveraineté sur les îles Malouines a provoqué le départ précipité de la présidente argentine. Ainsi, cette époque de domination impérialiste est en train de mourir, tout comme l'OEA.
En Colombie, 25 bases avec présence de conseillers militaires et de mercenaires usaméricains sont installées pour que le Pentagone puisse mener à bien des opérations guerrières de grande envergure et à l'échelle du continent. En outre, les accords militaires entre les deux gouvernements permettent aux « gringos » de disposer de tous les aéroports, ports, routes et de tout le territoire colombien pour déplacer des troupes ou du matériel militaire.
Les USA ont fait de la Colombie le pays avec la plus grande armée d'Amérique latine, dotée de toute la technologie militaire de dernière génération et le gouvernement précédent a réalisé des opérations expérimentales hostiles contre l'Équateur et le Venezuela. De toute évidence, l’objectif, en créant cette puissance militaire, est de pouvoir intervenir dans les pays voisins qui font avancer les processus démocratiques populaires et refusent de rester subordonnés aux intérêts de l'impérialisme. Pendant que Santos mène des actions de diversion diplomatique en normalisant les relations avec les pays de l'ALBA, parallèlement les préparatifs militaires du Pentagone s'accélèrent.

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Une danse ?
, par Gustavo Rodriguez

LE VENEZUELA DANS L'ŒIL DU CYCLONE


Comme le Venezuela est devenu le pays avec les plus grandes réserves prouvées de pétrole dans le monde, comme le président Chavez dirige un gouvernement qui met en avant une Révolution Bolivarienne et Socialiste et comme des processus d'intégration latino-américainr indépendants des USA sont en train d’être promus, l'Empire considère que ce gouvernement révolutionnaire et anti-impérialiste est l'ennemi régional principal et s'est fixé comme objectif de le renverser en s'impliquant dans divers complots.
En 2012, la guerre médiatique contre le gouvernement bolivarien s'intensifie parce que le 7 octobre se déroulera l’ élection présidentielle. Profitant de la maladie du président Hugo Chavez, la matrice d'opinion de tous les médias oligarchiques s'est maintenue comme telle, annonçant immédiatement sa mort supposée et ses difficultés à gouverner.
Il s'agit ainsi de réduire l'avantage inattaquable établi par les sondages : le président devrait gagner avec plus de 60 %. De manière simultanée, est diffusée l'idée disant qu'il y aura une fraude et qu'une partie des électeurs se soulèvera pour revendiquer le succès du candidat de l'opposition.
Rien d'étonnant que se préparent, avec l'aide du paramilitarisme incrusté dans les forces armées colombiennes, des actes terroristes contre la population, les centres économiques, les infrastructures, les services publics, les installations gouvernementales et militaires. Ainsi, cela permettrait la naissance de poches de résistance armée contre le gouvernement chaviste. Elles auraient leurs têtes de pont à la frontière avec la Colombie et seraient soutenues par les gouvernements des États voisins, le Pentagone et l'OTAN.
Dans ce scénario, dans le cadre de la campagne électorale, des démarches sont mises en œuvre pour qu'une intervention militaire impérialiste puisse se produire contre le Venezuela. Ceci expliquerait l'intense défilé en Colombie des grands promoteurs de la guerre.
Rien d'étonnant non plus que cette attaque suive les schémas appliqués en Libye et en Syrie. Initialement, on soutiendra des « rebelles anti-Chavez », mais des incidents de frontière seraient également orchestrés pour que la Colombie déclare la guerre au Venezuela. Les « gringos » n'engageraient pas leurs troupes directement, afin d'éviter des coûts internes et des pertes. La grande puissance destructrice de l'aviation et des bombardements seraient engagés depuis la Quatrième Flotte basée dans les Caraïbes, les bases de Colombie et celle d'Aruba et Curaçao. Le Pentagone cherche l'engagement de la Guyane. En mars 2012, des exercices militaires conjoints avec les USA ont été réalisés dans cette région.
Obama a décrit sa stratégie militaire comme un état de guerre permanent et simultané afin de maintenir l'hégémonie mondiale, en diminuant la taille de son armée, mais en augmentant sa capacité technologique militaire comme celle des véhicules aériens sans pilotes (drones) et en étant soutenu par les forces alliées d'intervention comme l'OTAN, et nous savons tous le rôle que joue la Colombie dans la région.
Panetta a complété : « La réalité est qu'il est possible d'affronter une guerre terrestre en Corée et en même temps se confronter à des menaces dans le détroit d'Ormuz. Avec cette force conjointe, nous sommes en mesure de faire face à ces menaces, les affronter et les vaincre. »
Les prétextes contre le Venezuela sont les suivants : il fait partie du terrorisme international pour avoir soi-disant soutenu les guérillas colombiennes et les groupes islamistes radicaux. Le Venezuela est également condamné pour être une narco-république « car depuis son territoire sont exportées vers les pays industrialisés, les drogues produites en Colombie. »

