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ÉLECTIONS SÉNATORIALES 2014

CARTES. Sénatoriales :
quels sont les départements
qui basculent ?

La gauche a été défaite lors des élections sénatoriales de 2014 et perd la majorité. La droite enregistre une nette poussée, tandis que le FN obtient ses premiers élus au palais du Luxembourg.

Jamais deux sans trois. L'exécutif subit, dimanche 28 septembre, une troisième déconvenue dans les urnes depuis le début de l'année. Après des municipales et des européennes désastreuses, la gauche perd la majorité au Palais du Luxembourg, à l'issue des élections sénatoriales, dimanche 28 septembre.

 

Le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a tenté de minimiser la défaite, balayant l'existence d'une "vague bleue" lors de ce scrutin. Pourtant, la droite enregistre une nette poussée par rapport aux précédentes consultations des grands électeurs, chargés d'élire les sénateurs. Et dans le même temps, l'extrême droite fait son entrée pour la première fois dans l'Hémicycle, avec deux élus FN.

 

Sur les cartes ci-dessus, francetv info a comparé les résultats dans les départements concernés par le vote de 2014 avec ceux enregistrés lors des précédentes élections sénatoriales. Dans certains départements, les sièges avaient été renouvelés en 2008, dans d'autres en 200

Jamais le Front national n'avait réussi à s'installer dans l'hémicycle du Palais du Luxembourg. Le parti de Marine Le Pen y aura désormais deux réprésentants à l'issue des élections sénatoriales du dimanche 28 septembre : David Rachline et Stéphane Ravier, respectivement maires de Fréjus (Var) et du 7e secteur de Marseille (Bouches-du-Rhône).

Si Marine Le Pen affirme qu'il s'agit d'"une victoire absolument historique", c'est que traditionnellement, les sénatoriales ne sont pas favorables au FN. Dans cette élections où seuls les grands électeurs sont appelés aux urnes, le parti est handicapé par son manque d'élus locaux.

Mais dans le sud-est de la France, le Front national confirme ses succès enregistrés lors des dernières municipales. Francetv info a comparé les résultats de 2014 avec ceux des précédentes élections sénatoriales. Dans certains départements, les sièges avaient été renouvelés en 2008, dans d'autres en 2004. Dans le cas d'un scrutin majoritaire, nous avons retenu le score du candidat FN au premier tour.

La poussée est spectaculaire, comme en témoigne notre carte. 


Ces défaites symboliques qui font mal à gauche

 

La Corrèze qui passe à droite, le leader du PRG battu,

d'anciens ministres au tapis... 

Le fief de François Hollande passe à droite

Le symbole est fort. Le fief de François Hollande, la Corrèze, a connu un mini-séisme politique : deux sièges de sénateurs détenus par le PS ont été récupérés par l'UMP. Le successeur de François Hollande à la mairie de Tulle, Bernard Combes, également conseiller à l'Elysée chargé des élus, a été devancé au 2e tour (46,21% des voix) par l'UMP Claude Nougein (52,69%). Dès le 1er tour, l'UMP Daniel Chasseing (51,73%) avait fait mordre la poussière à la sénatrice socialiste Patricia Bordas, nettement battue avec seulement 27,97% des voix.

Deux anciens ministres de Jean-Marc Ayrault au tapis

Thierry Repentin, ancien ministre des Affaires européennes du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, élu depuis 2004, n'a récolté que 45% des voix en Savoie. Quant à l’ex-ministre déléguée à la Décentralisation, la PRG Anne-Marie Escoffier, elle n'a même pas franchi le premier tour, arrivant quatrième derrière les candidats UDI, UMP et PS, avec 29% des voix.

Le président du PRG éjecté

Le président du Parti radical de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet, sénateur sortant du Tarn-et-Garonne, a été battu dès le premier tour, avec 41,32% des suffrages exprimés, contre 50,84% pour le divers droite François Bonhomme, qui menait pourtant sa première élection nationale. Le fondateur historique des radicaux de gauche a été, entre autres, gêné par la réduction du nombre de grands électeurs de gauche lors des élections municipales de mars, mais aussi par une candidature dissidente.

 

Tag(s) : #Politique française
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