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Dans les villes de plus de 30.000 habitants, le vote aux élections municipales sera essentiellement politique. Les sondages opérés localement annoncent une victoire des listes de "gauche", à partir d'une réaction de rejet vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Les sondages ne "font" cependant pas pas les élections. Et l'appréciation du travail de l'équipe sortante intervient concurremment au positionnement politique national. 
Pourtant l'élément nouveau porte sur la diversité des alliances, le nombre de listes 'dissidentes', "l'ouverture" des listes à des candidats de l'autre bord. Quel sera la réaction de l'électeur lorsqu'il aura à choisir entre les candidats d'un même parti se trouvant en concurrence dans deux équipes opposées?
Ce qui nous importe ici, c'est l'attidude des électeurs qui veulent se servir du scrutin pour faire connaître leur colère, leurs attentes de changement, leur volonté de condamner l'action du pouvoir sur le plan économique et social et qui se prononcent contre la construction européenne.
Ils peuvent être confrontés à des listes dites de "gauche plurielle" (PCF-PS essentiellement, ainsi à Paris, à Marseille, à Lille et dans beaucoup d'autres villes), soit à une alliance de "gauche élargie au Modem", comme à Grenoble ou à Dijon. Face à elles, se sont constituées des ententes variables, PCF, communistes opposants, et selon les cas, avec Lutte ouvrière, la LCR, le Parti des Travailleurs. C'est le cas à Béziers, à Dijon, à Chartres...En Seine-Saint-Denis, la voracité socialiste de s'emparer de municipalités communistes a conduit les maires sortants à s'allier avec des groupes situés "à la gauche de la gauche". Ainsi à Aubervilliers, la liste du maire sortant comprend des membres de la Gauche communiste, tendance interne au PCF, et des représentants du Parti des travailleurs. Ailleurs encore, face à des listes de "gauche plurielle", conduites le plus souvent par des socialistes (et aussi par des communistes), sont présentes des équipes LCR ou LO, ou PT. 
Comment s'y retrouver ? Comment exprimer clairement son choix lorsqu'on a pour perspective l'édification d'une autre société, quand on veut mener une action conséquente contre le Capital ? 
Des amis, des camarades, vont privilégier leur volonté d'infliger une défaite au pouvoir en place, un désaveu populaire à Sarkozy. 
Faut-il encore que leur vote signifie une condamnation nette de la politiquede régression sociale et démocratique imposée par l'Union européenne. Or, sur le fond, UMP et PS partagent la même conception libérale de l'économie. Ces deux partis sont d'accord pour imposer à notre pays les oukases de Bruxelles, "la loi du marché et de la concurrence libre et non faussée". Ensemble, leurs élus ont bafoué la démocratie en refusant au peuple de France le droit souverain de décider librement de son avenir en refusant la voie du référendum constitutionnel.
Ce qui sépare droite et socialistes, c'est leur concurrence pour le pouvoir.
Certes, sur les questions de société - qui ne remettent pas en cause la domination capitaliste - des divergences existent. Sur la méthode de gouverner, les socialistes sont plus "soft". Sur les promesses, ils n'ont pas leurs pareils !
Avant de voter, dimanche prochain, il faut avoir ces réalités en tête.
Malheureusement, il n'y a pas, actuellement, de force politique organisée anticapitaliste et conséquente dans ses choix, qui représente une véritable alternative. Chacun de nous va se trouver face à l'isoloir, dans  une situation particulière et, souvent, peu satisfaisante. 
Essayons de faire un choix qui réponde le mieux à nos convictions
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Tag(s) : #Politique
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