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Les grèves se terminent à la SNCF et à la RATP. Commencées le 14 novembre avec la participation majoritaire du personnel (massive en ce qui concerne les agents de conduite, les contrôleurs,  les agents des voies et les 'roulants' des métro-bus parisiens), elles ont pris fin à la suite d'assemblées générales qui ont démocratiquement' décidé de 'suspendre' le conflit. Pourquoi ? L'arrêt généralisé du trafic a conduit le pouvoir sarkozyste et les directions d'entreprises à accepter une négociation avec les syndicats sur l'ensemble des revendications des salariés. Certes, le  président de la République et le gouvernement affirment toujours que la 'réforme', aura lieu : en clair,  les quarante annuités exigées pour partir en retraite, un système de 'décote' pénalisant les agents partant plus tôt, et le calcul des pensions sur les prix. Les grévistes n'en veulent pas. 
Les discussions sont prévues pour durer un mois. On peut se poser la question de l'acceptation de ce long délai par les Fédérations syndicales. N'auraient-elles pas dû exiger une négociation non-stop, appuyée par le mouvement social ? Il est évident que la grève ne pouvait s'éterniser durant quatre semaines alors qu'aucune issue n'était prévue dans l'immédiat.
Il n'en reste pas moins que les salariés en lutte ont montré massivement leur détermination. Aujourd'hui, ils répètent  que la grève n'est que suspendue. Ils attendent des résultats concrets et positifs des négociations. Ils restent vigilants et annoncent qu'ils arrêteront à nouveau le travail, si ce n'est pas le cas. 
Cette mise en garde intervient alors que les fonctionnairesqui ont, le 20 novembre, cessé le travail et manifesté dans la rue, donnent dix jours au gouvernement pour donner satisfaction à leurs revendications : le pouvoir d'achat et l'annulation des suppressions massives de postes. En cas de non réponse, leurs syndicats envisagent pour début décembre un nouveau mouvement de grève. 
Or, tous les sondages le soulignent : le pouvoir d'achat est devenu le premier souci des Français, des fonctionnaires comme des salariés du privé, et certainement aussi des cheminots, du personnel de la RATP, de l'Edf et du Gaz de France. Pourquoi alors ne pas envisager une action d'ensemble des salariés ? Et prendre ainsi le pouvoir en otage ?