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Au troisième jour de la grève à la SNCF, à la RATP, à l'EDF et au Gaz de France, 'le mouvement social se durcit', selon l'expression employée par les médias. Si les directions de ces entreprises comptabilisent moins de grévistes, elles sont contraintes de noter une détermination accrue des salariés dans les assemblées générales. 
Les médias traduisent même un sentiment d'inquiétude face à ce phénomène. Le pouvoir sarkozyste comptait bien utiliser l'acharnement des confédérations syndicales, à la veille du conflit, à vouloir, coûte que coûte, désarmocer la grève. Et patatras ! La base ne suit pas ! Chérèque , échaudé par l'hémorragie de militants, suite à l'accord donné par la CFDT sur les retraites en 2003, a dû, du jour au lendemain, modifier son langage : de la 'suspension de la grève', envisagée mercredi,  il est contraint à appeler à son renforcement jeudi ! Quant à Thibault, quêtant un signe de la part du président de la République pour éviter l'arrêt de travail, il est désavoué par les salariés qui exigent le maintient de leurs régimes spéciaux, objectif que la confédération a abandonné. 
Le mouvement social va donc continuer et ainsi 'faire le pont' ce week-end. Rejoindra-t-il l'action des fonctionnaires mardi 20 ? Cette prespective est perçue par le pouvoir comme un très grave danger. La conjonction des mécontentements, l'addition des frustrations - pouvoir d'achat, conditions de travail, défense de la Sécurité Sociale - pourrait déboucher sur un affrontement social global. 
Comme quoi un "rechauffement du climat ...social" n'est pas un phénomène à redouter ! 
Au contraire .

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