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La campagne menée par l'impérialisme, à travers ses médias, contre la "terrreur chinoise" au Tibet, et au-delà, contre la Chine populaire, se poursuit. La présence occidentale aux Jeux Olympiques est dénoncée avec violence. Nous avons déjà écrit deux articles sur la question sur notre blog :"Sur le Toit du Monde" et "Tout le monde sur le Toit".
Aussi, ce nouveau texte sera consacré à mes réflèxions personnelles sur le bilan que je tire - dans la limite de mes connaissances - de l'expérience chinoise.

Premier élément : la Révolution chinoise, à l'origine, est d'abord une révolution de "libération nationale", dans un pays soumis jusqu'alors à la domination étrangère, occidentale, d'abord, japonaise, ensuite. Certes, c'est le Parti Communiste Chinois qui, dès les années 20 ,a pris la tête de cette lutte. Et celle-ci a donc pris un caractère de classe. La Chine était alors une nation arriérée, massivement paysanne, avec une classe ouvrière très combative, concentrée dans les villes.
Deuxième élément : la Chine ne possède qu'une superficie réduite de terres arables,  7% de son vaste territoire, je crois, susceptible de produire des denrées agricoles. Ce qui explique les anciennes famines, dévoreuses de millions et de millions de Chinois. Il faut noter que ces famines ont été totalement éliminées, avec, selon des statistiques occidentales, l'acquisition, durant les années 1995-2005, de la suffisance alimentaire pour l'ensemble de la population.
Troisième élément
: l'histoire millénaire de la Chine associe un pouvoir central  - celui de l'Empereur - et la puissance des pouvoirs provinciaux - celle des seigneurs de la guerre - . Cette dualité s'explique par l'immensité du territoire et les longues distances qui séparent la capitale aux cités lointaines de province.
Cette "tradition" n'a-t-elle pas conduit le PCC a affermir son autorité pour assurer une direction politique homogène sur l'ensemble du pays. Y-t-il complètement réussi ? La politique décidée à Pékin est-elle toujours rapidement appliquée dans les zones les plus reculées, quand celle-ci "dérange" les habitudes locales ?
Quelques chiffres :
La population  urbaine de la Chine est évaluée à 400 millons d'habitants, près du tiers des Chinois. Les villes tentaculaires se développent dans l'ensemble du pays. Hors de Pékin (16 millions d'habitants), de Shanghai, (18 millions), des capitales de province, dont j'ignorais jusqu'à l'existence,  comme Nanjing, Nanning, Fuzhou, Changsha, ont une population supérieure à  cinq à six millions. Ce ne sont là que quelques exemples.
La Chine, en 2025, devrait compter 221 villes de plus d'un million d'habitants...
Ce ne sont tout de même pas que des apparachiks qui peuplent ces cités nouvelles !

Les progrès réalisés.
Ceci étant dit, examinons l'évolution de la situation  sociale et culturelle des Chinois depuis une quinzaine d'années. Avec un PIB en augmentation annuelle de l'ordre de 10%, toutes les statistiques d'origine occidentale, décrivent un pays en pleine et rapide mutation.
Revenons aux statistiques : plus de 300 millions de Chinois ont acquis un niveau de vie équivalent à la moyenne européenne. En vingt ans, 160 millions sont sortis de la pauvreté.
Et l'autosuffisance alimentaire pour tous dont nous avons parlé.
Les documentaires, réalisés par notre télé, sur la Chine, donnent tous une idée de gigantisme.
Ces chifffres sont à considérer. Un régime qui a pour objectif la satisfaction des besoins de la population, et qui a déjà obtenu de tels résultats, ne peut être conidéré comme "capitaliste".

Le prix de cette mutation accélérée.
En opposition à ces résultats, on objecte que les moyens mis en oeuvre pour y parvenir relèvent du "capitalisme pur et dur". L'exploitation des masses chinoises serait telle que l'explosion sociale menace. Et de citer, d'après les officiels chinois eux-mêmes, des milliers de manifestations d'ouvriers en colère, de paysans dépossédés de leur terre, d'incidents violents qui opposent la population aux autorités ou aux patrons.
Un tel boulversement entraine obligatoirement des situations de conflit, des répressions stupides, des mesures inadaptées, des retards inquiétants, des abus d'autorité.
Pourrait-il en être autrement ?
Il n'y avait pas, nous disait-on alors,  de conflits en Union soviétique.
Le socialisme s'y édifiait de façon harmonieuse.
Il n'en reste pas moins que le peuple n'a guère défendu, en 1991, le "socialisme" contre les contre-révolutionnaires, Eltsine et compagnie, qui l'ont décrèté "hors-la-loi". 
La Chine,  elle, n'en est pas au "socialisme'. Ses dirigeant comptent en décénnies le temps nécessaire à son édification.

A quel stade se situe donc alors la République Populaire de Chine ?
Nous tenterons de donner notre point de vue sur cette question, demain sur notre blog.

Tag(s) : #international

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