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Dans une "démocratie", telle qu'on la pratique  dans le monde occidental, il y a une "majorité" et une "opposition", issues d'élections. C'est le cas en France. Le combat politique consiste pour la majorité à se faire réélire, pour l'opposition à y accéder. C'est ce qu'on appelle "l'alternance". Hors ces deux forces, peut subsister quelques petits partis qui, soit renforcent l'un des deux pôles, soit à se situent aux extrêmes, et sont exclus du jeu. 
L'objectf commun des partis, dits "de gouvernement", qui se disputent le pouvoir, vise à bipolariser l'opinion, condamnée à choisir uniquement l'un des deux camps. Aussi faut-il, que face aux électeurs, ceux-ci apparaissent défendre des positions antagonistes. C'est pourquoi se disputent la "gauche" et la droite. Tout le jeu politique réside à donner cette illusion. Des joutes oratoires, des querelles secondes, participent au spectacle. Certes, sur des sujets essentiels, le consensus est de rigueur. L'Union européenne comme l'économie de marché font partie du fonds de commerce commun.
Ceci constitue la partie visible de l'iceberg, l'aspect public du spectacle.
Nous sommes comme ces bambins qui vibrent aux bastonnades entre Guignol et le gendarme : nous ne voyons guére l'artiste caché qui agite les deux marionnettes !
Mais comment s'opère le consensus entre "gauche", le Parti socialiste, et "droite", l'UMP ?
Comment leurs idées deviennent-t-elles communes ?
Parmi les éléments qui fabriquent des polititiens robots, il faut compter avec les Fondations - nous avons citer hier la Fondation Saint-Simon - les Groupes et les clubs dits "de réflexion", appelé dans la langue de l'Ocle Sam,  "think tank".
Ces "think tank", certaines sont 'françaises', d'autres mondiales. Nombre de personnalités  des Affaires, de la politique et des médias, adhérent aux unes et aux autres.
Elles réunissent donc les "maïtres du jeu", les leaders des partis de "gauche" comme de "droite", et ceux qui "font" l'opinion.
"Le Siècle" est l'un de ces lieux où se retrouvent les vedettes de la vie publique - et surtout privée -de notre pays.
Consultons la liste de ses membres qui se retrouvent une fois par mois, dans un dîner, pour "échanger" leurs vues, leurs objectifs en matière politique et économique, au niveau de la France, de l'Europe, et pourquoi pas du globe?
Et qui ne serait pas ravi de se retrouver avec "l'élite", autour de la même table,  pour deviser des grands problèmes avec  un banquier connu, un chef d'entreprise du CAC 40, une notoriété de la presse et des médias ? Cela  flatte son égo, surtout pour un dirigeant socialiste d'origine modeste.
Ainsi sont membres ou ont fait partie  du "Siècle", Martine Aubry, Lionel Jospin, Hubert Védrine, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Elisabeth Guigou, sans oublier Bernard Kouchner, aux côtés de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé, Rachida Dati, Jean-Pierre Raffarin, et aussi de Nicole Notat. Ils se retrouvent à disserter entre le caviar et le homard, avec les grands noms de la Finance, Ernest-Antoine Seillière, Michel Pebereau, de la BNP-Paribas, Gérard Worms et Edouard de Rothschild, de la banque du même nom, Jean-Claude Trichet, de la BCE, Claude Bébéar ex-patron d'Axa, Louis Gallois, le patron d'EADS, Renaud Denoix de Saint-Marc, du Conseil Constitutionnel. Le plaisir de se trouver en médiatique compagnie avec Franz-Olivier Giesbert, Jean-Marie Colombani, Claude Imbert, David Pujadas, Serge July et Laurent Joffrin, ajoute au dîner un air de connivence. On échange des propos, des adresses; on prend rendez-vous. Il n'y a plus de barrière, plus de droite, plus de gauche; tous les convives s'assemblent autour d'un bon plat.
Ainsi se fait la politique, la vraie, la grande, en "démocratie" ...   

Tag(s) : #Politique
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