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Le Président de la République, par peur du peuple, a décidé de priver les citoyens français de leur droit imprescriptible de décider souverainement de leur avenir.  Il s'est refusé à soumettre par voie de referendum le texte, nommé  Traité de fonctionnement de l'Union européenne, qui,  à quelques dispositions près,  reprend le contenu du Traité constitutionnel européen, rejeté par le peuple français, le 25 mai 2005. 
Giscard d'Estaing, orfèvre en la matière, fait sienne cette analyse quand il déclare : 
"Les outils sont exactement les mêmes. Seul l'ordre a été changé dans la boîte à outils".

Le texte du TFUE engage donc le destin de notre pays, sa souveraineté et son indépendance. 
En choisissant la voie parlementaire pour le faire ratifier, Nicolas Sarkozy et le gouvernement escomptent un vote favorable des députés et des sénateurs, réalisé en catimini, hors du contrôle du peuple. Car, le Président sait bien :
"Il n'y aura pas de traité si un referendum a lieu en France, qui serait suivi d'un referendum au Royaume Uni". 
Et d'ajouter : 
"La même chose (un vote négatif) se produirait dans tous les Etats membres si un referendum y était organisé". * 
Nicolas Sarkozy ne se fait donc aucune illusion.

C'est pour cela qu'il veut concircuiter les citoyens en faisant appel aux seuls parlementaires !
Vous, les représentants du peuple, vous ne pouvez pas trahir celui-ci, en vous soumettant au dictat présidentiel. 
Vous ne pouvez pas dire OUI à ce déni de démocratie. 
Vous n'engagerez pas l'avenir de la France dans la voie de l'abandon de son indépendance et de sa souveraineté. 
Vous ne suivrez pas le malheureux précédent historique du 10 juillet 1940, où seuls des parlementaires présents, 80 sont restés  fidèles à la République.

Vos électeurs  vont être attentifs à votre vote, donc à votrechoix.  
Il est certain que celui-ci sera déterminant lors des prochains scrutins, quand il faudra mettre un bulletin dans l'urne.

* Propos tenus à huis-clos à Strasbourg, au Parlement européen, et rapportés sur le site du quotidien conservateur britannique The Daily Telegraph, et repris sur le site de Marianne

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