Une campagne de dénigrement a déjà commencé contre le Venezuela, par l'intermédiaire de l'ancien juge Eladio Aponte Aponte, réfugié à Miami après avoir été destitué de ses fonctions à la Cour suprême vénézuélienne en raison de ses liens avec le baron de la drogue Walid Makled.
Il semble que l'ouragan belliciste de l'empire, qui fait des dégâts au Moyen-Orient et en Asie centrale, se dirige vers l'Amérique du Sud, avec la classe dirigeante colombienne comme fer de lance pour attaquer les républiques sœurs. Pour cela, nous pouvons affirmer, douloureusement, que la Colombie continue de tenir le rôle du Caïn américain, le frère ennemi du continent.

 


Merci à Tlaxcala


Source: 

http://www.eln-voces.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1251:colombia-convertida-en-el-cain-americano-&catid=26:artculos&Itemid=69


Date de parution de l'article original: 07/05/2012


URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=7272

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Contre l'impérialisme
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 11:55

 

Mercredi 9 mai 2012
 
Elections du 10 mai 2012 :
l'Algérie joue-t-elle son destin ?

drapalg

 

contribution Chems Eddine Chitour

 

envoyé à Cri du Peuple par l'auteur

 

« A l'instant qu'un peuple se donne des représentants il n'est plus libre »

 

Jean Jacques Rousseau (Du Contrat Social)


 

450 députés pour 25 000 candidats. 500 observateurs internationaux qui sont là pour surveiller que l’on ne triche pas, atavisme hérité de Naegelen . 44 partis politiques dont 21 qui ont deux mois d’existence et que l’on connait qu’à travers des sigles. Leur dénominateur commun est qu’ils sont tous pour la justice, la bonne gouvernance certains pour le retour aux sources d’autres pour l’infitah avec tous la récurrence d’un discours attrape jeunesse. Cette dernière étant à des années lumières du microsome actuel L'unanimisme de tous les partis politiques est total quant au fait que la rente règlera tout et tout le temps Avons-nous fait le bilan de ces vingt ans d'errance ?


Ces élections promises déboucheront-elles sur une vision claire de l'avenir avec au préalable, sur les invariants et les consensus qui transcendent les partis ? Et ces dizaines de partis, comme en 1992, ont-ils un programme capable de donner enfin un cap à cette jeunesse dont on dit qu'elle ne croit plus à rien ! Chacun sait que l'Algérie a payé le prix fort qui a été, de mon point de vue, le paroxysme de l'antagonisme entre deux projets de société : celui du retour aux sources - arrimé à la sphère moyen-orientale - d'une façon totale sans discernement et sans prise en compte de la réalité du monde. Le deuxième courant, traité de parti de l’étranger donnait l'impression de s'arrimer à une sphère occidentale qui n'est pas celle de nos « valeurs » Résultat des courses, la guerre de tranchées qui a commencé en 1962 entre les arabisants et les francisants perdure. La révolte d'Octobre 1988- notre printemps - qui fut, d'une certaine façon, une révolte du pain. Plus de 500 morts passés par pertes et profit


