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                          "LA RESISTANCE COMMUNISTE ALLEMANDE"
                                              1933-1945

Tel est le titre de cet ouvrage, écrit par T. DERBENT, et publié aux Editions Aden, à Bruxelles.
L'auteur explique, dans sa quatrième page de couverture, les raisons qui l'ont poussé à écrire ce livre:
"Selon l'histoire officielle, la résistance allemande au nazisme fut le fait de quelques humanistes isolés, comme les étudiants de  la 'Rose blanche' et des officiers qui tentèrent de tuer Hitler le 20 juillet 1944. La résistance communiste est tenue pour inexistante. Et pourtant...
Des saboteurs qui envoient par le fond des dizaines de navires, des propagandistes qui publient et diffusent la presse clandestine du premier au dernier jour du IIIème  Reich, des guerilleros qui résistent victorieusement aux détachements SS, des taupes qui informent quotidiennement l'Armée rouge des plans de bataille hitlériens, des ouvriers qui envoient au rebus la production de toute une année d'une étude aéronautique...Dans les usines, les prisons, les maquis, la résistance antinazie des communistes allemands a été menée dans des difficultés inconcevables et au prix de sacrifices inouïs. Cette lutte constitue une page de gloire,mais aussi une expérience précieuse - ce qui permet d'expliquer les misérables mensonges de l'histoire occidentale à son sujet
".

Mais commençons par le commencement.
Nous sommes dans les toutes dernières années qui précèdent l'accession d'Adolf Hitler au pouvoir.
Le  Parti communiste allemand, le KPD,  mène une lutte acharnée, y compris physique, contre les nazis. Ceux-ci provoquent les violences : les provocations armées des SA sont quotidiennes. Le sang ouvrier coule dans les quartiers populaires où fait face la Ligue de combat contre le fascisme, organisation de défense du KPD. L'orientation de ce parti, "classe contre classe" et "la lutte sur deux fronts", donne lieu à contreverse. Sa position hostile aux sociaux-démocrates lui est souvent reprochée. Il faut se souvenir cependant que l'assassinat, en 1919,  de Karl Liebknecht et de Rosa Luxembourg par le gouvernement du socailiste Noske,  date de moins de dix ans. Et à la fin des années 20, les autorités régionales sociales-démocrates font tirer sur les manifestants communistes.C'est le cas à Berlin, le 1er mai 1929, où la police du préfet socialiste fait feu sur le défilé. 33 militants du KPD sont tués. L'année suivante, le SPD vote l'article 48 de la Constitution qui allait permettre aux nazis d'obtenir les pleins pouvoirs en 1933. 
En 1932, la socialzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee-démocratie fait voter pour le maréchal Hindenburg qui, quelques mois plus tard, appellera Hitler à la chancellerie !
Désigné le 30 janvier, celui-ci met le KPD hors-la-loi, en février. 10.000 communistes sont arrêtés, dont les principaux membres du Comité central et les deux tiers des cadres moyens, dans la nuit du 27 au 28 février. 
Dès avril, les premiers camps de concentration sont installés par les SS.
Pourtant, le  KPD poursuit le combat. En un mois de batailles de rue, on compte 29 morts communistes, 14 nazis, 8 socialistes. Une grève générale  est décidée au lendemain de l'incendie du Reichstag, à laquelle le SPD refuse de participer. 
Mais la lutte est inégale. le Parti se prépare à la clandestinité.
Ainsi commence une longue résistance qui va durer treize ans .
Dès novembre 33, on dénombre 60.000 communistes arrêtés. 2000 sont assassinés.
L'auteur du livre révèle les actions multiples, diversifiées des communistes allemands, réprimées dans le sang et toujours recommencées. Une organisation clandestine se met en place. Le temps d'effectuer des actions de propagande, de distribuer des tracts, de s'implanter dans une ville, dans une usine, de saboter la production et le groupe est décimé, ses militants arrêtés, torturés, déportés. Nombreux seront ceux qui seront décapités. Dans les mois qui suivent, un autre groupe prend la relève. Encore des distributions des journaux interdits, à nouveau des sabotages et cela dure des semaines, un mois, et c'est sa chute. Une nouvelle organisation est mise en place... 
L'auteur explore tous les champs d'activité du KPD clandestin :
de la propagande au sabotage industriel et militaire en Allemagne, à l'engagement au sein des Brigades internationales en Espagne,  jusqu'à l'action menée parmi l'armée allemande dans les territoires occupés. La présence des militants du KPD est particulièrement active, sur le plan politique parmi les soldats de la Whermacht et de la Kriegmarine. Elle l'est également dans le domaine militaire et celui du renseignement en lien avec la Résistance, avec le PCF clandestin en France, en Belgique, à l'Est de l'Europe, derrière le front russe aux côtés des partisans soviétiques.
Le livre explore tous les aspects de l'immense travail accompli au prix de pertes énormes par les communistes allemands, de 1933  jusqu'à la guerre, en 1939, puis au cours de celle-ci. 
La victoire, en 1945, va permettre aux militants  survivants de constituer les cadres de la nouvelle RDA.

L'ouvrage de Derbent doit permettre, par les informations précises qu'il fournit aux lecteurs, de faire justice des mensonges répandus, depuis soixante ans, par l'histoire officielle occidentale sur l'activité des communistes allemands contre Hitler et le régime nazi. 
Le silence, les mensonges répandus à ce sujet font partie de l'offensive idéologique menée par l'impérialisme pour dénaturer le communisme.
Un bon conseil : procurez-vous ce petit livre, une centaine de pages, qui rétablit la vérité sur un passé méconnu.

LA RESISTANCE COMMUNISTE ALLEMANDE
1933-1945
de T. Derbent
Editions Aden
10 euros en vente à la FNAC- Forum

Tag(s) : #Internationalisme
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