Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Depuis des semaines, les médias et nombre de personnalités politiques, dénoncent avec vigueur Nicolas Sarkozy. On pourrait s'en féliciter. On s'étonne cependant que les critiques virulentes émises à l'encontre du président de la République proviennent de gens qui se classent dans sa mouvance et dans la majorité de droite qui l'a élu. A y regarder de plus près, on constate que les propos critiques tenus condamnent son comportement de "nouveau riche",  qui paraît incontrôlable, son attitude de défit permanent, la hâte fébrile qui caractérise les prises de position présidentielles. 
C'est vrai : Sarkozy semble propulser, jour après jour,  des idées  qu'on pourrait juger provocatrices vis-à-vis de l'opinion, y compris envers ses propres électeurs. Certaines de ses iniatives  conduisent à une levée de boucliers de la part de secteurs professionnels, par exemple ceux  des avocats, des juges et des juristes, qui mettent en doute le bien-fondé de ses entreprises. Tant mieux.
Mais il faut être clair :  ce n'est pas la politique 'sociale' de la droite, qui fait problème. 
Sarkozy peut retarder l'âge de départ à la retraite, réduire comme une peau de chagrin le droit de grève, mettre en cause les garanties collectives des salariés, refuser à ceux-ci des salaires décents, piétiner le Code du travail, sans que ces mesures suscitent, parmi ses détracteurs médiatiques, la  moindre opposition. 
Le dernier sondage, certes émanant de l'IFOP de Laurence Parisot, accentue encore la perte d'audience de Nicolas Sarkozy, avec 36% d'opinions favorables. Mais en même temps, ce même sondage conforte comme jamais le score du Premier ministre : François Fillon est crédité de 57%, en très nette hausse. Et les médias d'en conclure que ce n'est pas la politique du Président qui est contestée, mais seulement sa personnalité.
Alors, on peut se poser la question : les forces économiques, qui ont ont choisi et lancé dans l'arêne Nicolas Sarkozy, ne craignent-elles pas que l'attitude intempestive de celui-ci desserve la politique qu'il doit mener, la rende plus délicate à appliquer. 
Certes, changer de monture en plein gué, ne semble guère possible. Il n' y a pas, aujourd'hui, de 'clone' du Président, à mettre sur le marché pour pousuivre sa politique, sans faire trop de vagues.

Donc, attention ! Le rôle d'une opposition politique conséquente n'est pas de s'inserer dans le schéma que peuvent élaborer les patrons. Elle doit, avant tout, lutter contre l'orientation économique et sociale commune de la bourgeoisie, contre son plan de contre-révolution sociale, découlant de sa stratégie d'intégration européenne. 
La vraie gauche doit faire échec au  défi lancé par le gouvernement, soutenu  par un majorité de députés et de sénateurs, y compris socialistes, contre la souveraineté populaire.
Le problème n'est pas de choisir entre les hommes du capital  mais à combattre sa politique. 
La vraie gauche ne doit pas se tromper de combat.
  

Tag(s) : #Politique
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :