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Il ya trente ans, le 24 décembre 1977, Charlie Chaplin nous quittait.
Né en 1889, dans quartier pauvre de Londres, dans une famille "en difficulté", comme on dirait aujourd'hui, Charlot s'est toujours situé dans un camp : celui du clochard contre le flic, de l'ouvrier contre le patron, du pauvre contre le 'richard', de la liberté contre le totalitarisme politique ou économique, de l'humain contre les cadences, de l'intelligence contre la bêtise. Et il est resté fidèle à ses choix, tout au long de sa v ie. 
Il n'a pas accepté la "chasse aux sorcières", menée par le sénateur Mac Carthy et le chef de la CIa, Edgar Hoover contre le"communisme". Il a préféré, lui l'artiste de renommée mondiale, devenir "L'Emigrant", en Grande-Bretagne, en 1948.
Tous ses films sont, de nos jours encore, d'une grande actualité. Leurs titres éclairent le chemin parcouru dans la permanence des combats d'hier et d'aujourd'hui. 
"La ruée vers l'or" ne se pratique plus de la même façon, au début du siècle dernier et maintenant. Il n'est plus question de pépites, mais de titres en Bourse. La course au profit n'en est pas moins brutale et âpre. Les aventuriers de l'Ouest se sont mués en patrons des 'Quarante Valeurs' et s'habillent chez Armani.
"Les temps modernes" n'ont guère évolué depuis 1936, sinon en pire. Aux  cadences du taylorisme, se sont ajoutés le stress au travail, la solidarité ouvrière déchirée avec l'isolement tragique du salarié.
Encore accentuée, "Une vie de chien" pour "L'émigrant".  
"Les feux de la rampe" et "Les lumières de la ville" n'éclairent plus, en 2007,  que les 'Matuvus'  qui nous gouvernent, cramponnés au haut de l'échelle sociale :  les hommes de  pouvoir, les 'nouveaux philosophes',  ceux qui fabriquent l'information, qui intoxiquent  "L'opinion publique". 
Il nous faudrait, en ce début de XXIème siècle,  un "Monsieur Verdoux" qui dénonce l'hypocrisie de notre époque, son cynisme, sa férocité. 
Et pour décrire l'autoritarisme ambiant, le nouveau totalitarisme qui nous menace, un film comme "Le dictateur", serait salutaire. Un tel chef d'oeuvre serait utile pour contrer, pendant qu'il en est encore temps, le pouvoir personnel d'un homme, aux ordres des puissances d'argent,  démagogue et autoritaire, qui veut nous imposer un véritable recul de civilisation, simplement "parce qu'il a été élu pour ça" par une majorité électorale. 
Comme Hitler...

Malheureusement Charlot n'est plus. 
Pourtant, nous pourrions écrire, s'inspirant de la chanson :
"Il est mort, l'ami Chaplin, mais son nom reste vivant !"

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