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La "découverte", par les services officiels allemands, d'une évasion généralisée de capitaux vers le Liechtenstein, une principauté située dans une vallée alpine, de 24 kms de long, entre la Suisse et l'Autriche, pose publiquement l'existence de "paradis fiscaux". Il s'agit de teritoires,  dûment répertoriés, où des conditions plus que  favorables aux capitaux, permettant à des particuliers soucieux de camoufler leur fortune et de payer beaucoup moins d'impôts que dans leur pays d'origine. Mais limiter le rôle de ces "paradis" à la satisfaction d'intérêt individuels, réduit la fonction essentielle qui est dévolue à ces "zones de non-droit international". Celles-ci concentrent l'ensemble des sociétés transnationales, financières en particulier, qui y trouvent un refuge discret. C'est le cas du Liechtenstein, mais aussi d'Andorre, de Monaco, des îles anglo-normandes, de Gibraltar, sans parler du Luxembourg et de la Suisse, où le secret bancaire bien gardé, pour ne parler que de l'Europe. 
Ces paradis fiscaux, "comme ceux de la zone Caraïbe ( Bahamas, Iles Vierges...),  sont au coeur de la finance internationale", note Le Monde du 27 février. 
Le quotidien ajoute : 
"La moitié des transactions bancaires mondiales passent par ces Etats". 
Et de citer un ouvrage qui leur est consacré
:
"
Les rayer juridiquement de la carte du monde ne prendrait pas plus d'une ligne. Il suffirait que les marchés financiers importants inscrivent dans leur loi que toute transaction en provenance ou à destination de ces territoires est illégale".

On le voit : rien de plus facile à faire. Mais, chacun le sait, aucune mesure n'est prise à l'encontre de ces pseudo-Etats. Or, ce ne sont pas les obstacles juridiques ou les barrières diplomatiques qui créent problème.  L'un des deux 'princes' qui ont autorité sur Andorre se nomme Nicolas Sarkozy. Jersey et Guernesey sont partie intégrante du Royaume Uni. Qui croit  que la principauté de Monaco peut se doter d'une politique fiscale qui n'aurait pas l'agrément de la France ? 
De toutes façons, l'Union européenne, les Etats-Unis n'observent pas, vis-à-vis de la souveraineté des Etats, une déférence telle, que cette attitude les priveraient d'intervenir quand bon leur semble. Le blocus de Cuba depuis plus de quarante ans, les interventions armées US dans l'île de Grenade, pour rester en mer Caraïbe, montrent les limites du respect de l'indépendance des nations. Quand un contingent de Marines débarque sur un territoire étranger, c'est pour lui imposer la loi du marché. Les USA privilégient le mouvement de troupes aux mouvements de capitaux.
En clair, les "paradis fiscaux" sont INDISPENSABLES à l'économie capitaliste mondiale. Ils permettent de brouiller les pistes, d'obscurcir à dessein toutes les opérations illégales menées par l'impérialisme. 
Ainsi, les transferts de fonds de banque à banque demeurent opaques. Ils peuvent servir aussi bien les trafics mafieux, permettre le versement illicite de "pots-de-vin" de service officiel à entreprise, alimenter des subventions occultes dans le cadre de "révolutions colorées" à l'est de l'Europe. 
C'est la stratégie du secret bancaire du Capital.
Selon le Larousse, le "paradis", c'est "le lieu de délices où Dieu plaça le premier homme".
Le "paradis fiscal",serait plutôt "le lieu de délices où le Veau d'Or plaça la première somme" !
Espérons que ceux qui y ont recours ne l'emporteront pas ... "au paradis
"
!

Tag(s) : #Social
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