L'interruption des élections en décembre 1991 ouvrit la boîte de Pandore de l'horreur. La société dans son ensemble fut traumatisée et l'Algérie perdit des dizaines de milliers de ses fils - on parle de 200 000 morts - Pourquoi ? Parce que nous n'avons pas su depuis l'Indépendance réconcilier les Algériens avec leur histoire, leur identité culturelle, nous n'avons pas su dépasser les ambitions de chacun pour former l'homme nouveau bien dans son identité et sa religion. Religion que personne ne devrait instrumentaliser pour en faire un fonds de commerce. L'Algérie durant cette décennie rouge servit de « laboratoire » Personne ne l'aida à transcender ses contradictions. Car parallèlement à la terreur, l'Algérie tomba sous les fourches caudines du FMI qui nous intima l'ordre de nous ajuster structurellement.


Où en somme-nous en 2012 ?

 

Avons-nous fait notre aggiornamento, notre ouverture sur le monde ? Avons-nous formé l’homme nouveau qui n’utilise pas le fond de commerce galvaudé de la glorieuse Révolution de Novembre qui fut, à bien des égards, pour le monde un tournant. Pour la première fois en effet, un peuple du tiers monde relevait la tête et décidait de tenir tête à une puissance voulant garder en l’état l’ordre colonial établi. Avons-nous tiré les leçons de la guerre de tous contre tous de la décennie 90 ? Mutatis mutandis nous en sommes toujours au même point, sauf qu'une rente insolente en 11 ans a permis de rembourser la dette, mais nous n'avons pas construit quelque chose de pérenne, quelque chose qui crée de la richesse

 

Certes, nous avons des milliers d'écoles, de lycées et près de 70 établissements supérieurs mais que valent-ils quand on sait que notre école est en miettes et que nos diplômés ne répondent pas au minimum de normes requises ? Faire dans le quantitatif dans le siècle du Web 2.0 du data speeding, du Dow Jones est un pis-aller. C'est l'infitah à outrance- l’ouverture débridée- , on ne sait plus rien faire, on s'en remet aux Chinois, Japonais, Français, Turcs pour nous nourrir, nous vêtir, nous construire des logements, nous distribuer l'eau...nous conduire..

 

Résultat des courses : les causes multidimensionnelles de la révolte sont toujours là. Elles sont même accentuées par un manque de vision flagrant. Le pouvoir, dos au mur, achète du temps et pense calmer la foule qui gronde par un saupoudrage proportionnel à des classes dangereuses. Dans l'Algérie de 2012, la compétence n'est plus un ascenseur social, il ne faut pas travailler, avoir un diplôme, être un besogneux soucieux du bien public et d'honorer consciencieusement ses engagements par une assiduité et un travail bien fait. Au contraire, on est pris pour un naïf ! Dans l'Algérie de 2012, brûler un pneu peut vous valoir comme punition...un appartement que vous n'aurez jamais si vous êtes un cadre moyen et plus encore, diplômé du supérieur ou de ce qu'il en reste. Dans l'Algérie de 2012, l'Ecole ne fait plus rêver, il vaut mieux être footballeur et toucher en une fois, d'une façon scandaleuse, le gain d'un enseignant dans toute une vie. Dans l'Algérie de 2012, il vaut mieux investir pour être député car il y a un bon retour sur investissement, peu importe d'ailleurs parti, l'essentiel est d'y être.

 

Le manque de vision des 44 partis politiques.

 

On nous dit que parmi les prétendants les élus , beaucoup ont un niveau universitaire. De quel niveau nous parlons ? Est-ce un critère décisif ?Pour ma part, une personne avec un bon sens paysan soucieux du bien public, pétri de valeurs est de loin plus préférable aux mercenaires diplômés qui vibrent à la fréquence du népotisme, de la ‘accabya » l’esprit de clan au XXIe siècle au sens que lui donne Ibn Khakdoun . Pour certains, paléo-enseignants, c’est encore plus dommageable du fait que leur sacerdoce à l’université n’était pas bien solide. Il n’empêche que le titre ronflant sonore et creux de « Profissour » leur permet de tromper le peuple. Les partis politiques notamment les anciens, ont accroché à leurs trophées quelques uns de ces Algériens sans épaisseur.

