Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le baron Ernest-Antoine Seillière, chef de la famille de Wendel, effectue donc la mutation de son entreprise : d'industrielle, elle devient financière.
En 2003, il préside le holding Wendel-Investissement. Cette société achète et vend des entreprises, prend des participations dans d'autres. Puis il les cède avec une confortable plus-value. Ainsi, Wendel-Investissement acquiert une large participation dans Legrand, l'un des leaders du matériel élecrique, et en 2004, rachéte Editis à Lagardère pour 600 millions d'euros.
Editis est le numéro deux
 de l'édition. Il regroupe, entre autres, La Découverte, les Presses de la Cité, Belfond, Plon, Bordas, Perrin, Le Robert...Cette opération trouve sa raison d'être en 2008. Cette année donc, Seillière revend Editis à la société espagnole Planeta. Wendel empoche, à cette occasion, une plus-value de 324 millions d'euros, que se partagent 14 dirigeants, le baron s'en réservant personnellement 79 millions !
La répartition de cette mâne spéculative a provoqué des remous. La propre cousine de Seillière, Sophie Levine Boegner, administratrice de la société crie au scandale et demande réparation. La réponse du patron de Wendel vaut le détour:
"Ma seule passion, depuis trente-deux ans, est la réussite de de Wendel, au service de sa famille et des actionnaires !".
On mesure là combien l'intérêt général est pris en compte par les capitalistes. Beaucoup n'ont plus en  vue la production de richesses, mais leur propre enrichissement. La spéculation est devenue l'essentiel de leur activité.
C'est sans doute la raison de l'accession d'Ernest-Antoine Seillière à la tête du CNPF, succédant à Jean Gandois en 1997, poste qu'il occupera jusqu'en 2005 - le Medef s'étant substitué entre temps au CNPF - remplacé alors par Laurence Parisot. S'il quitte la direction du syndicat patronal, c'est pour diriger l'UNICE, devenu depuis Business Europe.
Tout un programme.
Mais Seillière ne limite pas son activité à ces responsabilités patronales.
Faisant partie de "l'élite" française, européenne et mondiale,  il se devait, comme ses pairs, de faire partie du Groupe Bilderberg et de la société Le Siècle, où il retrouve dans ces clubs de milliardaires, les plus grands financiers, leurs hommes-liges de la politique et des médias.

Tel est le monde où nous vivons.
"Ils" appellent çà, la "démocratie" !

Tag(s) : #Lutte de Classe
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :