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Après la chute du Mur et l'effondrement de l'Union soviétique, les "élites" mondiales esquissaient un pas de danse du scalp autour de la "dépouille" du communisme. 
Les grands esprits dissertaient sur la fin des "idéologies". 
La grande peur occasionnée par la Révolution d'Octobre, la vue du Drapeau rouge flottant sur un sixième du globe, la victoire de Stalingrad et l'avancée jusqu'à Berlin de l'armée soviétique, n'étaient plus qu'un mauvais souvenir. "On" allait, avec la fin du siècle, pouvoir enfin se retrouver "entre soi". La loi du marché et de la concurrence libre et non faussée allait régner enfin sur le monde entier...ou presque. 
Certes, une petite île caraïbe de rien du tout (dix millions d'habitants, vous pensez ! Et à 100 kms des Etats-Unis !), privée du soutien de l'URSS, Cuba et le régime de Fidel Castro, allaient s'effondrer , c'était sûr. 
Demeurait la Chine qui se revendiquait toujours du communisme. Elle n'avait pas encore atteint, en 1990, son développement actuel. Elle constituait alors un marché gigantesque pour le commerce occidental. Et son entrée à l'OMC contraindrait, pensait-on, son économie à s'ouvrir au capitalisme...
En Europe, divers Partis communistes, dont le PCF, inquiets de l'évolution du monde, évoluaient vers la "mutation", cherchant à donner des gages de rupture avec leur passé internationaliste Ils se joignaient au concert d'imprécations vis-à-vis de l'ex-grand frère soviétique. Croyant regagner une audience en déclin par un alignement sur l'idéologie dominante, les dirigeants du Parti communistes français brûlent avec la même conviction du dévôt, ce qu'ils avaient adoré hier.
On sait à quel point de décrépitude, cette attitude l'a mené.
Contrairement aux idées reçues, l'avenir radieux du Capital n'émerge pas à l'horizon.

Cuba, dans une situation tragique, isolée par un blocus implacable, fait face. 
Seule pendant une décennie, l'île rebelle est rejointe dans son combat pour l'indépendance et le socialisme par d'autres pays d'Amérique latine. Le Venezuela, d'Hugo Chavez, la Bolivie d'Evo Morales, l'Equateur de Rafael Correa, se libèrent du joug étatsunien et de l'emprise des multinationales. Ils s'unissent avec Cuba dans le combat contre l'impérialisme. Ils tissent de nouvelles prespectives de développement sur le plan des échanges économiques et sociaux.

Les Etats-Unis,empêtrés en Afghanistan et en Irak, ne sont plus à même de pouvoir jouer du "gros bâton" dans leur "arrière-cour". A l'autre bout du monde, la Chine communiste est en passe de devenir la troisième puissance mondiale. Sa population sort, année après année, de la misère et du sous-développement. Il faut compter avec elle sur le pan mondial.
A l'inverse, les Etats occidentaux, les USA comme l'Union uropéenne, traversent une crise grave. La récession guette. Leurs peuples sont sacrifiés aux intérêts privés menacés. L'idée traverse notre planète que le capitalisme a fait son temps, qu'il est urgent de changer de société gagne les esprits.
En France, malheureusement, le PCF s'aveugle dans une stratégie du renoncement. Il se pose la question : faut-il saborder l'idée du communisme et changer de nom ? Ses dirigeants tentent de se retrancher dans les municipalités, qu'ils nomment "lieux de pouvoir".

C'est alors qu'en Europe, au sein même de l'Union européenne, dans une île de la Méditerrannée, à Chypre, le peuple vient de voter majoritairement pour le candidat de l'AKEL, le Parti communiste chypriote. 
Chypre a maintenant un président communiste !
L'élection de Dimitris Christofias démontre que le mot "communiste", non seulement ne fait plus peur, mais qu'il rassemble un peuple.
Une leçon pour le Parti communiste français.
Un espoir pour tous ceux qui agissent pour une autre société.
 

"Le communisme, une idée neuve pour l'Europe !"

Tag(s) : #Internationalisme
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