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La première fois, Nicolas Sarkozy a divorcé pour se remarier avec Cécilia.
La seconde fois, il a divorcé pour épouser Carla.
Le troisième divorce a  lieu entre le Président et l'opinion publique.
Plusieurs sondages attestent le "désamour" des Français pour Nicolas.
Et cette fois "c'est du sérieux".
Les commentateurs, médias et politiques,  s'interrogent gravement, tels les médecins de Molière, sur les raisons et la profondeur du mal. "La foi, vous dis-je", proclament les premiers. "Le coeur n'y est plus" constatent les seconds.
Pourtant, Sarkozy a pris et prend toujours des "mesures courageuses" : il a purgé tant qu'il a pu le revenu des pauvres. Il a usé de sangsues, nombreuses et gourmandes,  qui ont tiré le plus d'argent possible de ceux qui n'en avait guère.
Rien n'y a fait.
"C'est une question d'humeur", ont conclu nos praticiens, s'exprimant dans la langue du chanoine d'honneur de Saint-Jean de Latran.
Quels remèdes apporter avant que la maladie n'emporte le malade ?
La cour est unanime : continuer le même régime ! Il faut poursuivre la réforme. Ou bien le patient en crèvera, ou, s'il s'en remet, c'est que la potion est magique. Or, la magie, nous assure le Larousse, "c'est l'art prétendu de produire des effets contraires aux lois naturelles, au moyen de pratiques bizarres".
N'en nous sommes pas là avec la politique "cacquarantaine" de Nicolas Sarkozy ?
Prendre aux pauvres pour donner aux riches, n'est-ce pas "un effet contraire aux lois naturelles" ?
Mais le plus grave, c'est que la maladie ne touche pas que la France, et seulement le "côté droit". Le "côté gauche" est au moins aussi atteint.
Regardez l'Italie et Rome, la Grande-Bretagne et Londres. Les patients d'outre-manche et ultramontains se séparent également de leurs docteurs émérites pour se jeter aussi vite dans les bras d'autres experts en médecine dure.
Comme les praticiens, d'un bord comme de l'autre, ont été formés dans les mêmes facultés, ont appris dans les mêmes livres sacrés, ils imposent les mêmes ordonnances, la diète aux malades atteints d'anorexie, des saignées aux grabataires et la purge quotidienne aux bébés comme aux pépés. Seule différence entre les augustes docteurs : la couleur de leur livrée. Pour les uns, elle est bleue. Pour les autres, elle est rose.
Si la promotion "bleue" de la faculté, en France, ne faisait plus recette, avec la promotion "rose", la relève est prête avec ses sangsues et ses lancettes.
Nos malades pourront changer de médecins, ils retrouveront les mêmes médecines.
Telle est du moins l'espérance de nos "diafoirus" modernes.

Tag(s) : #Politique
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