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Qui n'a jamais fait preuve d'impatience, voire d'énervement, confronté à plusieurs heures d'atttente dans un couloir  d'un service 'Urgence' d'un hôpital, ou obligé à faire la queue près d'heure  dans un bureau de poste pour adresser une lettre recommandée ? Qui, victime de la tempête ou des inondations, n'a pas salué la promptitude et le courage des agents de l'Edf , de l'Equipement ou des pompiers, rétablissant le courant, réparant le toit de la maison, vous sauvant des eaux ? Qui n'a pas pesté contre le retard quotidien de son train de banlieue, faute d'entretien et de personnel ? Qui se soucie, lorsque tout va bien, de la paye misérable des ouvriers qui entretiennent la nuit, par tous les temps, voies et matériel de la SNCF ? Qui songe, en temps normal, aux salariés des services publics qui travaillent de nombreux week_ends, pour que chacun d'entre nous puisse s'éclairer, voyager, vivre en sécurité ? 

Cependant, quand ces salariés, agressés par le pouvoir sarkozyste, n'acceptent pas le recul de cinq années de l'âge de départ à la retraite, refusent une réduction du montant de leurs pensions et manifestent par la grève leur volonté de garder les acquis sociaux accordés de toute éternité en reconnaissance de leurs conditions particulières de travail, ou conquis par l'action collective, trop de gens, salariés eux-mêmes, crient au scandale, engagés dans cette voie par ce  pouvoir dont la force réside dans la division du monde du travail.. 
Pourtant chaque citoyen qui s'élève contre la grève des autres, aurait mille raisons de faire grève lui-même. 

Au lieu de pester contre les soit-disants privilégiés du servive public, il serait plus utile d'exiger que soient donnés à ceux-ci tous les moyens financiers et humains nécessaires pour qu'ils puissent répondre aux besoins de la population. 
Ce n'est pas le chemin choisi par le gouvernement.  
Exemple : la SNCF. La qualité d'usager, qui était celle des voyageurs qui utilisent ce service public, à fait place au qualificatif de client. Cette évolution sémantique permet à la Société, et surtout à son pouvoir de tutelle, de calculer les tarifs, selon l'heure, le jour ou la destination,  à partir  des seuls critères du profit, et non de l'intérêt des usagers. Le frêt marchandise est considéré comme non rentable, les gares spécialisées supprimées, cela  au bénéfice du transport routier privé, bien sûr, qui encombre nos routes et pollue l'atmosphère.
Cette politique va de pair avec la remise en cause du statut du personnel, la diabolisation des cheminots et la campagne orchestrée contre les grévistes. 

L'intérêt général devrait conduire, au contraire, à développer les liens  solidaires entre les usagers et les salariés des services publics, afin que ces services fonctionnent réellement au service du public.

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