 

A l'instar des autres partis politiques, les formations islamistes dont certaines participent au gouvernement ne se distinguent pas par un programme économique se limitant le plus souvent à énoncer des promesses. Le discours populiste prime sur tout le reste. De plus, quelle est la force réelle de chaque parti ? Cependant tout est bon pour saturer et inciter les Algériens à aller voter. Les élections n’intéressent pas les Algériens. Ils pensent qu’il est inutile de voter car les élus ont une marge de manœuvre symbolique.

 

Cependant, même les zaouïas sont mobilisés pour crédibiliser le pouvoir comme au bon vieux temps colonial pour inciter la plèbe à voter peu importe pour qui. « Les zaouïas écrit Tayeb Belghiche ont des prétentions inimaginables il y a seulement quelques années. Mahmoud Chaâlal, président de l’Union nationale des zaouïas algériennes (UNZA), vient d’affirmer qu’«exclure (ces dernières) du jeu politique est une erreur», ajoutant, ne reculant pas devant la contradiction, que «pour les élections présidentielles 2004 et 2009, Abdelaziz Bouteflika a été réintroduit au palais d’El Mouradia grâce à nous». Ces propos soulignent la régression terrible de l’Algérie depuis une douzaine d’années. L’action des zaouïas, jointe à celle des islamistes, risque d’enfoncer davantage le pays dans l’abstentionnisme. (1)

                

 

Le plus étrange est que les régimes durs et peu démocrates ont cet étrange habitude de reprendre les préjugés racistes des ethnologues coloniaux d'il y a un siècle : les autochtones ne peuvent pas être libres de leurs choix, ne peuvent pas se gouverner, n'ont pas vraiment une âme et ne peuvent pas être démocrates sauf après quelques dizaines de siècles de rééducation chrétienne ou blanche ou culturelle ou « authentique ». Le même mépris scientifique, la même sociologie du mépris et de suprématie.

 

La solution commune aux deux, le Père du peuple et le missionnaire occidental ? Le temps. Il faut du temps pour que les peuples locaux soient capables d'être traités comme des peuples. Quel temps ? Le temps que je sois président jusqu'à la mort. Moi et les miens. Les proches, les parents. Beaucoup de temps. 5 fois cinquante d'indépendance…etc. D'ailleurs cette idée est même intégrée par l'indigène qui n'a pas lu Frantz Fanon : nous méritons la dictature car c'est la seule solution de barrage contre notre sauvagerie évidente et naturelle.(2)


Les élections truquées un atavisme africain fruit d’un héritage

 

Aminata Traore ancienne ministre de la culture nous décrit la situation au Mali on croit être en Algérie ! Les mêmes thérapies de l’extérieur avec les mêmes effets ! En vingt ans, écrit-elle, de « transition démocratique », assistée et encensée par la « Communauté Internationale », la montagne a accouché d’une souris.

 

Le peuple est désemparé mais inaudible. Le coup d’Etat est survenu à cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle, dans un contexte quasi insurrectionnel. (…) Le multipartisme que nous appelions de tous nos vœux, s’est traduit par la prolifération des partis dont le nombre dépasse 140 actuellement pour un pays de 14 millions d’habitants. Coupés de leur base électorale, les dirigeants démocratiquement élus sont occupés à plein temps par toutes sortes de stratégie de captation de « l’aide au développement » et des opportunités d’affaires que le système néolibéral offre. Ce sont les gagnants de ce système économique et politique mafieux qui, en « démocrates milliardaires » s’apprêtaient à se disputer la place d’ATT en achetant tout ce qui peut l’être, du bulletin de vote à la conscience des électeurs/trices. »(3)

 

« Enrichissez-vous et taisez-vous » est la règle non écrite du jeu politique. (…) Leurs enfants qui, avec ostentation, fêtent leurs milliards ajoutent à l’indignation des jeunes déshérités qui n’ont droit ni à une école de qualité ni à l’emploi et au revenu ni à un visa pour aller tenter leur chance ailleurs. Aucun parti politique ne peut se prévaloir aujourd’hui d’une base électorale éduquée et imprégnée des enjeux et des défis du changement de manière à choisir leurs dirigeants en connaissance de cause et à les contrôler dans l’exercice de leurs fonctions.

