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Aujourd'hui, des millions de fonctionnaires font grève pour protester contre les dizaines de milliers de suppressions de postes - la moitié d'entre eux dans l'enseignement - , et pour une revalorisation de leur pouvoir d'achat,  mis à mal par un blocage de fait des salaires. Beaucoup d'entre eux seront dans la rue pour exprimer leur profond mécontentement. Ils seront rejoints par les cheminots, les salariés de la RATP et des autres services publics qui ont cessé le travail depuis six jours. Ces derniers sont dans l'action pour défendre leur système de retraites mis à mal par le pouvoir sarkozyste. Les étudiants, eux aussi,  manifestent à leurs côtés. Ils exigent l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités qui engage la privatisation de celles-ci, et prépare la voie à un enseignement supérieur à deux vitesses par la sélection.
Le 29 novembre, ce sera au tour des professions judiciaires d'exprimer leur hostilité aux décisions arbitraires du gouvernement et de la ministre de la Justice,  décidant la suppression pure et simple de centaines de juridictions sur l'ensemble du territoire.
La colère populaire s'amplifie donc et gagne chaque jour des couches nouvelles.
Mais, face à ce mouvement social, il n'existe pas, à l'heure actuelle, de débouché poltique offrant une véritable alternative. Le Monde, daté des 18 et 19 novembre, pose la question : "Ce que les gauches auraient fait". Les leaders du Parti socialiste, qui se présetent comme le parti hégémonique ' d'opposition', ne cachent pas leur accord de fond avec la mise en cause des régimes spéciaux de retraites. Ils contestent seulement la manière de faire du pouvoir. François Hollande déclare même que "Notre but aurait été de responsabiliser le mouvement syndical". En clair, le PS aurait  obtenu le concours et l'adhésion des organisations syndicales, alors que Sarkozy les a braquées par son autoritarisme ! Ainsi, la 'réforme' aurait mieux passé ...
Cette offre de service en dit long sur la politique que mènerait le Parti socialiste s'il revenait aux affaires .
Il reste donc aux autres formations de gauche à en tirer la leçon.