La société civile, dont le rôle est d’éduquer, de contrôler et d’interpeller la classe politique vit de compromis et de compromissions. (…) La liberté d’expression chèrement acquise est sous surveillance dans les médias publics. Elle se traduit par l’existence d’un paysage médiatique dense (journaux..) qui, pour survivre, se comporte comme la société civile : savoir se vendre. Quant à l’unique chaine de télévision nationale, l’ORTM, elle est « la voix de son maître ».(3)

 

Comment désintégrer un pays ?

 

En Algérie, nous avons de plus en plus l’impression que malgré nos certitudes d’un autre âge, l’Algérie peut très bien basculer dans une nouvelle horreur de par la volonté des grands de ce monde , pour qui l’intervention l’ingérence au nom de valeurs faussement humanistes- même chez eux où c’est la jungle et le règne d’un libéralisme sauvage- est une nouvelle façon de régner sur les peuples surtout s’ils disposent de matières premières et notamment d’hydrocarbures . Cela n’a pas échappé à certains partis politiques qui agitent à raison le spectre de la peur du complot étranger, naturellement pour leur propres survie et prospérité loin, justement, du bonheur du peuple et de son aspiration à vivre d’une façon apaisée socialement avec les fondamentaux d’une vie digne, emploi, éducation et santé. Ecoutons l’un de ces partis qui pense que la solution est dans une assemblée constituante :

 

«Les députés ont souillé l'image des Algériens tandis que l'Assemblée nationale est devenue un espace de business et d'affaires», a lâché le premier secrétaire national du Front des forces socialistes, Ali Laskri.

Sur sa lancée, il a expliqué que «la participation du Front des forces socialités aux joutes du mois de mai porte dans ses projets le rétablissement du politique d'où la nécessité du retour à l'Assemblée constituante car l'APN actuelle n'a aucune valeur». «Ce qui se passe actuellement dans certains pays voisins, la Libye, les pays du Sahel et peut-être l'Algérie, exige de nous tous de rester vigilants et d'être mobilisés pour éviter une éventuelle contagion.» «Nous ne voulons pas d'un Irak bis »

 

Justement, il ne faut pas croire que nous sommes invulnérables, que nous avons déjà donné ! Le Nouvel Ordre Mondial fait fi des identités des spiritualités , rien en doit entraver la rapine et tous les moyens sont bons pour déstabiliser les pays ne mettant en œuvre chaque fois de nouvelles méthodes. Après les méthodes de « démocraties aéroportées » de l’ère Bush, depuis quelque temps se ont jour les techniques soft des réseaux sociaux , véritables chevaux de Troie pour créer la discorde

 

Si nous ne voulons pas servir de laboratoire nous devons éviter de prêter le flanc à la critique Sinon à Dieu ne plaise on s’occupera de nous et ce sera comme en Libye la curée. Ces petites informations tirées du bréviaire du parfait révolutionnaire anti-dictature donne des pistes de résistance et de combat. Sans être naïf quant aux droits de l’homme version occidentale s’agissant de l’application aux « autres » « Depuis plusieurs années écrit l’un des idéologues , la manière dont les peuples peuvent prévenir ou détruire les dictatures a été l’une de mes principales préoccupations. (…) De ces considérations et de ces expériences monte l’espoir résolu que la prévention de la tyrannie est possible, que des combats victorieux contre des dictatures peuvent être menés sans massacres mutuels massifs, que des dictatures peuvent être détruites et qu’il est même possible d’empêcher que de nouvelles ne renaissent des cendres de celles qui sont tombées ». (4)

                

 

Notre rôle, maintenant, c’est de contribuer à une rapide diffusion de ce que représentent la guerre et la violence pour générer un sentiment de refus, pour produire une clameur populaire d’aversion aux tambours de la confrontation inéluctable et ensanglantée… Il est temps de dire à ceux qui ne le savent pas encore, qu’il y a aujourd’hui des méthodes non seulement plus modernes mais surtout plus efficaces, qui font appel à l’intelligence, au réalisme et à la préparation. Il s’agit de véritables stratégies, conçues pour gagner et non seulement pour résister ; cela change tout ». (5)


Ce serait en définitive, un moindre mal si ces nouveaux députés mettaient en place une Assemblée Constituante qui poserait enfin les jalons d’une Assemblée où les fondamentaux d’un projet de société pour les générations à venir étaient posés. Il reste à savoir si la jeunesse de 2012, celle des réseaux sociaux de Facebook de Twitter, bref, de l'Internet, est aussi vulnérable que celle d'avant. Gageons que cette jeunesse est plus à même de comprendre les grands enjeux du monde et qu'elle donnera sa voix à bon escient. Quelque part dans les officines, un logiciel de détricotage de l’Algérie est en marche Saurons nous y faire face ?

 

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole polytechnique enp-edu.dz

 

Cri du Peuple :

http://www.mleray.info/article-elections-du-10-mai-l-algerie-joue-t-elle-son-destin--104834858.html

 


 

NOTES

 

1. Tayeb Belghiche L’autre régression El Watan 29.04.12

2. Kamel Daoud Démocratie : l'explication coloniale du décolonisateur Le Quotidien d’Oran avril 2012

3. Aminata Traore Le Mali, Chronique d’une recolonisation programmée

4. Gene Sharp De la dictature à la démocratie Editions LHarmattan 2009

5.Federico Mayor Préface de l’ouvrage de Gene Sharp Editons L’Harmattan 2009

 

Pour sa part, Federico Mayor qui a écrit la préface du Livre de Gene Sharp : « Résister, c’est le début de la victoire, a déclaré Adolf Pérez Esquivel. C’est effectivement le début d’une grande transition à l’aube du XXIe siècle, de sujets soumis à citoyens, de spectateurs impassibles à acteurs. le temps d’agir à temps est arrivé. Temps de surmonter l’inertie, de ne plus s’obstiner à vouloir résoudre les défis présents avec des formules valables hier. (…) Jamais plus le silence ! Le moment de la participation sans présence (Internet, SMS, …) est arrivé. Savoir pour prévoir, pour prévenir. Savoir en profondeur pour transformer la réalité comme il faut. De la force à la parole ! Il faudra élever la voix pour éviter qu’on lève les mains, comme d’habitude. Mains tendues pour aider, pour soutenir. Genoux pour se lever, jamais plus pour s’humilier, pour se soumettre. (…) On aura donc tout vu devant cette nouvelle mise ne scène d’élections sans réel lendemain Pessimiste mais au fond, inquiet, Kamel Daoud du Quotidien d’Oran écrit : « le peuple ne peut pas se démocratiser : il est encouragé à se diviser, se tribaliser, s'émietter, spéculer, priser, radoter, mais pas à s'organiser en dehors de l'ENTV et sa propagande, du FLN et ses clones. (…)
Par Jean Lévy - Publié dans : international
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 11:47

Déclaration de la Commission exécutive confédérale

de la CGT

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Une majorité de citoyens a élu un nouveau Président de la République le dimanche 6 mai 2012.

 

La participation importante des électrices et électeurs témoigne de leur mobilisation pour intervenir sur les choix à venir.

 

Le résultat de l’Election présidentielle exprime un « désaveu » pour Nicolas Sarkozy. Sa politique autoritaire et antisociale, son passage en force sur la réforme des retraites et sa façon de gouverner sont maintenant clairement sanctionnés.

 

La CGT s’en félicite.

 

L’influence des thèses racistes et xénophobes a été omniprésente tout au long de la campagne. La CGT poursuivra son combat contre la division, les idées d’extrême-droite et les discriminations, pour « le travailler et vivre ensemble ».

 

L’élection de François Hollande est aussi l’expression d’une forte aspiration à un changement de politique économique et sociale. Elle s’était déjà exprimée dans les mobilisations sociales en 2009, 2010 et dernièrement lors du 1er mai 2012 contre les discriminations et pour la justice sociale.

 

Un contexte, a priori plus favorable à la satisfaction des revendications, est créé. Il doit se traduire par des décisions nouvelles, propres à changer le quotidien des salariés, retraités et privés d’emploi, à donner confiance aux jeunes dans leur avenir alors que les exigences patronales et celles des marchés financiers sont toujours aussi présentes.

 

L’intervention et l’action syndicale doivent être renforcées. Dans l’immédiat, tous les syndicats doivent refuser l’extension de la flexibilité exigée par le MEDEF au travers des accords dits « compétitivité emploi ».

 

Un véritable changement passe par la création d’emplois, l’augmentation des salaires, la reconnaissance et la revalorisation du travail, de son contenu et de sa finalité, le développement des services publics sur l’ensemble du territoire, un haut niveau de protection sociale et une véritable politique industrielle.

 

La réponse aux enjeux économiques et sociaux passe par une autre répartition des richesses au service du développement humain durable.

 

L’avenir de l’Europe ne peut se construire par la mise en concurrence sociale et fiscale entre pays, il faut une Europe solidaire et sociale axée sur la croissance et la coopération et non sur l’austérité généralisée imposée à l’ensemble des salariés.

 

La CGT continuera à être active pour le progrès social indispensable pour sortir de la crise et entend créer les conditions de l’action syndicale unitaire pour y parvenir.

 

Dans cette situation nouvelle et ouverte, la CGT appelle les salariés, les retraités, les privés d’emploi à rester mobilisés, à s’organiser, à se syndiquer à la CGT pour poursuivre leur action au travail, dans la vie, dans la cité pour faire aboutir leurs revendications.

 

Montreuil, le 9 mai 2012

Par Jean Lévy - Publié dans : Lutte de Classe
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 11:30

cocomagnanville

 

Mercredi 9 mai 2012

 

Un appel que je relaie de bon coeur pour nos camarades de la CGT de Nice et dont j'ai signé allégrement NON sur le site de la mairie de Nice.

Estrosi ne passera pas, non mais

 

Caroleone

 

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Bonjour à tous.

L'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR", dont je suis le président s'associe à l'action de soutien envers la Bourse duTravail à Nice place Saint François.
Ce local historique de la CGT est en passe d'être détourné de sa fonction première. je vous adresse le sondage de la ville à remplir de toute urgence.
La seule réponse possible est non.

Voici le message reçu que je transmets, il permettra d'éclairer votre choix.
Cordialement
Lucien PONS.
Sur le site de la Ville de Nice "nice.fr", un sondage est organisé.

La question posée est :

"Etes vous favorable à la création d'un musée pour l'histoire niçoise et à une salle de loisirs pour les seniors dans la Palais communal, l'Aigle d'Or, l'immeuble Bona et le capitole situé place St François?"

Ce sont les deux bâtiments où la C.G.T. était implantée depuis 1892. Le maire Estrosi a fait rénover ces batiments, signant une promesse d'y remettre la C.G.T. et au lieu de respecter son engagement, il le détourne avec ce sondage et renie sa promesse. Il pense que toutes les personnes agées et autres, signeront.... comme ils votent, pour lui, pour Le Pen, ou Sarko...

MERCI DE PARTICIPER MASSIVEMENT A CE SONDAGE ET DE FAIRE PASSER L'INFORMATION

Cordialement

 


Par Jean Lévy - Publié dans : Lutte de Classe
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